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« J'ai vu sa main exploser » : à Lens la police mutile un lycéen de 15 ans

Mon, 05 Oct 2026 14:21:21 CEST

Révolution Permanente

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Ce lundi 5 octobre au matin, un lycéen de 15 ans a eu la main et une partie du bras arrachées par une grenade lancée par la police. Une scène d'horreur qui témoigne à nouveau de la brutalité policière et de la volonté du gouvernement de tout faire pour étouffer la mobilisation.

Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit ce lundi 5 octobre, le gouvernement poursuit son escalade répressive avec de plus en plus de brutalité. Après deux lycéens éborgnés, une tentative de noyade et des centaines de vidéos de violence insupportables la semaine dernière, c'est un lycéen de 15 ans à Lens qui a eu la main et une partie du bras arrachées par une grenade de désencerclement.

Cette nouvelle attaque policière s'est déroulée en marge du blocus du lycée Auguste Behal, où les violences policières ont commencé dès l'aube comme témoigne une lycéenne dans le média ici : « On a voulu bloquer le lycée ce matin. On a commencé à se faire gazer alors qu'on n'a rien fait de mal. » Une autre lycéenne témoigne de la suite des évènements : « J'étais à côté du camarade qui s'est blessé. D'un seul coup, il a reçu quelque chose vers sa main et ça a explosé. J'ai vu sa main exploser. »

Des témoignages glaçants qui montrent le niveau de violence et de terreur que le gouvernement et sa police ont décidé d'infliger aux lycéens pour tenter de les dissuader de poursuivre leur mobilisation légitime et revendiquer des conditions d'étude dignes et des perspectives d'avenir. À Lens, la police a donc mutilé et pris le risque de tuer un jeune avec comme seul honteux prétexte d'après le préfet qu'ils auraient « jeté toute une série de choses sur la police ».

Il est urgent que l'ensemble des travailleurs et des étudiants se joignent à la mobilisation lycéenne pour faire front contre la brutalité de l'État et éviter de nouvelles mutilations policières, mais aussi pour faire entendre leurs revendications légitimes ! La journée de mobilisation du mardi 6 octobre appellée par plusieurs organisations syndicales et étudiantes doit constituer un point d'appui pour construire une riposte d'ampleur face à la répression et faire converger l'ensemble des colères qui s'expriment en cette rentrée sociale !

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