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« La jeunesse ne doit pas rester seule » : l'UL CGT Toulouse Sud soutient la mobilisation des lycéens

Fri, 02 Oct 2026 16:50:10 CEST

Révolution Permanente

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Dans un communiqué du 1er octobre, l'Union Locale CGT Toulouse Sud dénonce la répression qui s'abat sur les lycéens et leur apporte son soutien. Elle appelle le mouvement ouvrier à faire bloc avec la jeunesse et à se saisir des mobilisations des 6 et 17 octobre.

Ce Jeudi 1er octobre, l'Union Locale CGT Toulouse Sud a publié un communiqué en soutien avec la mobilisation des lycéens. Elle y reprend leurs revendications : moins d'élèves par classe, plus de profs, d'AESH et de personnels, des locaux dignes, la fin des journées 8h-18h et de la sélection par Parcoursup. Pour l'UL, les lycéens sont aujourd'hui à la pointe d'une colère qui s'étend au reste de la jeunesse et de la classe ouvrière.

L'UL Sud dénonce d'abord une répression d'une violence inouïe. La police a interpellé des centaines de jeunes, matraqué des lycéens, pratiqué des clés d'étranglement. Elle a tiré au lance-grenades à bout portant dans le visage d'un adolescent de 14 ans, lui fracturant la mâchoire. Elle appelle le mouvement ouvrier à faire bloc avec la jeunesse et à se saisir des mobilisations des 6 et 17 octobre.

Communiqué

Pour autant, souligne le texte, cette répression n'arrête pas le mouvement. Il touche plusieurs centaines de lycées, gagne l'université du Mirail et Sciences Po Toulouse, et passe la frontière : des établissements se mobilisent en Belgique, notamment à Liège.

Le communiqué salue également les travailleurs qui « montrent déjà la voie ». Des professeurs et des AED se mobilisent avec leurs élèves. Au Havre, des raffineurs et d'autres salariés ont formé une chaîne pour protéger des lycéens de la police. La CGT Éduc'action appelle à une grève nationale le 6 octobre en soutien au mouvement.

Enfin, le communiqué relie cette répression à la politique d'un gouvernement « de plus en plus fébrile », qui prépare 54 milliards d'euros de coupes budgétaires pendant que les dépenses militaires augmentent. Sur les réseaux sociaux, les appels à manifester le 17 octobre contre le prix des carburants se multiplient. En 2018, les directions syndicales avaient laissé les Gilets jaunes seuls face à la police. L'UL en tire la leçon : elle appelle la CGT à prendre des initiatives dès le 6 octobre et à préparer le 17 dans les syndicats et les entreprises.

Cette prise de position de l'UL CGT Toulouse Sud pointe l'essentiel : si l'État réprime avec une telle férocité, c'est qu'il a peur de voir la révolte s'étendre. Car la colère des lycéens est aussi celle du reste de notre classe, celle des salaires rongés par l'inflation, du plein d'essence devenu impayable et des services publics sacrifiés pendant que les milliards vont à l'armée et aux grandes entreprises.

Le gouvernement veut écraser la jeunesse avant que cette colère ne trouve le chemin de la grève. Nous lui apportons toute notre solidarité, et nous le disons avec l'UL : c'est à l'ensemble du mouvement ouvrier de se tenir sans attendre à leurs côtés, pour que la solidarité avec la jeunesse devienne le point de départ d'une riposte commune.

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