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Rennes : 3 lycées bloqués en solidarité avec les lycéens réprimés par la police

Tue, 29 Sep 2026 19:08:41 CEST

Révolution Permanente

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Ce mardi 29 octobre, les lycées Jean Macé, Bréquigny et Émile Zola à Rennes étaient bloqués. Les élèves se mobilisaient en solidarité avec la répression subie par les lycéens de Seine-Saint-Denis, mais aussi contre les coupes budgétaires et pour l'amélioration des conditions d'étude.

Ce mardi 29 octobre, les lycées Jean Macé, Bréquigny et Émile Zola à Rennes étaient bloqués par les élèves. Dès 6h30, une cinquantaine de lycéens par établissement ont commencé à organiser le blocage, rejoints par des centaines d'autres plus tard dans la matinée. Alors qu'une grève était appelée aujourd'hui dans la fonction publique, des enseignants et des assistants d'éducation (AED), étaient également présents, comme devant le lycée de Bréquigny, pour se joindre aux revendications des élèves et les protéger en cas de répression policière.

Les raisons de la colère : coupes budgétaires, classes surchargées, Parcoursup, mais aussi solidarité face à la répression et avec les étudiants étrangers

Au micro de Révolution Permente, Sasha*, élève au lycée Jean Macé raconte : « on a des journées plus longues que certains travailleurs pendant la semaine, Parcoursup qui installe une sélection injuste, [...] des classes de 35 avec parfois pas de profs dans certains lycées alors qu'on a le bac à la fin de l'année. » Éléonore, lycéenne à Bréquigny, nous décrit une situation similaire, en particulier sur les classes de 35 élèves « c'est pas possible, nous on travaille dans le bruit tout le temps c'est pas possible, et pour les profs travailler dans ces conditions là c'est pas possible non plus. »

Des revendications similaires à celles des enseignant-es, qui ont aujourd'hui exprimé leur solidarité avec leurs élèves. Sylvain*, enseignant au lycée Jean Macé, explique que si des personnels se sont mobilisés ce matin, c'est « contre les coupes budgétaires dans la fonction publique qui sont énormes, [..] l'éducation nationale avec 4000 postes en moins en France, 131 en moins dans les collèges et lycées en Bretagne. »

L'importance de la mobilisation s'explique aussi par la solidarité des élèves face à la répression subie par les lycéens de Seine-Saint-denis, comme nous l'explique Sylvain : « il y a beaucoup plus de gens mobilisés que d'habitude, notamment à cause de ce qui s'est passé à Paris. » Même son de cloche à Bréquigny, où Hamza nous dit qu'« on est mobilisé parce qu'on nous écoute pas assez quand on a des revendications, je trouve qu'on nous laisse trop de côté. »

Dans les tracts distribués par les lycéens devant le blocage, les mots d'ordre revendiquent également la solidarité avec les étudiants étrangers, qui subissent de plein fouet les politiques racistes du gouvernement avec la fin des APL ou encore les frais d'inscription différenciés à l'université.

Les lycéens s'organisent pour construire une mobilisation coordonnée, les différents secteurs mobilisés doivent maintenant s'organiser pour la suite !

Ce mouvement montre la capacité importante d'auto-organisation des lycéens, comme nous l'explique Sylvain « il y a eu des groupes Snap créés avec des centaines de lycéens, ce qui n'était jamais arrivé », avec une volonté d'arriver à massifier la mobilisation « on bloque aussi pour permettre à tous les lycéens d'aller en manifestation ».

Les lycéens mobilisés ce 29 septembre montrent l'exemple : face aux mesures austéritaires, face aux lois racistes et face à la répression brutale du gouvernement, soyons nombreux à nous mobiliser dans les manifestations mais aussi sur nos lieux de travail et d'étude. Nous devons construire une mobilisation capable de faire reculer le gouvernement, d'exiger l'amélioration des conditions d'études de la primaire à l'université, et la fin de la sélection sociale et raciste à l'université avec notamment le retrait du décret sur les frais différenciés.

Pour discuter des suites de la mobilisation, et faire le lien entre la mobilisation lycéenne et le mouvement étudiant, une assemblée générale se tiendra le mercredi 30 septembre à 12h30 à l'Université Rennes 2, dans le hall du bâtiment L !

*Les prénoms ont été modifié

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