Limoges : le tribunal suspend l'interdiction de manifester, un premier revers pour l'offensive autoritaire
Sat, 24 Oct 2026 12:41:11 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLes deux arrêtés pris par le préfet de Haute-Vienne pour instaurer un couvre-feu et interdire les rassemblement ce weekend à Limoges ont finalement été suspendus par le tribunal administratif. Une première victoire contre l'offensive historique visant le droit de manifester.

Un premier revers pour le gouvernement : dans la nuit de vendredi à samedi, le tribunal administratif de Limoges a suspendu deux des arrêtés pris jeudi par le préfet de Haute-Vienne. La préfecture y annonçait la mise en place, dans le centre-ville, d'un couvre-feu entre 22 heures et 5 heures du matin et l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes pour ce weekend.
La décision de justice sonne comme une première victoire pour le mouvement social, alors que, depuis une semaine, le gouvernement instrumentalise à tour de bras l'incendie de la mairie de Limoges pour justifier une offensive historique contre le droit à manifester ce samedi 24 octobre. Dès jeudi, le Président de la République osait déclarer que « la recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. » A Paris, la préfecture a ainsi interdit, à la dernière minute, le trajet Bastille - Nation posé par l'intersyndicale, pour renvoyer les manifestants à l'autre bout de la ville. Une décision validée par le tribunal administratif de Paris.
La décision prise par le tribunal administratif de Limoges reflète le caractère brutalement antidémocratique des mesures mises en œuvre par l'Etat pour empêcher la mobilisation, qui se retrouve retoquée par ses propres institutions. Toutefois, la décision prise, à Paris, de valider les plans de la préfecture, montre que c'est avant tout la mobilisation la plus large possible qui est nécessaire pour faire face à un gouvernement radicalisé.
La macronie a montré qu'elle était prête à tout pour étouffer la mobilisation, n'hésitant pas à recourir à tout l'arsenal policier et judiciaire pour faire taire la colère qui a explosé dans la rue le week-end dernier. Face à cette offensive autoritaire, nous devons défendre les droits démocratiques, à commencer par le droit de manifester, et exiger l'abrogation de toutes les lois sécuritaires qui normalisent les lois sécuritaires comme la loi SILT, ainsi que de toutes les lois autoritaires. Nous devons également exiger la libération et la fin des poursuites de toutes les personnes interpellées.
Crédits photo : Capture d'écran FR3 régions