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Main mutilée, doigts arrachés… Deux manifestants gravement blessés, Macron et Nunez sont responsables !

Sat, 24 Oct 2026 18:42:10 CEST

Révolution Permanente

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Deux manifestants ont à nouveau été mutilés par la police lors de la manifestation du 24 octobre, alors que le gouvernement a déployé un dispositif répressif d'ampleur dans toute la France. Une fois de plus, Macron et Nuñez sont responsables !

Ce samedi, un manifestant a été gravement blessé à la main à Toulouse, à l'occasion de l'Acte II de la mobilisation lancée le 17 octobre dernier. Selon les témoignages recueillis par nos correspondants au sein de la manifestation, c'est à nouveau une grenade lancée par la police qui serait à l'origine de cette mutilation. Selon la préfecture, le jeune homme aurait été grièvement blessé « dans un contexte de dispersion d'un attroupement. »

Selon la vidéo relayée par l'Insoumission, un autre jeune a lui aussi été mutilé par une grenade lancée par la police à Clermont-Ferrand et a perdu deux doigts. D'après la presse locale, deux autres manifestants clermontois ont eux aussi été blessés.

Après que plusieurs manifestant-es aient déjà été blessés lors des manifestations de samedi dernier, un adolescent de 17 ans ayant perdu une main, et une autre adolescente un œil après avoir été touchés par des grenades, ce sont à nouveau deux manifestants qui sont grièvement blessé par les armes utilisées par la police pour réprimer la colère sociale.

Ces nouvelles mutilations graves interviennent alors que le gouvernement a déployé aujourd'hui un dispositif répressif d'une ampleur inédite, jouant sur la peur pour tenter d'éviter la mobilisation, à travers le déploiement de 70 000 policiers, de la BRI, du GIGN, des militaires de Sentinelle, des chars Centaures et de canons à eaux. A Paris, la préfecture est allée jusqu'à modifier en dernière minute le parcours déposé par l'intersyndicales pour tenter de désorienter les manifestant-es et justifier la répression. A Clermont-Ferrand, la manifestation dans le centre-ville était interdite, donnant le prétexte à un déploiement inédit des forces de répression. A Toulouse, la police a chargé les manifestant-es dès 17h30 pour forcer la dispersion.

L'impressionnant dispositif déployé ce samedi et la multiplication des interdictions de manifester montrent que le gouvernement est prêt à tout pour étouffer la colère, et compte bien poursuivre les mutilations pour terroriser les manifestants et les lycéens. Face à un mouvement qui revendique des moyens pour l'éducation et lutte contre la vie chère et l'austérité, le gouvernement répond une nouvelle fois par une répression brutale. Face à cette offensive, nous devons faire front et amplifier le mouvement pour dégager Macron et Nuñez !

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