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Angoulême : la préfecture appelle les chauffeurs de bus à dénoncer les lycéens mobilisés

Tue, 13 Oct 2026 12:39:58 CEST

Révolution Permanente

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Une note de la préfecture posée dans le poste de commandement de la STGA (réseau de bus du Grand Angoulême) demande aux travailleurs de « signaler tout déplacement important de groupes de jeunes dans vos bus. » À cette manœuvre scandaleuse de la préfecture, les travailleurs doivent répondre par la solidarité avec le mouvement lycéen !

Alors que le mouvement lycéen prend de l'ampleur sur Angoulême, désormais rejoint par des étudiants et des travailleurs, la préfecture a lancé une offensive répressive en demandant aux agents de la compagnie de bus de la ville de dénoncer les jeunes à bord soupçonnés de participer la mobilisation. Une démarche à laquelle les travailleurs du secteur doivent s'opposer, en alliance avec la jeunesse engagée !

En effet, une récente photo confirme que la préfecture et la direction de la compagnie de bus STGA organisent la répression en tentant d'opposer les travailleurs aux lycéens et à leur confier des missions répressives. Une note délirante affichée dans les locaux de la STGA du Grand Angoulême indique ainsi : « Dans le cadre d'un suivi de liaison avec la préfecture, nous vous demandons de signaler au PC tout déplacement important de groupe de jeunes dans vos bus. Pour rester discrets, utilisez le code suivant : je signale un problème de pression d'air de 40. Le nombre annoncé correspond au nombre approximatif de jeunes présents. »

De nombreux lycéens sont obligés de prendre le bus pour se rendre au lycée et qui devront craindre la surveillance imposée par la préfecture. C'est ce dont témoigne une jeune lycéenne qui note que, lors d'un trajet, le chauffeur lui a demandé qu'elle lui montre ses pancartes. Si le chauffeur explique qu'il est solidaire des lycéens, il explique en même temps que la direction lui aurait demandé de signaler les jeunes susceptibles de manifester.

Cette pratique aussi honteuse que scandaleuse vise à criminaliser la jeunesse lycéenne. Face à cette manœuvre, les travailleurs doivent refuser ces manoeuvres dignes d'un film d'espionnage et rejoindre l'appel à la grève pour amplifier le mouvement de solidarité avec la jeunesse.

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