La Cour de Cassation valide l'extradition d'un antifasciste vers l'Allemagne : libérez Gino !
Wed, 30 Sep 2026 15:53:37 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLa Cour de cassation vient de valider définitivement l'extradition de Gino vers l'Allemagne où il risque jusqu'à 10 ans de prison et d'être livré à la Hongrie. Il peut désormais être arrêté à tout moment. Il y a urgence à se mobiliser pour sa libération immédiate et l'abandon de toutes poursuites visant les antifascistes.

Gino peut être arrêté à tout moment. La Cour de cassation vient de valider cet après-midi son extradition vers l'Allemagne, rejetant le pourvoi formé contre la décision de la cour d'appel de Paris du 19 août qui avait déjà autorisé cette extradition.
Deux ans : c'est la durée depuis laquelle il est poursuivi à travers toute l'Europe pour avoir participé à une mobilisation antifasciste à Budapest en février 2023 contre le « Jour de l'honneur », un rassemblement réunissant plusieurs centaines de néonazis européens. La Hongrie avait alors lancé une vaste offensive judiciaire : 14 mandats d'arrêt européens et 18 antifascistes poursuivis.
Arrêté par les autorités françaises obéissantes du gouvernement hongrois en novembre 2024, Gino avait déjà passé quatre mois à Fresnes, avant que la justice française refuse son extradition vers la Hongrie au regard des « risques graves de violation de ses droits fondamentaux ».
Mais la traque policière et judiciaire ne s'était pas arrêtée là, et Gino avait de nouveau été poursuivi sur la base d'un mandat d'arrêt allemand portant sur les mêmes faits - révélant une coordination étroite entre les autorités hongroises et allemandes et la complicité absolue de ces dernières dans cette criminalisation.
Et cette fois, la justice française vient de confirmer sa remise à l'État allemand, où Gino risque jusqu'à 10 ans de prison, et surtout de pouvoir être livré à son tour à la Hongrie où il encourt jusqu'à 24 ans d'emprisonnement. Risque qui est déjà devenu une réalité pour Maja, militant·e antifasciste que l'Allemagne a déjà allégrement livré à la Hongrie, où iel a été condamné·e à 7 ans de prison dans des conditions de détention assimilables à de la torture blanche, condamnation définitivement confirmée en appel ce matin.
En clair : quand un État refuse de livrer Gino, un autre prend le relais pour permettre sa poursuite. Une répression rendue possible par la coordination méthodique des appareils judiciaires européens qui permet de traquer et de poursuivre les militants antifascistes au-delà des frontières.
Une logique qui dépasse d'ailleurs largement les frontières européennes, comme le montre la volonté des États-Unis de renforcer la coordination internationale contre la gauche et les mouvements sociaux.
La décision de la Cour de cassation est gravissime, parce qu'elle ouvre donc la voie à l'arrestation immédiate de Gino à partir de maintenant pour le remettre à l'Allemagne. A l'image de la tribune signée par plus de 300 personnalités du monde culturel et politique la semaine passée, il faut refuser exiger la fin de l'acharnement judiciaire contre les réprimés de l'affaire de Budapest et tous les antifascistes.
Nous devons faire front pour empêcher son arrestation et obtenir l'abandon immédiat des poursuites. Liberté pour Gino ! Libérez Maja ! Libérez tous les antifascistes !