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Seulement « 10 centimes » en moins par litre : Pouyanné confirme l'arnaque de Lecornu sur le carburant

Wed, 14 Oct 2026 20:26:08 CEST

Révolution Permanente

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Mercredi dernier, Lecornu promettait « 12 à 18 centimes » de baisse du prix du carburant au litre. Le PDG de Total a revu à la baisse cette prévision, démasquant la tentative de Lecornu d'apaiser la colère sur le coût de la vie à l'approche du 17 octobre.

Dans l'espoir de calmer les colères et de contrevenir à une jonction des travailleur·euse·s avec la révolte de la jeunesse le 17 octobre, Lecornu avait annoncé mercredi 7 octobre une « baisse du prix du gazole » de 12 à 18 centimes par litre. Quelques miettes accordées aux travailleurs grâce à la mise sur le marché de 10 millions de barils de réserves stratégiques de pétrole, pour faire baisser son prix à la pompe « dès le premier novembre », prétendait alors le Premier ministre.

Si la manœuvre ne semblait déjà être qu'un écran de fumée, cela a été confirmé par les déclarations de Patrick Pouyanné ce lundi. Le PDG de TotalEnergies a revu à la baisse la promesse brandie par Matignon : le prix diminuera finalement d'« une dizaine de centimes ». En clair : l'arnaque de Lecornu est confirmée. L'annonce déjà risible au regard de la crise sociale et de l'explosion des prix qui traversent le pays sera finalement encore plus dérisoire.

Il faut pourtant souligner que les bénéfices du patronat ont explosé depuis le début de la guerre contre l'Iran. Le prix du carburant a franchi la barre historique de 2,40 euros le 18 septembre, le litre de gazole autour de 2,32 euros, alors qu'il coûtait 1,72 euro fin février avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Les profits de Total, quant à eux, ont bondi de 72% sur un an, pour atteindre la somme vertigineuse de 11,2 milliards de bénéfice net sur les six premiers mois de 2026. En clair, ce sont les travailleur·euse·s qui paient la crise pendant que le patronat dégage des profits records.

Le gouvernement, lui, craint la jonction des colères le 17 octobre et tente donner des gages sur les prix du carburant et le coût de la vie. On voit pourtant ici que derrière les effets d'annonce, Lecornu continue à protéger les intérêts des grandes entreprises et à faire payer les conséquences de la guerre contre l'Iran aux classes populaires et à la jeunesse du pays. Alors que la révolte lycéenne et étudiante secoue le pays, il s'agit désormais d'œuvrer à unir la radicalité de la jeunesse à la force des travailleurs pour préparer un affrontement capable d'arracher des embauches massives dans l'éducation et de véritables baisses et blocages des prix. Face aux tentatives fallacieuses de Lecornu d'apaiser la colère, le 17 octobre doit être l'occasion d'une convergence entre les travailleur·euse·s et la jeunesse et un point d'appui vers la construction d'un rapport de force plus large.

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