Interdiction de la manifestation parisienne ce jeudi : après les couvre-feux, le droit de manifester attaqué
Wed, 21 Oct 2026 19:24:44 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLa préfecture de police de Paris a annoncé ce jour l'interdiction de la manifestation étudiante supposée relier l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Bastille. Le gouvernement poursuit sa surenchère autoritaire pour empêcher la mobilisation de s'étendre !

Ce mercredi 21 octobre, la préfecture de police de Paris a annoncé l'interdiction de la manifestation étudiante appelée par plusieurs universités mobilisées. Pour justifier sa décision, la préfecture pointe « l'incapacité des organisateurs à éviter des exactions lors des rassemblements du 13 et 17 octobre ». Un communiqué qui s'inscrit dans la continuité de la stratégie gouvernementale : instrumentaliser les pillages pour diviser le mouvement et criminaliser la mobilisation, le tout dans l'espoir de mettre un coup d'arrêt à l'expansion du mouvement. Cette interdiction constitue un nouveau saut répressif en s'attaquant frontalement au droit de manifester.
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Le trajet prévoit de partir de l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière, avant de passer par la Gare de Lyon, puis la Gare d'Austerlitz, et de finir sur la place de la Bastille. Comme à Châtillon, à Bordeaux ou à Toulouse, les étudiants ambitionnent de construire l'après-17 octobre aux côtés des travailleurs.
Une volonté qui n'est pas du goût du gouvernement, qui craint que la colère qui s'est exprimé ces dernières semaines dans la jeunesse s'allie à la force du mouvement ouvrier. Parce qu'il ne veut pas que la radicalité des lycéens s'étende au monde du travail, la préfecture tente alors de freiner toute tentative de jonction entre les universités et les centres ouvriers de la capitale. Une répression qui s'inscrit dans la continuité des offensives de l'exécutif depuis samedi : des couvre-feux localisés à la mobilisation de l'armée, du RAID et du GIGN pour le 24 octobre, en passant par le déploiement d'un arsenal judiciaire d'exception contre la jeunesse mobilisée.
Mais le 17 octobre, les mobilisations étaient massives et nombreuses à travers le pays, et les interdictions de manifester ne suffiront probablement pas à faire retomber la colère. Il est nécessaire de dénoncer toutes les mesures répressives que mène l'exécutif, tant sur le volet policier, judiciaire et administratif. Contre toute tentative de division du mouvement, nous devons faire front et œuvrer à construire la meilleure réponse possible à l'offensive autoritaire : une grève générale politique, seul moyen de faire reculer durablement les offensives du régime et plus largement d'arracher des victoires face à Macron et son gouvernement.
O Phil des Contrastes