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Saint-Avold : l'usine de Neuhauser à l'arrêt total pour le 17 octobre et contre la vie chère

Sat, 17 Oct 2026 10:22:14 CEST

Révolution Permanente

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Ce matin, 100 % de l'équipe du matin de l'emballage, rejointe par d'autres salariés de la production, est en grève. La boulangerie industrielle est à l'arrêt complet. Une mobilisation qui témoigne d'un changement d'état d'esprit et d'une colère qui s'inscrit pleinement dans le mouvement autour du 17 octobre et la colère contre la vie chère.

« L'usine est à l'arrêt complet »

La CGT Neuhauser annonçait ce matin : « 100 % des salariés du secteur emballage, rejoints par d'autres salariés de la production, ont décidé de se mettre en grève dans le cadre du mouvement national contre la vie chère ! L'usine est à l'arrêt complet ! »

Un symbole important alors que le spectre des gilets jaunes fait son retour dans le pays, un mouvement dont Saint-Avold était l'une des places fortes. En effet, les salariés avaient été nombreux à rejoindre les ronds-points, il y a 6 ans : l'usine, alors en grève contre un plan social, s'était mobilisée aux côtés des milliers de manifestants du rond-point de Saint-Avold.

Face à l'explosion des prix, à la flambée du carburant et à des NAO qui ne répondent pas aux revendications des travailleurs, ils ont décidé de passer à l'action. Leur exigence est simple et vitale : des augmentations de salaire immédiates à la hauteur de l'inflation.

Le syndicat souligne le caractère exceptionnel de la situation : « 100 % de grévistes dans un secteur ! Cela faisait bien longtemps qu'une telle mobilisation n'avait pas eu lieu ! » Un niveau de mobilisation qui montre la détermination des salariés à ne plus subir la perte de pouvoir d'achat.

Les grévistes appellent l'ensemble du personnel à les rejoindre. « Emballage, production, maintenance, expédition : nous sommes tous concernés par la vie chère ! » dénonce le communiqué de la CGT. Le message est clair : la lutte ne doit pas rester cantonnée à un seul secteur de l'usine. « Chaque salarié subit les hausses de prix. Chaque salarié mérite un salaire qui lui permette de vivre dignement ! Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons peser pour obtenir des augmentations de salaire ! »

« Un premier signal »

Pour Christian Porta, délégue CGT de l'usine et membre de l'équipe gréviste, cette grève est le signe d'un changement d'état d'esprit. « C'est un premier signal. On n'avait pas vu un niveau de grève aussi élevé depuis deux ans, ça exprime une colère qui s'inscrit dans le mouvement ».

Il souligne un élément crucial : la convergence entre les luttes locales, dans le cadre des NAO, et les mobilisations dans le pays, portées par la révolte lycéenne qui s'est élargie au mouvement étudiant. « Parmi les collègues en grève, il y en a qui ne faisaient plus grève depuis très longtemps et qui sont rentrés en mouvement en disant que tout le monde faisait grève dans le pays et qu'il fallait en être ».

Cette grève spontanée montre que la révolte impulsée par les lycéens peut s'étendre au monde ouvrier et faire converger les colères. C'est précisément ce qu'il faut viser, comme le soulignait une tribune signée par 300 syndicalistes qui en appelaient à faire « comme en mai 68 » : le mouvement de la jeunesse a ouvert une brèche dans laquelle tout le mouvement doit s'engouffrer sans attendre la date fixée par l'intersyndicale qui, en appelant à une date lointaine, le 5 novembre, tente d'enjamber le 17 octobre.

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