Retour

Madrid. La police réprime violemment des étudiants en soutien à la grève dans l'éducation

Wed, 14 Oct 2026 17:40:43 CEST

Révolution Permanente

Ouvrir l'original

Pour le premier jour de la grève illimitée dans l'éducation publique de la Communauté de Madrid, la police nationale a violemment chargé un rassemblement étudiant devant la faculté des sciences de l'information de l'Université Complutense. Plusieurs étudiants, dont des militantes de Contracorriente, organisation sœur du Poing Levé, ont été blessées et d'autres arrêtées.

Aujourd'hui, la journée de grève inédite dans l'éducation publique de la Communauté de Madrid a déjà été marquée par une répression violente. Ce matin, devant la faculté des sciences de l'information de l'Université Complutense de Madrid (UCM), la police nationale espagnole a violemment chargé le rassemblement qui s'y tenait, faisant plusieurs blessés et des arrestations, dont Victoria Vázquez militante de Contracorriente, l'organisation sœur du Poing Levé dans l'État espagnol.

Suite à l'appel à la journée de grève dans l'éducation ce mercredi 14 octobre, les étudiants de l'UCM ont organisé une occupation de la faculté des sciences de l'information en soutien aux professeurs et éducateurs. Ce matin, alors que les étudiants se tenaient sur l'avenue, la police les a violemment chargés au sein du campus.

Natalia Lago, étudiante et militante à Contracorriente, relate : « C'est une honte : la police nationale chargeant des étudiants sur le campus. Plusieurs étudiantes ont été hospitalisées à la suite des coups reçus et d'autres ont été arrêtées. [...] On nous a tiré dessus avec des balles en caoutchouc et on nous a matraquées, on nous a confisqué notre banderole et on nous a maintenues encerclées. Certaines de nos camarades ont besoin d'aller à l'hôpital et d'obtenir un certificat médical pour leurs blessures, mais la police ne nous laisse pas sortir. » Zoe, élève au lycée IES Puerta Bonita et aussi militante de Contracorriente, a dénoncé le fait qu'ils se trouvaient aux côtés de leurs enseignants, lorsque la police a commencé à les bousculer pour les empêcher de bloquer la rue. Elle déclare : « Ma camarade Vic a été traînée par terre et emmenée dans une voiture de police, alors qu'elle n'avait rien fait. »

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Izquierda Diario.es (@izquierdadiario.es)

Cette répression brutale du gouvernement Sánchez s'inscrit dans le cadre d'une crise politique majeure dans le pays. Avec la forte mobilisation pour le logement qui a mis le gouvernement en crise, ce dernier cherche à étouffer toute contestation et à empêcher la jonction du mouvement étudiant avec les travailleurs de l'éducation.

Ce premier jour de grève illimitée marque une mobilisation exceptionnelle dans la Communauté de Madrid. Les syndicats revendiquent 70 % de participation dans les différentes structures, un niveau rarement atteint dès le premier jour. L'appel est porté par la quasi-totalité des principales centrales syndicales.

Cette journée fait suite à six mois de mobilisation menée par les éducatrices de la petite enfance, qui ont multiplié les piquets de grève dans toute la région et bloqué ce matin le Paseo de la Castellana, l'une des artères les plus importantes de la capitale. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de l'éducation publique, de la crèche à l'université, qui se mobilise massivement dans toute la Communauté de Madrid.

Face à cette violente répression, nous devons apporter toute notre solidarité aux camarades réprimés à Madrid. Cette répression est menée par un État qui fait face à une crise politique importante et qui a peur de la jonction entre la jeunesse et les travailleurs de l'éducation, à l'image du mouvement de la jeunesse en France, qui connaît une extension importante dans les lieux d'études et dans certains secteurs du monde du travail et qui vient réveiller une colère profonde contre le gouvernement.

Crédits photo : Izquierda Diario

/ / / / / / /