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Interpellations, contrôles, nasses… : l'Etat cherche à étouffer la mobilisation du 17 octobre à Paris

Sat, 17 Oct 2026 12:22:00 CEST

Révolution Permanente

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BRAV-M, métros fermés, gares quadrillées, zones interdites aux manifestants, contrôles renforcés, 61 interpellations dès 11 heures, premières nasses… Le gouvernement déploie un dispositif répressif massif pour tenter d'étouffer par la force la mobilisation du 17 octobre et d'empêcher les manifestants d'accéder aux lieux de pouvoir.

Des interpellations, des contrôles, des nasses dès les premières heures de la matinée

Ce samedi 17 octobre, dès 9h30, la préfecture de Police annonçait avoir déjà recensé 40 interpellations « pour port d'armes ou de protections prohibées ». Pour illustrer son propos, des photographies montrant un opinel, des doses de sérum physiologique, des gants de moto et des… masques de ski. A 11h, ce chiffre s'élevait déjà à plus de 60 interpellations.

Dès les premières heures de la journée, la BRAV-M a en effet été déployée autour des gares parisiennes, procédant à des contrôles d'identité systématiques et a des fouilles, notamment à la gare Saint-Lazare, mais aussi autour de la gare du Nord et de Montparnasse. Un premier groupe de manifestants a été pris en chasse par la BRAV-M alors qu'il quittait la gare Saint-Lazare, tandis qu'une première nasse s'est mise en place aux alentours de 10h30 à proximité de la Gare du Nord.

Les lieux de pouvoir de la ville de Paris cadenassés par la police

Face à l'intensité des colères, le plan de la préfecture de Police de Paris est de cadenasser les lieux stratégiques de la capitale, en en empêchant l'accès et avec la mise en place d'un important dispositif policier. Dès ce matin, le périphérique parisien était ainsi saturé de véhicules de police, tandis que la BRAV-M circulait de gare en gare.

Vingt-cinq stations de métro et de RER du centre de Paris sont fermées aujourd'hui, certaines depuis 8h du matin, touchant une dizaine de lignes. Les manifestations sont interdites dans les lieux de pouvoir de la ville, notamment autour de l'Élysée, de Matignon et incluant les Champs Élysées. Cela n'a pas empêché une première tentative de blocage de l'avenue dans les premières heures de la matinée, très rapidement démantelée par la police. Aux lieux interdits aux manifestants s'ajoutent les places de la Bourse, du Châtelet, de la Bastille et d'Italie, le quartier des Halles, mais aussi le ministère de l'Intérieur, l'Assemblée nationale, le Sénat, l'Hôtel de Ville et plusieurs gares parisiennes.

Le gouvernement veut étouffer les mobilisations du 17 octobre à Paris

Le dispositif policier déployé dans la capitale vise à empêcher la mobilisation du 17 octobre de prendre de l'ampleur. Des images diffusées ce matin montrent une charge policière et l'usage de gaz lacrymogènes contre un groupe de manifestants nassés rue du Faubourg-Saint-Denis.

Même chose aux abords de l'Opéra de Paris, où la police est très rapidement intervenue pour tenter de disperser un autre cortège en formation.

D'autres images montrent la police en train de suivre les manifestants qui tentent de partir en cortège vers l'ouest parisien.

Face au risque d'une explosion de colère contre la vie chère, le gouvernement mise sur la répression et l'intimidation pour contenir la contestation. Fermetures de stations de métro et de RER, interdictions de manifester dans de nombreux secteurs stratégiques, quadrillage policier : le dispositif mis en place par la préfecture vise à empêcher les rassemblements de converger vers les lieux de pouvoir et à limiter toute extension de la mobilisation au cœur de Paris.

Crédits photo : compte X @LucAuffray

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