Révolte lycéenne : Le Poing Levé appelle à une SEMAINE NOIRE de mobilisation à partir du 5 octobre
Sat, 03 Oct 2026 16:48:44 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalDepuis plusieurs jours, les lycéens montrent la voie. À partir du 5 octobre, Le Poing Levé appelle à une semaine noire de mobilisation : il faut bloquer nos universités et nos lycées, manifester le 6 octobre, organiser des assemblées pour coordonner le mouvement, défendre les blocus lycéens face à la répression, et construire la jonction avec le mouvement ouvrier.

Alexis, AED à Paul Éluard, étudiant à Paris 8 et militant au Poing Levé, appelle à une semaine noire sur les facs et les lycées, à partir du lundi 5 octobre.
La révolte des lycéens doit devenir notre révolte à tous.
Entre la sélection qui nous écrase, l'austérité qui détruit nos conditions d'étude et les réformes islamophobes et racistes qui nous divisent, il y a tellement de raisons de se battre, et les lycéens nous ont ouvert la voie.
A Paul Eluard, dans un des lycées les plus pauvres de Saint Denis où je travaille comme AED, ils font 8h-18h dans des préfabriqués à 35 degrés sans chaises, sans profs pendant des mois.
Alors que le gouvernement a tout fait pour isoler le mouvement et stigmatiser la jeunesse des quartiers, les lycées des centre-villes sont rentrés dans la révolte.
Dans les universités, notamment à l'appel du Poing Levé, ce sont des dizaines de blocus qui ont été organisés comme à Paris, Toulouse, Bordeaux.
À Paris 8 où j'étudie, on est parti à plusieurs centaines d'étudiants rejoindre les lycéens du 93 pour les soutenir face à la répression.
Parce que la seule réponse qu'est capable de donner le gouvernement, c'est la terreur policière.
Des jeunes mutilés, gazés, parqués dans des commissariats.
Maintenant, ils ferment et surveillent les établissements par des drones,
Et préparent des poursuites judiciaires très lourdes.
Exactement comme ils ont fait après la mort de Nahel.
La réalité, c'est qu'ils sont terrifiés car à l'international, la Gen-Z a fait tomber des gouvernements.
On peut les faire plier. Mais comment ?
Déjà, il faut protéger les lycéens face à la répression et organiser l'auto-défense.
Ce qu'on a fait à Paul Eluard le 29 septembre, en chaînant avec les AED, les profs, les personnels, on doit le multiplier partout, et exiger la libération immédiate et l'abandon des poursuites pour tous les réprimés.
Ensuite, on doit mettre toutes nos forces pour entraîner jusqu'au bout le mouvement étudiant dans la bataille. Ensemble, on peut en finir avec Parcoursup, le tri raciste de “Bienvenue en France”, et imposer une hausse massive des budgets de l'éducation.
La preuve : en deux heures, le gouvernement a dû annuler sa réforme injuste contre les BTS et les classes prépa.
Le Poing Levé est présent dans une vingtaine d'universités, et est majoritaire à Toulouse, Saint-Denis et Bordeaux. On s'engage à tout faire pour que ces facs deviennent des places fortes de la mobilisation, ouvertes à tous les lycéens, personnels et travailleurs qui veulent rejoindre le mouvement.
Il faudrait que toutes les organisations étudiantes fassent de même. On a besoin d'une politique unitaire, pour taper sur le même clou et mettre à profit toutes nos forces pour élargir la mobilisation.
On a besoin de mettre toutes nos forces dans la construction d'espaces de coordination et d'auto-organisation. Si on ne décide pas pour nous même, le gouvernement et d'autres le feront pour nous.
On bloque nos facs et nos lycées, on a besoin que le monde du travail bloque l'économie. La grève dans l'éducation est exemplaire, mais les centrales syndicales doivent préparer un plan à la hauteur. Nos parents qui se cassent le dos au travail tous les jours payent une fortune le litre d'essence, ne savent plus comment nous nourrir. Ils ont aussi toutes les raisons de se battre. Le soutien des syndicalistes au Havre et à Poissy montrent la voie.
C'est avec ces objectifs qu'on a lancé un appel à construire une semaine noire à partir du lundi 5 octobre. On appelle l'ensemble des étudiants et lycéens à paralyser les facs et les lycées, s'organiser dans des assemblées, coordonner et élargir le mouvement.
À toutes celles et ceux qui veulent s'engager dans cette voie, contacte le Poing Levé.