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Marseille : Macron déploie des blindés centaures contre la mobilisation du 17 octobre

Sat, 17 Oct 2026 18:14:07 CEST

Révolution Permanente

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Ce 17 octobre, le gouvernement a déployé des blindés à Marseille face à la mobilisation contre la vie chère, à la demande du maire Benoît Payan. Une offensive sécuritaire qui illustre la volonté de l'État de répondre à la colère sociale par la répression.

À Marseille, ville marquée par une paupérisation accélérée, la colère sociale s'exprime par une mobilisation massive des lycéens, étudiants et travailleurs, notamment à la gare Saint-Charles. Dès le matin, la mobilisation a été marquée par des affrontements dans le centre-ville qui sont allées jusqu'à l'attaque du commissariat de la police municipale et à l'entrée de plusieurs manifestants dans la mairie. Des scènes qui rappellent là encore le début du mouvement des Gilets jaunes.

Dépassé par l'ampleur de la mobilisation, le maire Benoît Payan s'est entretenu avec Macron, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur pour réclamer des renforts policiers. Le chef de l'Etat, qui affirme suivre la situation « minute par minute », a répondu à cette demande par le déploiement de deux compagnies de CRS et de deux unités Centaure supplémentaires, des véhicules blindés de gendarmerie.

Le déploiement de deux blindés dans la cité phocéenne illustre une nouvelle fois la réponse sécuritaire de Macron et de ses relais, dont le maire Benoît Payan, face à la colère sociale contre la vie chère et la dégradation des services publics. Cette stratégie rappelle la répression du mouvement des Gilets jaunes et les moyens mobilisés pour contenir les mobilisations populaires. Ce dispositif aux accents quasi militaires, déployé ce 17 octobre, rappelle les moyens mobilisés contre les Gilets jaunes.

Ce durcissement répressif s'accompagne d'un discours visant à criminaliser la mobilisation, en mettant en avant les « violences ». L'entourage de Nuñez affirme ainsi condamner « avec la plus grande fermeté ces agissements, qui […] ne correspondent à aucune revendication », tandis que Payan dénonce les dégradations et la mise à bas de tout ce qui fait le « ciment national ». Ce discours commun, porté main dans la main avec la mairie de gauche de Benoît Payan, soutenue notamment par le PS, illustre le rôle de relais joué par cette majorité municipale dans la politique sécuritaire de Macron.

Face à cette escalade répressive et au retour des blindés contre les manifestants, il est urgent de dénoncer cette offensive sécuritaire, qui vise à criminaliser la contestation, à briser la mobilisation et à intimider celles et ceux qui s'opposent à Macron et à ses politiques d'austérité !

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