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« Ils ont raison de lutter ! » : à Saint-Denis, un rassemblement de soutien face à la répression des lycéens

Sun, 27 Sep 2026 20:56:35 CEST

Révolution Permanente

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Ce vendredi 25 septembre, un rassemblement était appelé devant le commissariat de Saint-Denis, après l'arrestation de plusieurs élèves dans le cadre des blocus lycéens. Les soutiens ont dénoncé la répression et exprimé leur solidarité avec les revendications des jeunes mobilisés.

Une centaine de personnes, dont des lycéen.nes, étudiant.es, personnels de l'éducation et parents d'élèves se sont réunies en soutien aux lycéens réprimés dans le cadre des blocus pour dénoncer les conditions d'études dans les quartiers populaires.

Ce rassemblement intervenait après le choc qu'a engendré la répression violente subie par les lycéens cette semaine. Des élèves ont bloqué plusieurs dizaines de lycées de quartiers populaires d'Île-de-France, pour dénoncer des conditions d'études très dégradées et le manque total de perspectives d'avenir pour les élèves. La réponse adressée à la mobilisation a été une répression policière scandaleuse, avec plusieurs élèves placés en garde à vue, notamment à Saint-Denis, des violences policières avec des charges et l'usage de gaz lacrymogène. En particulier, des élèves du lycée Paul Eluard, ont été placés en garde à vue alors qu'ils se mobilisaient ce vendredi 25 septembre.

A l'origine de l'appel au rassemblement : « le lycée le mieux doté du 93 l'est toujours moins que les lycées parisiens. Les conditions n'ont pas changé et on réprime les élèves mobilisés contre la misère. Nous sommes de tout cœur avec les lycéens et nous exigeons leur libération ! ».

Elsa Marcel, avocate, militante au Collectif d'action judiciaire et élue Révolution permanente au conseil municipal de Saint-Denis a dénoncé les violences policières dont sont victimes les jeunes des quartier populaires, y compris de la part de la police municipale de Saint-Denis. « Quand les lycéens des quartiers se mobilisent, la répression est brutale. La police municipale a intimidé les élèves de Bartholdi. Il y a eu des violences graves au commissariat de Saint-Denis : un élève a été tabassé la nuit ! »

Au nom du Poing Levé Paris 8 à Saint Denis, Alexis a souligné l'absence de perspective d'avenir des lycéens mobilisés : « les élèves me disent tout le temps qu'ils ont peur de ne pas avoir de place à Paris 8 et on les réprime quand ils se révoltent pour un autre avenir. Ils ont raison de lutter ! »

D'autres organisations étaient présentes telles que LFI, représentée par l'adjoint au maire Landry Ngang, la FCPE (représentante des parents d'élèves) et la CNT.

Alors que la seule réponse accordée au mouvement lycéen est celle de la brutalité policière, les élèves, soutenus dans certains établissements par des enseignant-es, appellent via des publications sur les réseaux sociaux à étendre le mouvement. Des blocages lycéens sont prévus lundi et mardi ainsi que des assemblées générales dans plusieurs villes du 93 et du 95 le mardi 29 septembre, journée nationale de mobilisation contre la casse des services publics, encore amplifiée par le budget austéritaire pour 2027. Face à la répression, et alors que les élèves défendent aujourd'hui des revendications qui sont, pour beaucoup, aussi celles de leurs enseignant-es, il est essentiel que nous apportions le soutien le plus large possible aux élèves mobilisés !

Le contexte social voit le retour de la colère dans la rue, que ce soit à travers la journée de grève appelée pour le 29 septembre, l'appel au retour des gilets jaune le 17 octobre, et aujourd'hui les mobilisations lycéennes. La semaine du 28 septembre, avec pour point de lancement la journée du 29, peut ainsi devenir une semaine de mobilisation dans laquelle les secteurs lycéens, de la jeunesse et de la fonction publique se rejoignent, alors que la colère lycéenne se répand sur le territoire et que les travailleurs de la CGT-RATP ont déposé un préavis de grève illimitée à compter de lundi 28 septembre 19h. Dans un contexte où les attaques et la répression se multiplient de toute part, il est en effet essentiel de faire front ensemble.

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