« Toutes ses dents sont cassées » : la police tire une grenade à bout portant sur un lycéen
Tue, 29 Sep 2026 11:42:23 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalCe lundi matin à Saint-Ouen-l'Aumône, la police a tiré sur un lycéen au lance-grenade, en plein visage et à seulement quelques dizaines de centimètres de lui. Un énième cas de violences policières pour écraser la mobilisation lycéenne en cours.

Ce lundi a débuté une nouvelle semaine de mobilisation, lancée depuis un établissement de Créteil (94), contre le manque de moyens dans les lycées des quartiers populaires et plus largement contre l'avenir de misère que promet le gouvernement à la jeunesse.
Une mobilisation violemment réprimée, comme en témoigne de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux et les 164 interpellations annoncées lundi soir. C'est notamment le cas d'une vidéo prise à Saint-Ouen l'Aumône (95), non loin le lycée professionnel du Château d'Épluches où les lycéens bloquaient leur établissement pour dénoncer des emplois du temps intenables, les « stages non rémunérés » ou encore la « vétusté du matériel ». Sur les images, on peut voir des policiers tirer une grenade à bout portant sur un adolescent mobilisé. Ce dernier reçoit le projectile en plein visage avant de s'effondrer, puis de convulser au sol.
🔴 Saint-Ouen l'Aumône : La police TIRE une GRENADE à BOUT PORTANT sur un jeune
Les policiers ont tiré à bout portant sur un jeune qui s'effondre en convulsant. La police est prête à tout pour RÉPRIMER les lycéens alors que plusieurs lycées du 93 et du 95 se sont mobilisés. pic.twitter.com/cy74jDxmNC
— Révolution Permanente (@RevPermanente) September 28, 2026
La mère de l'adolescent témoigne au Parisien : « Il a la bouche défoncée. Toutes ses dents du haut sont cassées, comme en arc de cercle. En bas, on ne sait même pas encore ce qu'il lui reste ». Son fils est pour l'heure toujours pris en charge au centre hospitalier de Pontoise. Ces événements sont profondément choquants et scandaleux, mais ils sont surtout symboliques de la politique du gouvernement à l'égard de la colère des lycéens : réprimer dans le sang pour étouffer la mobilisation.
Face au déchaînement de la violence d'État sur la jeunesse des quartiers populaires, il est nécessaire d'apporter nos soutiens aux victimes de violences policières et à toutes celles et ceux qui sont interpellés pour le simple fait de se révolter pour obtenir de meilleures perspectives d'avenir que celles que promettent les classes dominantes. L'ensemble du mouvement ouvrier doit soutenir les lycéens mobilisés, et exiger la relaxe et l'abandon des poursuites pour les réprimés. Surtout, il est nécessaire de faire front le plus largement possible – élèves, professeurs, AED, parents, étudiants – pour arracher des revendications d'urgence face à la crise sociale qui frappe les établissements scolaires des quartiers populaires.