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Toulouse. Quatre dirigeantes syndicales hospitalisées après avoir été visées par la police, solidarité !

Tue, 20 Oct 2026 22:07:31 CEST

Révolution Permanente

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Samedi 17 octobre, quatre dirigeantes syndicales ont dû être hospitalisées à la suite d'un tir de grenade visant la tête du cortège intersyndical. Une répression ciblée qui s'inscrit dans la criminalisation des organisations de gauche par le gouvernement.

A Toulouse, ce 17 octobre a été massif, avec plus de 80 000 manifestants. Comme ailleurs dans le pays, le gouvernement a répondu par une répression brutale, avec un total de 103 interpellations. Parmi les blessés de la répression policière, quatre syndicalistes ont dû être hospitalisées après avoir été visées par un tir de grenade de désencerclement dans le cortège intersyndical.

« La grenade nous a éclaté dans les jambes »

Un peu plus d'une heure après son départ, la manifestation a été stoppée par les tirs de lacrymo sur le pont des Catalans. Une situation dangereuse qui ne laissait aucune issue aux manifestants en tête de cortège, pris entre le cordon policier, la masse des manifestants et les rambardes du pont.

C'est à ce moment que le carré de tête du cortège intersyndical a été visé par un tir de grenade de désencerclement. Signe de la violence de l'attaque, quatre dirigeantes syndicales ont dû être immédiatement évacuées et hospitalisées : Charlotte Andrieu, co-secrétaire départementale FSU, Alexandra Nougarès, co-secrétaire départementale FSU, Natacha Pommet, secrétaire générale CGT de la Fédération des services publics et Pauline Salingue, membre du bureau de l'Union départementale CGT de la Haute-Garonne.

« La grenade nous a éclaté dans les jambes, nous avons été évacuées », témoigne Alexandra Nougarède. « Nous marchions tranquillement, ni plus ni moins, à côté de notre service d'ordre. Les douleurs sont toujours présentes mais nous sommes sous le choc d'avoir été visées par la force publique ».

« Nos camarades étaient derrière la banderole syndicale, bien identifiables, la grenade ne leur est pas tombée dessus par hasard. Il n'y avait aucune raison de les viser, sauf à le faire exprès », dénonce de son côté Cédric Caubère, secrétaire départementale de l'Union départementale CGT de la Haute-Garonne. La FSU et la CGT ont annoncé porter plainte. Nous exprimons toute notre solidarité avec les militantes syndicales et leurs organisations ciblées par cette répression scandaleuse.

Moudenc criminalise « l'ultra-gauche » et la CGT

Cette attaque scandaleuse s'inscrit dans la violence de la répression qui vise le mouvement depuis son lancement et qui a déjà conduit à de nombreuses mutilations de lycéens. Il faut aussi la placer dans un contexte de criminalisation des organisations de gauche, au premier rang desquels la France insoumise,, que le gouvernement accuse d'« instrumentaliser » le mouvement, en allant jusqu'à demander aux commissaires des services de renseignement de falsifier les procès-verbaux des manifestations, comme le révèle Mediapart. Une propagande qui vise à légitimer la répression des manifestations et qui fait des militants politiques et syndicaux des cibles spécifiques.

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (DVD), s'est empressé de se faire le relai de cette rhétorique en fustigeant la responsabilité de « l'ultra-gauche » et de la CGT. Interrogé par Ici Occitanie, celui qui avait tenté d'exclure la CGT de la Bourse du Travail en 2015, a déclaré : « La CGT a laissé faire le fait que, devant sa banderole, en avant de l'ensemble du cortège, il y avait un groupe conséquent de personnes dont il était évident à leur aspect qu'ils étaient venus là (…) pour casser et faire en sorte que tout ça dégénère. » Le jour-même, le maire de Toulouse appelait à un rassemblement devant la mairie pour demander plus de répression contre les manifestants, évoquant le renforcement des unités mobiles de police et la mise en place d'un couvre-feu pour les moins de 15 ans.

Alors que le gouvernement avance dans sa criminalisation de la France Insoumise et de ses pseudos « proxys », dont le NPA-R, le NPA-A, Révolution Permanente ou Le Poing Levé, que la droite et l'extrême droite appellent quotidiennement à dissoudre des organisations de notre camp social et que des militants syndicaux sont ciblés par la répression policière, nous devons faire front !

Crédit photo : Révolution Permanente Toulouse

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