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Des usines du Thouarsais aux casernes de pompiers : la colère des travailleurs se montre dans les Deux-Sèvres

Sat, 26 Sep 2026 19:00:21 CEST

Révolution Permanente

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Salaires, conditions de travail, effectifs et restructurations : dans ces derniers jours dans les Deux-Sèvres, les travailleurs et travailleuses se mobilisent. À l'approche du 29 septembre, ces luttes pourraient converger pour construire un rapport de force collectif.

La réalité du monde du travail finit toujours par percer le vernis institutionnel. Depuis plusieurs semaines, les Deux-Sèvres ne font pas exception à la vague de mécontentement qui traverse le pays. Du bassin industriel de Thouars et d'Airvault jusqu'aux casernes du SDIS 79, les travailleurs et travailleuses se mobilisent : face à l'inflation, au mépris patronal et aux coupes budgétaires, la réponse ne peut être que collective et offensive face au choc des restructurations !

Sur le terrain industriel, les tensions s'accumulent. Dans le Thouarsais, la situation chez CCE Shisler illustre les pressions quotidiennes et à fait l'objet d'une grève : cadences, précarité et salaires qui stagnent face au coût de la vie.

Quelques kilomètres plus loin,la cimenterie Calcia (Heidelberg Materials) à Airvault subit les contrecoups des restructurations. Les débrayages et appels à la grève sur le site témoignent du refus des salariés de payer la facture des arbitrages financiers de la direction.

Les travailleurs d'Airvault et de Thouars exigent des augmentations nettes des salaires, de vraies garanties sur l'emploi et des conditions de travail dignes.

Chez les pompiers du SDIS 79, ça bouge aussi et la colère gronde après un été caniculaire qui a nécessité un investissement humain de tous les instants.

La dégradation des conditions de travail atteint un seuil critique. Entre le manque chronique d'effectifs, l'explosion des interventions pour pallier la désertification médicale et les gardes à rallonge, les agents du SDIS 79 dénoncent le mépris de la hiérarchie et des autorités locales. Ils refusent de sacrifier leur santé et la sécurité des habitants sur l'autel de l'austérité budgétaire.

À cette précarité au travail s'ajoute la pression de la vie chère au quotidien. Dans un département rural comme les Deux-Sèvres, où la voiture est une obligation pour aller travailler ou faire ses courses, la nouvelle envolée du prix de l'essence frappe directement les ménages populaires au portefeuille.

Pendant que l'État prétend ne pas avoir d'argent pour bloquer le prix des carburants à la pompe ou revaloriser les grilles salariales, les milliards coulent à flots pour la course à la militarisation et l'économie de guerre. Le budget des armées s'envole pendant que les hôpitaux, les casernes et les écoles manquent de tout. C'est la même logique qui prévaut : faire financer le réarmement par la classe laborieuse et ses secteurs les plus précarisés.

La journée de grève et de manifestation du 29 septembre constitue une étape décisive pour lier ces colères. Séparés, les patrons et le gouvernement nous ignorent. Mais lorsque les ouvriers de la cimenterie ou de la métallurgie débraillent aux côtés des pompiers, des enseignants et des soignants, le rapport de force bascule.

Il faut lier les revendications du privé et du public dans la rue. Ce 29 septembre, il faut être nombreux dans les cortèges à Niort ou à Thouars : ce n'est pas une option, c'est une nécessité. C'est par le nombre et le blocage de l'économie que nous imposerons l'augmentation générale des salaires, le blocage des prix de l'énergie et des carburants, ainsi que l'arrêt du gâchis militaire au profit de nos services publics.

Toutes et tous en grève et dans la rue le 29 septembre !

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