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29 septembre : les travailleurs des énergies renouvelables mobilisés contre la casse du secteur

Thu, 24 Sep 2026 15:18:56 CEST

Révolution Permanente

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Ce 29 septembre, à Paris et à Montpellier, deux rassemblements sont appelé par les CSE des entreprises des énergies renouvelables. Alors que les organisations patronales du secteur rencontreront des représentants politiques, les salariés ont décidé de faire entendre leurs revendications face aux offensives qui les frappent.

Ce 29 septembre le patronat des énergies renouvelables sera au complet : directrice des infrastructures de ENGIE, présidente de Enedis et la RTE, consultants et autres responsables participent à un colloque pour discuter de la rentabilité des énergies renouvelables et de leur rôle dans la souveraineté énergétique française. La journée sera clôturée par un oral des candidats à la présidentielle animé par deux sarkozystes historiques désormais convertis au macronisme : Hedwige Chevrillon et Bruno Jeudy. Sur le modèle du débat devant le Medef fin août, l'exercice devrait être l'occasion pour les candidats de se porter garant de leurs intérêts.

Derrière le champagne et les petits fours de ces rencontres, la situation du secteur est dramatique pour les travailleurs. Alors que 1000 postes sont supprimés dans des PSE, Sud Energies estime qu'au moins 15 000 emplois directs et indirects sont en train d'être supprimés. Ces suppressions de postes sont dues à la surproduction périodique d'électricité par rapport à la demande. En fonction de celle-ci, le nombre d'employés du secteur fluctue radicalement depuis les années 2010. En 2011, les 32 000 salariés dans les énergies renouvelables ont été réduit à 12000 en 2012, puis 4600 en 2016, pour remonter progressivement à 27 500 en 2023.

La précarisation de l'emploi dans le secteur est le fruit d'un marché de l'énergie et d'une industrie taillés sur les besoins du patronat et des actionnaires. « On vire maintenant pour réembaucher plus tard, les salariés sont la variable d'ajustement du patronat des énergies renouvelables, c'est le moyen de conserver leurs profits » confie Tom, syndicaliste de Sud Energie. « Ceux qui restent dans les équipes sont surchargés de travail sans savoir si le projet qu'ils développent depuis des mois sera finalement mis en place ou jeté à la poubelle en fonction des décisions de l'État » poursuit-il. Cette situation conduit à une multiplication de dépressions, de burn-out et une perte de sens : « on constate beaucoup d'arrêts, de gens qui ne peuvent pas se projeter dans leur vie qui est conditionné à la survie du secteur et là-dessus il y a une incertitude complète ».

Dans ce contexte, les salariés du secteur ont décidé de faire entendre leurs propres revendications à l'occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre : maintien des emplois et une vraie planification énergétique. Sud Energie et la CGT défendent quant à eux, un statut commun de tous les travailleurs de l'énergie, une revendication qu'ils partagent avec les énergéticiens mobilisés la semaine dernière pour la conservation du tarif agent, un acquis du longue date issu des mobilisations. Au sujet de la survie du secteur, la CGT propose une nationalisation, et Sud energie une socialisation de l'énergie, c'est-à-dire un service public géré par les travailleureuses et les usagers.

Pour lutter contre les licenciements, il nous faut créer dans la rue un arc de force suffisant pour faire reculer le gouvernement et l'austérité qu'il impose à tous les secteurs, et en particulier les secteurs publics ou ceux qui dépendent des financements de l'état comme c'est le cas des énergies renouvelables. Dans cette optique, et alors que la polémique sur le coût de la vie enfle, le plafonnement des prix de l'électricité, une revendication historique des énergéticiens, est plus que jamais à l'ordre du jour.

Enfin, le 29 septembre étant aussi une journée de grève et de mobilisation appelée par les syndicats de la fonction publique, rejoint par les pompiers en manque de moyens face aux incendies, il nous faut aspirer à une convergence de l'énergie avec cette mobilisation, pour poser la question d'à quelle société on aspire contre leur projet austéritaire, militariste et mortifère, qui continue de plonger notre camp social dans une précarité toujours plus aigüe.

Rendez-vous, à Paris, 12h à la Cité des sciences, devant le colloque du syndicat des énergies renouvelables et à Montpellier à 11h, Place des martyrs de la résistance puis aux manifestations de la journée.

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