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Répression historique : 1 949 jeunes et lycéens interpellés en moins de 24 heures

Thu, 01 Oct 2026 23:04:41 CEST

Révolution Permanente

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Si la police réprime brutalement la mobilisation lycéenne depuis qu'elle a commencé, ce jeudi 1er octobre marque un saut dans la répression du mouvement. Une journée de répression historique sous la Ve République.

Ce jeudi 1er octobre a été marqué par une nouvelle extension du mouvement lycéen : d'après FranceInfo, « 1027 établissements ont été concernés par une mobilisation. » La journée a été également marqué par un approfondissement des dynamiques de convergence entre le mouvement lycéen et les étudiants. Face à cette extension, le gouvernement a répondu avec une agressivité inédite, lâchant les forces de répression sur la jeunesse. En une seule journée, la police et les corps répressifs mobilisés « ont procédé à 1 949 interpellations ». Le ministère de la Justice explique encore que, depuis le début de la semaine, 1793 lycéens ont été gardés à vue.

Dès le début du mouvement, les jeunes mobilisés ont été confrontés à une répression déchaînée : une opération de terreur policière dans les quartiers populaires. Partout en France, la police a multiplié les charges, les tirs de gaz lacrymogène, les intimidations avec des LBD. Les CRS interpellent à la chaîne des adolescents avec des pancartes, voire les menacent avec leurs armes. Parfois, ils passent à l'acte : lundi 28 septembre, à Saint-Ouen-l'Aumône, la police a tiré une grenade à bout portant sur un lycéen.

Lundi, Laurent Nuñez s'est félicité d'avoir interpellé 164 jeunes. Depuis, le nombre d'interpellations n'a cessé d'augmenter de jour en jour. Ce jeudi, le nombre d'interpellé est douze fois supérieur : 1949. C'est trois fois plus que lors du 10 septembre 2025 (675). Plus que lors des révoltes après le meurtre de Nahel (1311, entre le 30 et le 1er juin 2023). Plus que n'importe quel acte des Gilets Jaunes (1723, le 8 décembre 2018). En fait, c'est le plus grand nombre d'interpellations en un jour depuis le 17 octobre 1961 lorsque l'État a arrêté environ 11 500 pour les enfermer dans des centres de rétention. Si la violence qui a frappé le mouvement aujourd'hui n'atteint évidemment pas le niveau d'intensité du massacre des Algériens, l'énormité du nombre d'interpellés témoigne du niveau de la répression du mouvement.

Le gouvernement est poussé dans ses retranchements : Lecornu a convoqué une cellule de crise, 400 lycées vont fermer vendredi 2 octobre. La surenchère répressive est sa seule issue pour tuer dans l'œuf la mobilisation. Nous apportons notre solidarité absolue avec l'ensemble des lycéens interpellés, gardés à vue, menacés, blessés. Et, à l'instar des centaines de lycéens qui se sont regroupés devant les commissariats ce jeudi, nous exigeons leur libération.

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