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Argenteuil : un nouveau tir de LBD touche un lycéen dans l'œil, faisons front contre les violences policières !

Fri, 02 Oct 2026 14:21:55 CEST

Révolution Permanente

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Jeudi 1er octobre à Argenteuil, un policier a tiré au LBD dans l'œil d'un lycéen de 16 ans. Le parquet tente déjà de faire de la victime l'accusé. Ce tir s'inscrit dans la stratégie de l'État pour briser la révolte lycéenne : face à la répression, il faut étendre la solidarité.

Ce jeudi 1er octobre, vers 11h, à Argenteuil (Val-d'Oise), un policier a tiré au LBD dans l'œil d'un lycéen de 16 ans, élève du lycée Georges-Braque. La police était venue briser un blocus devant les lycées Julie-Victoire-Daubié et Fernand-et-Nadia-Léger, où 300 à 400 élèves de plusieurs établissements réclamaient des moyens pour étudier. Elle a gazé les lycéens, puis tiré sur des jeunes qui se dispersaient. L'adolescent, l'œil en sang, a dû être évacué vers un hôpital parisien.

Dans un courrier au procureur cité par Actu.fr, le député LFI de la circonscription, Paul Vannier, rapporte les témoignages qu'il a reçus. Les lycéens venaient d'être gazés : « Ils étaient en train de se disperser lorsqu'un policier aurait visé ce jeune homme. » Le projectile l'aurait touché directement à l'œil. Des lycéens confirment ce récit sur les réseaux sociaux.

Le procureur de Pontoise a ouvert une enquête pour violences avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique, tout en cherchant à mettre la faute sur l'adolescent, en l'accusant d'avoir utilisé un mortier. La manœuvre est connue. Avant toute investigation, le parquet déplace la question et fait de la victime l'accusé.

Ce tir s'inscrit dans la stratégie de répression que l'État déploie pour tuer au plus vite la mobilisation. Trois jours plus tôt, à Saint-Ouen-l'Aumône, un policier a tiré une grenade lacrymogène à bout portant sur un lycéen et lui a cassé plusieurs dents. Depuis le début du mouvement, la police charge, gaze, plaque et étrangle des adolescents devant leurs lycées. Le mercredi 30 septembre, un autre lycéen avait déjà été victime d'un tir de LBD dans l'œil à Tours. Ce jeudi, elle a interpellé 1 949 jeunes en une seule journée. C'est plus que lors de n'importe quel acte des Gilets jaunes, plus que lors de la nuit la plus réprimée des révoltes après le meurtre de Nahel. Une politique brutale, qui répond aux demandes du ministre de l'Intérieur Nuñez, qui a adressé hier des instructions aux préfets qui légitiment les interpellations et précisent qu'« en cas de violences ou de dégradations sur l'espace public, il conviendra d'y mettre un terme avec célérité » et que « l'usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l'action pour rétablir l'ordre ».

Face à cela, il faut refuser le tri entre lycéens légitimes et casseurs. Un discours que l'État cherche à imposer pour décrédibiliser le mouvement et justifier la répression atrocement violente contre les lycéens.

Nous exigeons vérité et justice pour le lycéen d'Argenteuil, la libération de tous les interpellés et l'abandon des poursuites. Au Havre, des travailleurs ont formé une chaîne devant un lycée pour protéger les élèves de la police. C'est cette solidarité qu'il faut rapidement étendre, avec les étudiants, les enseignants et les personnels de l'éducation et le mouvement ouvrier.

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