Retour

29 Septembre. À Paris, étudiants et lycéens unis et déterminés en tête de cortège

Wed, 30 Sep 2026 18:20:00 CEST

Révolution Permanente

Ouvrir l'original

Mardi 29 septembre, dans la capitale, des centaines de lycéens et étudiants ont manifesté en tête du cortège parisien, dans le cadre de la journée de mobilisation nationale appelée par l'intersyndicale. Incarnant un front commun contre la logique de grèves sectorielles et isolées, ils ont fait déborder cette journée routinière et ont incarné un pôle combatif aux côtés des pompiers et des enseignants.

Ce 29 septembre a eu lieu une journée nationale de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale de la fonction publique. À Paris, des centaines de jeunes, lycéens et étudiants de dizaines d'établissements ont manifesté en tête de la manifestation, pour incarner un pôle je jeunesse contre des conditions d'études désastreuses, les violences policières que subissent les lycéens mobilisés depuis plusieurs jours, et les politiques racistes du gouvernement.

Alors que des centaines de lycéens bloquent leurs établissements depuis plusieurs jours contre le manque d'avenir qu'on leur réserve, a volonté derrière un tel cortège est d'incarner la coordination des différents secteurs en lutte en Île-de-France : lycéens, personnels, enseignants et étudiants. C'est au total un millier de jeunes qui étaient réunis en tête de cortège, regroupant les lycéens de Paul Eluard, Suger, Blaise Cendrars, mais aussi des lycées parisiens comme Hélène Boucher ou Simone Weil, entre autres. Les principales universités d'Ile de France étaient aussi présentes dans le cortège, des étudiants de Paris 1, Paris 4, Nanterre, UPC, Villetaneuse, Paris 8, Sorbonne Nouvelle, se sont joint aux lycéens mobilisés.

Les noyaux mobilisés des lycées en lutte, les comités d'action contre Bienvenue en France dans les universités, et les militants du Poing Levé ont pris l'initiative de se coordonner pour se retrouver en tête de la manifestation et déborder la date de l'intersyndicale. Des étudiants et des militants du Poing Levé ont donc rejoint les lycéens sur leurs blocus le matin pour faire front ensemble contre la répression et dans le but de rejoindre la manifestation ensuite.

Dès le matin, les lycéens bloquaient leur bâtiment dans plusieurs villes comme à Saint Denis notamment, ou les lycéens de Paul Éluard aux côtés des personnels et professeurs en grève, dénonçaient le manque de moyens et l'acharnement répressif raciste dont ils sont victimes :

La répression policière n'a en effet pas tardé à sévir, avec au total 440 interpellations de lycéens mobilisés dans toute la France. Mais loin de décourager les lycéens, cet acharnement contribue à renforcer la colère et étendre la mobilisation. Pour preuve, les 180 lycées mobilisés lundi 28 ont vu leur chiffre considérablement augmenter pour atteindre un total de 416 établissements bloqués le mardi 29 septembre. Ce 30 septembre, les blocages continuent, avec partout l'idée de « rester en blocus aussi longtemps qu'il le faut jusqu'à ce qu'on nous écoute. » :

Depuis leurs lycées, les lycéens et étudiants qui étaient sur place pour les soutenir ont donc organisé des départs communs en délégations pour se retrouver à la manifestation. Très vite, les délégations des différents lycées d'Île-de-France ont rejoint les étudiants de Paris 1 et les autres universités du secteur se sont jointes au cortège qui à pris la tête de la manifestation. En l'espace de vingt minutes, derrière des mots d'ordres contre la répression, contre l'extrême droite, et contre les politiques racistes du gouvernement, s'est formé en tête de cortège un symbole de convergence et d'unité exemplaire entre les différents secteurs mobilisés de la jeunesse d'Ile de France.

Cette unité montre une convergence de la colère qui s'exprime depuis une semaine sur les lycées avec celle qui est en germe depuis la rentrée dans les universités. Cet exemple doit être un point d'appui pour construire une jonction consciente des étudiants aux côtés des lycéens. Alors que la répression se poursuit et s'accentue contre les lycéens mobilisés, avec un jeune blessé à l'œil à Tours par un LBD, le mouvement étudiant doit faire front aux côtés du mouvement lycéen, le protéger face à la répression et le soutenir pour renforcer la mobilisation.

/ / / / / /