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Main arrachée par une grenade à Saint-Etienne : la police mutile un jeune, Nuñez doit démissionner !

Sat, 17 Oct 2026 18:13:39 CEST

Révolution Permanente

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Lors de la manifestation du 17 octobre à Saint-Etienne, un jeune a eu la main arrachée par une grenade. Un nouvel acte de répression sanglante, dont le gouvernement est responsable.

Images d'horreur : à Saint-Étienne, un jeune a eu la main arrachée lors des manifestations du 17 octobre. D'après les propos recueillis auprès d'un correspondant street medic témoin de la scène, c'est une grenade de désencerclement qui serait à l'origine de la mutilation.

« Je nettoyais le visage de quelqu'un quand j'ai entendu crier ‘medic' […] un jeune de 15 à 17 ans était au sol, main complètement arrachée. Nous avons pris en charge la personne en lui posant un garrot. Pendant que le jeune homme était pris en charge par les medics de la manifestation, les forces de l'ordre ont jeté des grenades lacrymogènes près de nous, nous obligeant a déplacer le blessé dans la cour d'un fast food en attendant les secours. »

Ce drame est la conséquence du choix du gouvernement de réprimer systématiquement les manifestations et actions de blocages prévues pour ce 17 octobre. Il illustre la violence de la répression policière qui s'abat sur les manifestant-es depuis le début de la révolte de la jeunesse, alors qu'un autre jeune a été aujourd'hui gravement blessé à l'œil à Marseille. Ces dernières semaines, c'est aussi un lycéen qui a perdu un œil sur un blocus, tandis qu'un jeune de 14 ans a eu la mâchoire détruite par un tir de grenade assourdissante à bout portant, et qu'un autre lycéen à Lens a lui aussi eu une main arrachée.

Cette mutilation à Saint-Étienne intervient après que le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez a réautorisé l'usage des grenades assourdissantes justement en vue de la répression du 17 octobre alors qu'il avait suspendu leur utilisation suite au drame à Lens. Il est directement responsable de ce drame, et nous exigeons sa démission.

L'État français n'hésite pas à utiliser des armes considérées comme du matériel de guerre contre les manifestants. La grenade assourdissante appartient en effet à la catégorie A2, dans laquelle on classe aussi certains matériels de guerre.

Une fois de plus, le gouvernement montre qu'il est prêt à tout, y compris à mutiler des manifestants et des lycéens pour faire taire la contestation et étouffer la colère. Face à ce déchainement de violence, il faut encore exiger la démission de Nuñez et de Macron !

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