« Nous appelons la CGT à construire le 17 octobre » : communiqué de la CGT sociétés d'études 31
Tue, 13 Oct 2026 10:58:28 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalDans un communiqué adopté le 10 octobre, le collectif CGT des sociétés d'études de Haute-Garonne soutient le mouvement lycéen et dénonce la répression féroce qui s'abat sur lui. Il appelle la CGT à construire la grève dès le 17 octobre, sans attendre le 5 novembre fixée par l'intersyndicale.

Ce samedi 10 octobre, le collectif CGT des sociétés d'études de Haute-Garonne a publié un communiqué en soutien au mouvement des lycéens. Il y défend la légitimité des revendications des lycéens : « des classes moins chargées, plus d'enseignants et de personnels, des conditions d'étude dignes, la fin des journées 8h-18h et l'abolition de Parcoursup ». Celles-ci sont le symptôme d'un sentiment profond d'injustice et d'impuissance face à un avenir d'austérité, de marche à la guerre et de crises.
Le communiqué dénonce d'abord une répression qui dépasse déjà celle subie par les Gilets jaunes : « Plus de 6 500 interpellations en quelques jours. Une main arrachée à 15 ans, un œil perdu à 16 ans, une double fracture de la mâchoire à 14 ans : l'État fait la guerre aux enfants ! ». Pour le collectif, la suspension des grenades de désencerclement ne suffit pas. Ils exigent le désarmement complet de la police face aux jeunes mobilisés, la libération de tous les lycéens interpellés et l'abandon des poursuites et des sanctions. Il dénonce également l'acharnement des médias bourgeois sur la figure du « casseur » afin de justifier la répression.
« Nous appelons à construire le 17 octobre »
Ensuite, le communiqué salue les premières actions de solidarité : des enseignants et des AED ont formé des chaînes pour protéger leurs élèves, des raffineurs ont fait de même au Havre, et l'université du Mirail a ouvert ses portes aux lycéens pour qu'ils tiennent leur AG. Il insiste sur la nécessité pour les travailleurs d'entrer massivement dans la bataille le 17 octobre, pour déplacer le rapport de force sur le terrain de la production. À Toulouse, cela donne une responsabilité particulière aux salariés de l'aéronautique et du spatial. « L'expérience des gilets jaunes doit nous servir : quand une colère populaire surgit en dehors du mouvement syndical, le mouvement ouvrier doit aller à sa rencontre, y élargir ses revendications et construire la convergence des colères », poursuit le communiqué.
L'appel de l'intersyndicale à la grève le 5 novembre n'est pas à la hauteur des enjeux du mouvements ni de la solidarité qui s'exprime entre les secteurs travailleurs, étudiants et lycéens. Pour le collectif, le mouvement syndical doit répondre à l'échelle du pays et aller chercher les colères qui naissent hors de ses rangs, avant que l'extrême droite ne les récupère. Il appelle donc les structures de la CGT à préparer le 17 octobre, notamment par la grève : « A une mobilisation nationale doit répondre une mobilisation nationale du mouvement syndical : nous appelons nos structures fédérales, interprofessionnelles et confédérales de la CGT à construire le 17 octobre et l'entrée des salariés dans la mobilisation, notamment par la grève. »
De fait, repousser la riposte de près d'un mois, c'est laisser les lycéens seuls face à la police et condamner le mouvement à s'essouffler. Face à la répression du gouvernement et aux calomnies des médias bourgeois, il est urgent de construire dès cette semaine une mobilisation large avec les travailleurs. C'est pourquoi nous appelons à une semaine rouge jusqu'au 17 octobre, pour une réponse nationale capable de faire reculer le gouvernement et d'arracher des victoires.
Chaîne humaine de travailleurs devant le blocage du lycée Déodat-de-Séverac ce mardi 13 octobre
