24 octobre : suivez en direct la journée de mobilisation dans toute la France
Sat, 24 Oct 2026 11:48:32 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalAprès le succès du 17 octobre, le gouvernement a choisi de répondre à la colère de la jeunesse et des classes populaires par une offensive autoritaire historique. Ce 24 octobre, une nouvelle journée de mobilisation a lieu pour défendre notre droit à manifester, contre la vie chère et pour faire tomber le gouvernement et son austérité. Suivez la journée en direct avec RP.

LE DIRECTCe qu'il faut savoir
Un air de Grand Refus
« Ceux qui font tourner le pays doivent décider » : meeting le 21 novembre à Paris avec Anasse Kazib
Près de 1000 interpellations à 20h
Malgré cette répression féroce, les manifestants sont descendus en nombre dans la rue. Une véritable démonstration de force face à l'autoritarisme du gouvernement.
L'extrême-droite organise des « contre-manifestations » dans plusieurs villes, des manifestants attaqués à Nice et Tours
A Lyon, des militants d'extrême-droite ont organisé un contre-défilé, sur fond de saluts nazis et de slogans nationalistes prenant garde de rester à distance de la manifestation. A Toulouse, des militants cagoulés, se revendiquant de « l'ultradroite », se sont postés à proximité du cortège.
A Tours, l'extrême-droite s'en en prise physiquement à des manifestants isolés, en marge des cortèges. Même chose à Rouen où des militants d'extrême-droite ont attaqué des manifestants, avant d'être repoussés et de devoir se réfugier derrière les lignes de CRS.
A Nice, selon la préfecture, c'est une cinquantaine de militants d'extrême-droite cagoulés ont attaqué des manifestants en fin de manifestation. Trois personnes auraient ainsi été blessées, tandis que 11 militants « d'ultradroite » d'entre ont été interpellés.
Alors que les manifestants dénoncent la vie chère, l'austérité, le manque de moyens dans les services publics, la répression et l'autoritarisme du gouvernement, l'extrême-droite montre une fois de plus dans quel camp elle se trouve : contre le mouvement social, aux côtés du gouvernement et de la police.
Depuis maintenant plus de dix jours, un véritable soulèvement secoue Tirana et les principales villes du pays. Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue, tandis que les forces de l'ordre multiplient les violences contre les manifestants. La France a d'ailleurs participé à la formation des forces de répression albanaises, depuis 2008, exportant depuis des décennies son savoir-faire en matière de répression aux quatre coins du monde.
Deux manifestants gravement blessés
A Clermont-Ferrand, selon une vidéo relayée par l'Insoumission, un autre jeune a lui aussi été mutilé par une grenade lancée par la police à Clermont-Ferrand et a perdu deux doigts. D'après la presse locale, deux autres manifestants clermontois ont eux aussi été blessés.
L'impressionnant dispositif déployé ce samedi compte bien poursuivre les mutilations pour terroriser les manifestants et les lycéens. Face à un mouvement qui lutte contre la vie chère et l'austérité, le gouvernement répond une nouvelle fois par une répression brutale.
Plus de 800 000 manifestants dans le pays selon la CGT
Le succès de la mobilisation du 24 octobre constitue un revers pour le gouvernement et sa brutale contre-offensive autoritaire. Cette démonstration de force collective ouvre la possibilité d'élargir encore la mobilisation, alors que plusieurs secteurs de manifestants appellent déjà à poursuivre le mouvement le 31 octobre.
Mobilisation massive ce 24 octobre : la rue inflige un nouvel échec à Macron et à son offensive autoritaire
Il faut que le mouvement ouvrier se fasse contaminer par la radicalité de la jeunesse
On veut faire passer un message : malgré l'autoritarisme, malgré les interdictions de manifester, malgré la police, la BRI, le RAID, l'armée, le GIGN, les tyrannosaures, etc., on ne nous empêchera pas de manifester. C'est la première chose. Mais maintenant, il faut aussi faire un saut dans le rapport de force.
Le Havre est une ville très ouvrière. C'est le détroit d'Ormuz de la classe ouvrière. Si les dockers, la plus grande raffinerie de France, la métallurgie, Safran, Sidel bloquent l'économie, cela peut donner confiance au reste de la classe ouvrière pour partir en grève générale. Ce serait un vrai saut dans le rapport de force, parce qu'on ne s'attaquerait pas seulement à Macron et à ses institutions mais aussi à sa base économique et au patronat. Il faut la grève générale.
Il y a une atmosphère tellement radicale dans le pays que certains syndicats se sont sentis obligés d'appeler à généraliser la grève le 5 novembre. Il faut les prendre au mot. Dès aujourd'hui, il faut construire cette grève par en bas. Il faut que le mouvement ouvrier se fasse contaminer par la radicalité de la jeunesse, par la radicalité de ces manifestations.
Donc on invite tout le monde, la jeunesse, les travailleurs, etc.., à réfléchir ensemble. À Toulouse, il y a eu une assemblée générale interprofessionnelle de 800 personnes, avec des étudiants, des lycéens, des travailleurs. Il faut reproduire partout ce modèle. C'est comme cela qu'on va préparer une grève qui ne se limite pas à des paroles en l'air, une grève effective qui s'organise autour de piquets de grève, de coordinations, d'assemblées générales. C'est comme cela que peut se construire une vraie grève générale et qu'il pourra y avoir reconduction après le 5. Il s'agit en tout cas de la perspective que nous voulons proposer.
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Ariane Anemoyannis depuis la manifestation parisienne
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« Des manifestations massives partout dans le pays »
Cette journée est déjà une immense défaite pour le gouvernement. Après une semaine d'intimidation autoritaire et sécuritaire, après les interdictions de manifestation, les changements de parcours, après les menaces de dissolution contre la gauche et l'extrême-gauche, les manifs sont massives partout dans le pays.
Ce mouvement ne va pas s'arrêter là, il faut organiser cette énergie pour préparer une grève générale qui paralyse le pays jusqu'à arracher nos revendications et dégager Macron. Les premières AGs interpros organisées cette semaine sont un énorme point d'appui en ce sens, il en faut partout !
« C'est déjà un échec pour le gouvernement »
Plus de 635 contrôles déjà effectués à Paris, 135 interpellations dans le pays
Le gouvernement fébrile, Paris barricadé
De l'autre côté de Paris, le gouvernement déploie des Centaures, des véhicules blindés de la Gendarmerie aux abords de l'Elysée et devant l'Assemblée nationale, déjà déployés à Bordeaux et à Marseille lors de la manifestation du 17 octobre la semaine dernière, afin de protéger les lieux symboliques du pouvoir.
Provocation : Laurent Nuñez réaffirme son soutien aux forces de répression
Des propos scandaleux alors que le bilan de répression qui s'abat depuis plusieurs semaines sur l'ensemble des personnes mobilisées, des lycéens aux étudiants en passant par les manifestants du 17 octobre, est sanglant : nombreuses mutilations, passages à tabac, gazages massifs des cortèges …
Premier revers pour l'offensive autoritaire : le tribunal de Limoges suspend l'interdiction de manifester
Une décision qui reflète le caractère profondément antidémocratique des mesures prises par l'État depuis une semaine pour stopper la mobilisation. Mais si la manœuvre de l'État a cette fois été retoquée par ses propres institutions, la situation souligne surtout la nécessité d'organiser un front le plus large possible pour faire face à la répression gouvernementale.
Interdiction de la manifestation de l'intersyndicale : réaction d'Anasse Kazib
« C'est un énorme scandale ! Le parcours imposé à la manifestation parisienne est une véritable provocation. La préfecture a décidé de reléguer les manifestants le long du périphérique, loin du cœur de Paris, de la porte d'Italie à la porte de Vincennes. Et voilà que le tribunal rejette le référé de l'intersyndicale, qui demandait le retour au parcours Bastille-Nation.
C'est quoi, la prochaine étape ? Nous envoyer manifester dans le bois de Vincennes, le long de l'A86 ou, tant qu'on y est, au milieu de la forêt de Fontainebleau ?!
Cette décision donne le sentiment d'une volonté de marginaliser et d'humilier l'intersyndicale. Je n'avais pas vu une telle situation depuis 2016 pendant la Loi Travail, lorsque le gouvernement de François Hollande avait imposé un parcours autour du bassin de l'Arsenal, à Paris.
Une fois de plus, c'est le signe d'un pouvoir en faillite, qui semble incapable de répondre politiquement à la contestation autrement qu'en cherchant à la contenir et à la tenir à distance.
Face à ce mépris, il est temps de passer à la vitesse supérieure et de construire la grève générale d'urgence ! Ça suffit ce spectacle depuis 10 ans avec le macronisme ! »
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Paris. La préfecture interdit le parcours de l'intersyndicale
Une nouvelle attaque grave contre le droit de manifester qui vise à éloigner les manifestants du centre de Paris et des lieux de pouvoir. Celle-ci s'inscrit dans la continuité des offensives autoritaires à travers le pays. Interdiction totale de manifester dans les Bouches-du-Rhône (partiellement suspendue par le tribunal depuis), interdiction de manifester dans le centre-ville de Montpellier, même chose pour Toulon, Rouen, Le Havre, Caen, Chambéry, Lille, Rennes … liste non exhaustive.
Offensive historique contre le droit de manifester : billet d'Anasse Kazib
« L'État est entrain de légitimer une offensive historique contre le droit de manifester, avec des interdictions massives dans tout le pays, la suspension des transports à Marseille ou Montpellier, et l'envoi de l'armée, du RAID ou du GIGN pour encadrer les cortèges qui se tiendront.
Macron se permet d'expliquer que seuls les syndicats sont autorisés à organiser des manifestations. C'est une attaque gravissime, de la part d'un Président faible et haï mais qui veut briser le mouvement en cours. Après le laboratoire du mouvement Palestine, qui a permis de banaliser les interdictions de manifester, le gouvernement veut marquer un nouveau saut répressif.
Il va falloir un front large de toutes celles et ceux qui comprennent l'opération en cours : organisations politiques, syndicales, ONG, associations... Les syndicats doivent dire haut et fort qu'ils refusent d'être utilisés comme caution de cette attaque autoritaire. Ce n'est pas à Macron de dicter qui peut sortir dans la rue.
Mais pour faire reculer cette offensive, la clé c'est de renforcer la mobilisation. Pour ça, il va falloir être nombreux dans la rue, mais il va surtout falloir organiser l'extension de la colère au mouvement ouvrier. Une grève générale politique pour arracher nos revendications et dégager le gouvernement, c'est ça dont on a besoin pour changer le rapport de forces et avancer dans la lutte contre ce système ! »
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