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« Futurs profs en colère » : les enseignants en formation bloquent l'INSPE et rejoignent la révolte lycéenne

Wed, 07 Oct 2026 16:34:14 CEST

Révolution Permanente

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Ce mercredi 7 octobre, au lendemain d'une journée de mobilisation massive, les étudiants de l'INSPE Paris et Nanterre ont décidé de se mobiliser en organisant un piquet de grève devant leurs locaux.

Lundi 5 octobre, après un débrayage, les étudiants de l'INSPE Paris organisait une assemblée générale. Les futurs enseignants décidaient alors d'entrer dans la mobilisation, et de bloquer ce mercredi matin l'entrée de l'INSPE Paris. Comme partout ailleurs, la réponse est le « lock-out » – la fermeture administrative, alors que la mobilisation a provoqué la fermeture du campus Batignolles pour la journée.

Dans un communiqué, les enseignants en formation se joignent aux revendications des lycéens en exigeant « davantage de moyens pour l'éducation, qui bénéficieraient à toutes et tous », « la préservation de la santé mentale des élèves » et « la fin de la surcharge des emplois du temps ». Ils se positionnent également « contre les suppressions de postes et le non-remplacement des personnels ». Ils dénoncent « les violences policières visant les personnels et les élèves mobilisés ». A cela s'ajoute les revendications pour obtenir des « conditions de travail décentes ainsi que la fin de la privatisation de l'école ».

Après la mobilisation réussie de la journée du 6 octobre, les organisations lycéennes ainsi que plusieurs syndicats du secteur (SNES-FSU, CGT, FO et SUD) ont été poussés à appeler à une nouvelle journée de grève et de manifestation ce jeudi 8 octobre. L'entrée dans la mobilisation des futurs enseignants est un point d'appui pour continuer d'étendre cette colère qui s'exprime face à l'ampleur de la crise sociale. Ce sont aussi les travailleurs et travailleuses de la petite enfance qui se mobiliseront demain, démontrant que l'explosion de colère des lycéens s'étend à l'ensemble des secteurs de l'éducation, de la petite enfance à l'université, et même au-delà.

En pleine « semaine noire », une initiative lancée par le Poing Levé dans les universités, il faut continuer à étendre cette mobilisation notamment dans les différents INSPE de France. Car face aux suppressions de postes, à la dégradation des conditions d'études et de travail et à la casse des services publics, chaque secteur pris isolément reste vulnérable. C'est en construisant une mobilisation commune entre lycéens, étudiants, personnels de l'éducation et, plus largement, l'ensemble des travailleurs que nous pourrons réellement inverser le rapport de force.

L'enjeu est donc maintenant de dépasser les mobilisations isolées et de construire une convergence des luttes à la hauteur de l'attaque que nous subissons. Aux lycéens, étudiants et personnels de s'organiser à la base, en assemblées générales, pour décider collectivement de la poursuite du mouvement. Avec le 17 octobre comme ligne de mire pour élargir la mobilisation à l'ensemble des travailleurs.

Lire aussi : De la RÉVOLTE LYCÉENNE à la GRÈVE GÉNÉRALE ?? - Édito d'Anasse Kazib

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