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Billet. Saint-Denis : une police enragée contre les lycéens

Mon, 28 Sep 2026 22:14:06 CEST

Révolution Permanente

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À Saint-Denis, la mobilisation des lycées a de nouveau été accueillie ce matin par une énorme répression policière, à base de LBD, d'interpellations, de matraques, gaz et placages au sol d'enfants. Une séquence qui montre, une fois encore, la brutalité de la violence d'État contre la jeunesse des quartiers populaires.

C'est une nouvelle semaine de mobilisations qui a débuté dans les lycées ce lundi matin, après une semaine où de nombreux jeunes, accompagnés de leurs professeurs et AED, ont bloqué leurs établissements pour exiger les moyens d'étudier dignement et refuser l'avenir de misère qu'on leur prépare, y brandissant aussi des drapeaux aux couleurs de la Palestine les massacres et les pluies de bombes toujours en cours.

Et comme la semaine passée, comme à chaque fois que la jeunesse des classes populaires se soulève, la police était là dès la première heure pour la casser et la terroriser. Avec comme pointe avancée Saint-Denis, où elle a passé plusieurs heures à tabasser et gazer des lycéens, c'est-à-dire des jeunes de 14 à 17 ans. Les images qui ont déjà fusé partout montrent des interpellations ultra-violentes et des placages au sol par des policiers radicalisés, les quartiers populaires étant toujours le laboratoire de la violence raciste de l'État. A la fin de cette journée placée sous le signe des violences policières, Laurent Nuñez revendiquait 164 interpellations.

Et dès 8 heures du matin, on voyait la police déjà lancer des grenades lacrymo sur les élèves rassemblés devant Paul Eluard, à Saint-Denis, et saisir brutalement au moins un lycéen par la nuque avant de l'interpeller, comme le racontent des camarades du jeune sur place : « Ils ont pris un mec au hasard et ils l'ont emmené gratuitement, comme ça. Ils sont venus, ils ont poussé tout le monde et ils sont partis. Ils l'ont pris au hasard pour nous choquer ! ». Tout comme au lycée Suger où la police nationale, la police municipale et la BAC, dont certains armés de LBD, ont aussi réprimé à coups de gaz et à nouveau rempli les geôles du commissariat de la ville de lycéens mobilisés.
Tout ça alors qu'en parallèle, leurs collègues déployés à Saint-Ouen l'Aumône tiraient une grenade lacrymo à bout portant sur un jeune qui s'est effondré au sol en convulsant.

Pendant que Bally Bagayoko et La France insoumise ont certes dénoncé la répression mais tout en appelant les jeunes au calme devant Paul Eluard comme devant Suger (en reprenant, finalement, la méthode dictée par le commissaire de police vendredi), il faut précisément faire l'inverse : continuer à se mobiliser contre les conditions de vie et d'enseignement déplorables et dénoncer fermement l'ensemble des violences policières et judiciaires, contre lesquelles nous n'arrêterons jamais de nous battre.

Comme le dit une pancarte tenue par une lycéenne à Sarcelles, contre un gouvernement qui « arme le pays et désarme notre avenir », la seule manière de se battre, c'est par l'unité de la mobilisation de toutes les organisations lycéennes, étudiantes, de parents, de travailleurs, comme on en a vu une puissante illustration à Paul Eluard ce matin, avec des professeurs et des AED qui ont monté une chaîne pour défendre les lycéens contre la répression brutale des forces de répression, puis en dégageant ensemble le média d'extrême droite Frontières sur place. Une mobilisation qui exige notamment de désarmer totalement de la police, et de la dégager une fois pour toutes de nos écoles et de nos quartiers.

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