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Nouvelle classe ouvrière, révolte lycéenne : 150 personnes à Marseille pour la candidature d'Anasse Kazib

Wed, 14 Oct 2026 20:31:55 CEST

Révolution Permanente

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Ce jeudi 8 octobre, la première assemblée ouverte de l'année à Marseille a permis de discuter de la campagne d'Anasse Kazib et de la stratégie de RP. Des débats précieux en pleine révolte lycéenne, pour discuter de l'importance de la lutte des travailleurs et des classes populaires à l'aube de 2027.

150 personnes étaient réunies à Marseille ce jeudi pour discuter de la révolte des lycées et des perspectives pour 2027, dans un contexte de crise inédit de la Vème République. Des lycéens, des travailleurs, des militants sont venus exprimer leur colère, leurs doutes mais aussi et surtout leurs espoirs face à un mouvement inédit de la jeunesse. Hausse des prix, répression policière, manque de moyens dans les services publics, militarisation, etc. Les raisons de lutter sont nombreuses et les échanges ont illustré une réelle volonté de s'organiser.

La colère mobilisatrice des lycéens : « une génération qui veut faire la révolution »

Kadal, étudiant à Aix-Marseille Université et militant au Poing levé, a rappelé le contexte dans lequel s'inscrit le mouvement actuel des lycées, mais aussi sa portée et ce qu'il dit de notre société. Les lycéens et jeunes en révolte sont « une génération qui ne veut plus croire qu'étudier suffit », « une génération qui est en train d'exprimer quelque chose de profondément révolutionnaire », et surtout, « une génération qui est en train de poser la question : quel projet de société on veut construire ? »

L'assemblée qui comptait dans ses rangs une délégation de lycéens, il rappelle que leurs revendications et la répression à laquelle ils font face concernent l'ensemble de notre classe. Cette rentrée est marquée par des explosions de colère dans de nombreux secteurs du monde du travail. Une colère à laquelle le gouvernement, affaibli, sous surveillance des marchés financiers et du grand patronat et largement impopulaire ne répond que par la matraque, le LBD et le gaz lacrymogène.

Les récits d'élèves en lutte ont permis à l'audience de prendre connaissance de leurs difficultés. Une lycéenne raconte l'état de la santé mentale des étudiants, d'autres témoignent directement de leur situation. Un autre lycéen fait part de ses conditions de vie : « Je suis étudiant dans un lycée des quartiers nords de Marseille, j'enchaîne deux tafs, je travaille à Carrefour et je suis livreur en même temps le week-end et tous les soirs de la semaine, et j'habite seul. Je dois subvenir à mes besoins mais dans la société où on est actuellement, c'est pas possible. » Il ajoute : « Nous sommes une génération qui veut faire la révolution. »

La mobilisation actuelle soulève ainsi beaucoup d'espoirs : « La jeunesse de ce pays est une des plus avant-gardistes » ; « Ils se rendent compte que c'est la structure même qu'il faut changer, le système ». Des récits auxquels se sont identifiés les travailleurs, notamment de la santé et du social, isolés et précarisés, qui tentent de rassembler leurs collègues malgré l'absence d'organisations politiques et syndicales autour d'eux.

Dans une période d'élections présidentielles, cette révolte de la jeunesse crée la surprise et invite l'ensemble des travailleurs et travailleuses à agir, à soutenir les élèves, et à s'unir à eux face à la saignée austéritaire de 54 milliards que veut imposer Lecornu pour financer la militarisation et les milliards de cadeaux que le patronat reçoit chaque année, assis sur la destruction des services publics, du logement, de la santé, de l'éducation et la qualité de vie de millions de Français.

Mais alors que l'Intersyndicale cherche à enjamber le 17 octobre et appelle au 5 novembre, la CGT réagit tardivement en appelant, ce lundi 12 octobre, à « accompagner la colère » tandis que la France insoumise s'aligne sur les directions syndicales en donnant pour seule perspective à la révolte lycéenne les élections présidentielles, il y a urgence à pousser pour une stratégie d'affrontement global avec le macronisme en fin de règne et le gouvernement.

Une candidature pour porter la voix des travailleurs et renforcer notre camp

Une stratégie qui mise sur le rôle central de la classe ouvrière et la jonction entre la colère des travailleurs et celles du mouvement lycéen et étudiant, assise sur le développement de cadres d'auto-organisation. Une stratégie qui vise à créer un rapport de force par la grève, à même d'arracher de réelles améliorations de nos conditions de vie et de changer drastiquement le fonctionnement de la société.

En effet, comme l'a rappelé Mathilde Lanté, avocate et militante à Révolution Permanente, « la principale opposition à Macron depuis dix ans, ce sont les travailleurs ». C'est pour faire entendre leur voix sur le terrain des élections à venir que Révolution Permanente présente Anasse Kazib, cheminot en 3x8 et syndicaliste à Sud-Rail pour défendre une candidature qui vise à renforcer notre camp social.

Face à la montée de l'extrême droite et aux offensives racistes et austéritaires en série du macronisme, nous voulons faire valoir la nécessité d'une stratégie révolutionnaire et d'indépendance de classe : « Cette candidature permet aux personnes qui ont lutté de préparer les combats à venir et se doter d'un programme qui soit à la hauteur des besoins matériels et des préoccupations de toutes et tous » poursuit Mathilde.

La présentation d'une candidature révolutionnaire avec Anasse Kazib pour les présidentielles de 2027 est aussi une proposition d'organisation : il ne s'agit pas de négocier avec le patronat pour obtenir des miettes, mais bien de « s'armer politiquement et d'offrir une perspective stratégique » pour la nouvelle classe ouvrière.

Dans les discussions, plusieurs intervenants ont exprimé leur inquiétude face à la montée du Rassemblement national et ouvert des débats sur la stratégie pour s'affronter à son programme anti-ouvrier et anti-social. Les discussions ont ainsi permis de clarifier les différences stratégiques entre La France insoumise et notre perspective. Alors que la montée de l'extrême droite est le fruit de plusieurs décennies de discours réactionnaires et de désillusion des partis institutionnels, il faut batailler ouvertement le racisme au sein de notre classe et opposer aux désillusions des solutions de fond. Des échanges ont eu lieu sur la nécessité de « réunifier la classe ouvrière » et en finir avec les divisions entre travailleurs français et immigrés, et porter un programme qui ne se contente pas de compromis avec le patronat.

La candidature d'Anasse Kazib, présent en soutien sur les blocus lycéens des quartiers populaires de Seine-Saint-Denis, veut ainsi porter la voix de de ceux qui luttent dans ces élections. Face à un patronat radicalisé, qui renforce son emprise sur nos vies, à la montée de l'extrême droite et à l'autoritarisme du macronisme finissant, qui n'a plus rien à donner mais tout à reprendre, rejoignez la campagne d'Anasse Kazib pour construire ensemble une réponse ouvrière !

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