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Frais différenciés et préférence nationale : construire une riposte d'ensemble contre « Bienvenue en France »

Wed, 23 Sep 2026 20:38:43 CEST

Révolution Permanente

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Avant l'été, le gouvernement a imposé le décret « Bienvenue en France », qui prévoit une hausse massive des frais d'inscription pour les étudiants étrangers non européens. Pour contrecarrer les plans de la bourgeoisie, qui veut accélérer l'exclusion des classes populaires des facs, le mouvement étudiant doit se préparer à la confrontation en s'appuyant sur les mobilisations des 29 septembre et 17 octobre.

Mardi 19 mai 2026, le gouvernement français a déclaré la guerre à des dizaines de milliers d'étudiants étrangers extra-européens. Il a publié au Journal Officiel le décret visant à restreindre le nombre d'exonérations de leurs frais d'inscription. Alors qu'ils étaient exonérés en grande majorité, le texte impose un taux maximum de 30% pour l'année universitaire 2026/2027, et de 25% pour 2027/2028. Le décret « supprime les exonérations qui étaient d'ordre général ou catégoriel, pour ne conserver que celles fondées sur la situation personnelle de l'étudiant », selon les mots du ministre de l'Enseignement supérieur.

Seule une minorité des étudiants peut donc être exonérée, et les conditions d'une telle possibilité restent floues et arbitraires. Philippe Baptiste le formule clairement : « La règle, ce sont les droits différenciés, et l'exception c'est l'exonération ». Désormais, les étudiants étrangers « extra-communautaires » doivent donc payer 2.895€ une année de licence, et 3.941€ une année de master pour étudier en France. Ce décret découle directement de la réforme « Bienvenue en France » initialement prévue en 2019, mais son application nationale avait été empêchée par la mobilisation étudiante de l'époque. Avec ce décret, l'objectif du gouvernement est d'empêcher les contournements du texte par une majorité de présidences d'universités, qui continuaient à exonérer 90% des étudiants étrangers hors-Union européenne.

Une mesure de préférence nationale qui vise à exclure de dizaines de milliers d'étudiants étrangers des bancs de l'université

La mise en place de « Bienvenue en France » répond à plusieurs objectifs de la bourgeoisie. Il sert d'abord ses intérêts impérialistes et coloniaux. Les critères d'exonération sont réduits et encadrés pour que l'accueil d'étudiants étrangers serve à renforcer la domination de la France sur ses anciennes colonies, en les utilisant comme monnaie d'échange. Le décret stipule que, dans le cadre d'un « accord de coopération » entre deux universités, les étudiants sont exonérés uniquement si l'accord est réciproque. Cela force les pays semi-coloniaux à signer davantage d'accords bilatéraux avec la France, afin qu'une partie de leurs étudiants soit formée en France, en contrepartie de « liens politico-économiques ».

Dans la droite lignée du durcissement de l'obtention de visas étudiants et de la suppression des APL pour les étudiants étrangers, le décret a pour objectif d'empêcher la venue de milliers de jeunes qui rêvent de pouvoir étudier en France, les mêmes qui souhaitent sortir d'une situation de misère liée directement à la domination de la France sur leur pays d'origine. Celle-ci pille les sols et les richesses, exploite les travailleurs sur place, puis les empêche de venir étudier et trouver un emploi sur son territoire.

La crise de Ceuta, durant laquelle des dizaines de milliers de Marocains ont tenté de franchir la frontière avec l'État espagnol pour échapper à la misère, en est une illustration. Il existe des « bons » et des « mauvais » passeports, qui déterminent nos possibilités de voyager, étudier, et travailler. Dans le cas de « Bienvenue en France », les étudiants français et européens peuvent aller étudier où ils le souhaitent. Par contre, la France restreint les visas, sélectionne les étudiants en fonction de leur nationalité, et les oblige à payer des frais différenciés, en décalage total avec le niveau de vie de leur pays d'origine. En plus de devoir se nourrir, payer leur loyer, ils et elles doivent parfois soutenir financièrement leur famille, sans avoir le droit aux bourses ni aux logements du CROUS.

« Imagine-nous, étudiants étrangers, qui avons quitté nos familles pour avoir un avenir meilleur, pour étudier et aider notre famille parce qu'ils comptent sur nous et qu'ils n'ont pas beaucoup d'argent. (…) Chaque jour, je m'endors et je me réveille en pensant à cette loi qui vise à séparer les étudiants étrangers des étudiants européens, à nous montrer qu'on n'est pas vraiment considérés comme étudiants. » témoigne Awa, étudiante à l'université de Toulouse. Alpha, étudiant guinéen à Paris 8, dénonce également la responsabilité des multinationales qui pillent l'Afrique dans l'avenir de misère qui est réservé à une majorité de jeunes là-bas : « J'ai vu plus de camions Bolloré en Guinée qu'en France. Ce milliardaire détient le port de Guinée, il mène des déforestations intensives. Mais selon lui, ce sont les étrangers qui profitent de la France. Moi, j'ai le droit à aucune aide, ni chômage ni APL. Alors qui profite le plus ? »

Les étudiants issus des pays d'Afrique, qui représentent plus de la moitié des étudiants étrangers en mobilité internationale en France, sont les premiers concernés par ces restrictions [1]. Sélectionner et exclure les étudiants africains de France pour servir plus directement ses intérêts est un objectif au long-court pour la bourgeoisie française. Comme l'expliquent les chercheurs Hugo Bréant et Hicham Jamid, « dès 2011, l'Afrique a été la première région d'origine des étudiant·es confrontée à une diminution des visas pour études et, donc, des effectifs étudiants. Si le nombre d'étudiant·es africain·es partant étudier à l'étranger ne cesse d'augmenter, la part de celles et ceux accueillis en France ne cesse de décroître, passant d'un tiers [dans les années 2000] à moins d'un quart [en 2018] » [2].

La bourgeoisie veut faire de « Bienvenue en France » un moyen de préparer idéologiquement la jeunesse française et européenne au monde de demain, peuplé de guerres et de conflits à l'international, pour servir ses intérêts impérialistes. À l'aune de grandes tensions géopolitiques, elle veut leur faire intégrer le principe de préférence nationale et de différence avec les étudiants étrangers « extra-communautaires ». Étudier en France devrait être un droit pour toutes et tous, sans limite de nationalité et d'origine, mais la bourgeoisie française entend en fait un privilège pour certains. Et elle ne s'arrête pas là.

Rendre université payante à l'ensemble des étudiants, pour servir les intérêts privés

De la même manière que les étudiants étrangers ont été les premiers à subir la suppression des APL en juillet dernier avant l'annonce surprise de la suppression des APL pour 200 000 étudiants à la rentrée, « Bienvenue en France » pave la voie à une généralisation pour toutes et tous de la hausse des frais d'inscription à l'université. C'est ce que préconise un rapport sénatorial publié en septembre qui propose de faire payer à toutes et tous une année de licence à 900 euros et une année de master à 1300 euros, ainsi que le Medef, syndicat des patrons. Il tarde en effet au patronat français de pouvoir exploiter toujours plus une jeune main d'œuvre qui n'aura pas pu accéder aux études faute de moyens.

« Bienvenue en France » est la pointe avancée du projet de restructuration à marche forcée de l'enseignement supérieur, pour le mettre plus directement au service de ses intérêts militaires et des intérêts du patronat. Le gouvernement veut rendre l'université payante progressivement : d'abord pour les étudiants étrangers, puis pour l'ensemble des étudiants, français et européens. Les attaques que nous connaissons contre le mouvement étudiant ne dépendent pas d'une volonté ou du programme politique du gouvernement actuel, mais d'objectifs plus larges de la bourgeoisie : une université fermée aux étudiants précaires, toujours plus élitiste et sélective, qui laisse sur le bas-côté celles et ceux qui n'ont pas le « bon » passeport, les moyens ni le niveau. À l'aune d'une séquence où la bourgeoisie a besoin d'avancer dans sa réforme structurelle de l'université, elle cherche à tester la combativité de la jeunesse dans la lutte contre « Bienvenue en France ». Si cette réforme initialement prévue en 2019 n'a jamais été appliquée, c'est parce que le régime craignait les représailles étudiantes au lendemain du mouvement contre Parcoursup, et à juste titre. Les classes dominantes entendent mener une véritable bataille idéologique, en transformant la conception même de l'université que se fait la jeunesse, en en normalisant le fait de devoir payer pour étudier.

En Italie, dans l'État espagnol et ailleurs, les étudiants payent des dizaines de milliers d'euros pour étudier, ce qui représente un problème important d'accès à l'université pour les classes populaires de ces pays. Le faible coût d'entrée à l'université française, même s'il représente déjà un coût non négligeable pour beaucoup d'étudiants, est une spécificité française. Le mouvement contre la loi Devaquet de 1986, la lutte contre le Contrat Première Embauche en 2006, ou plus récemment les mobilisations contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) ont été des exemples marquants de la capacité du mouvement étudiant à empêcher la bourgeoisie de faire passer ses attaques contre l'université publique.

Aujourd'hui, l'avenir de l'université en France est entre les mains du mouvement étudiant. Soit la jeunesse laisse passer cette attaque, soit elle s'y affronte et arrache sa suppression. Dans le premier cas, le signal envoyé à la bourgeoisie est très dangereux. Il signifie qu'elle a la possibilité de lancer de telles offensives sans un mouvement massif d'opposition. Dans le deuxième cas, le signal est tout autre, et signifie que la mobilisation peut faire reculer la bourgeoisie : en 2019, le mouvement étudiant a obtenu la non-application de la loi, et il se bat aujourd'hui pour son retrait, afin que les étudiants étrangers « extra-communautaires » aient le droit d'étudier comme leurs camarades français et européens.

Le retour de cette réforme raciste est également une revanche directe des classes dominantes françaises contre le mouvement de solidarité international avec la Palestine. De Sciences Po aux campus étasuniens, les étudiants étrangers ont joué un rôle de premier plan dans ces mobilisations, depuis le début du génocide à Gaza. Mahmoud Khalil en est sans doute le cas le plus emblématique. Dans ce contexte, la bourgeoisie cherche à éliminer toute possibilité de reconstruction du mouvement qui a dénoncé sa complicité et remis en cause ses partenariats coloniaux en 2024. Elle est consciente du potentiel de radicalisation que porte la situation internationale, et elle cherche à détruire matériellement la possibilité d'un mouvement étudiant international et anti-impérialiste, au sein duquel les étudiants étrangers peuvent jouer un rôle clé.

Quelles tâches du mouvement étudiant contre « Bienvenue en France » ?

Les jeunes qui sont sortis dans la rue pour la Palestine, contre les violences policières et la montée de l'extrême droite doivent arracher à la rentrée la suppression de « Bienvenue en France » par la mobilisation. Combattre cette réforme de préférence nationale, directement inspirée du programme du RN, est crucial. De la même manière que l'extrême droite n'attend pas 2027 pour mettre en place son programme raciste dans les universités, nous ne pouvons pas attendre les prochaines élections présidentielles pour s'y affronter. Alors que les politiques racistes et autoritaires s'accumulent, que la xénophobie et les discours antimigrants sont omniprésents et ne vont faire que s'accélérer, nous devons nous mobiliser dès maintenant.

Construire la mobilisation implique également de tirer les leçons stratégiques des mouvements de ces dernières années. Ces derniers mois en France, les étudiants se sont principalement organisés autour de la question de la Palestine, et de l'austérité. Des mobilisations ont eu lieu dans plusieurs universités de France contre les coupes budgétaires dans les facs et les services publics. Au Mirail à Toulouse, les étudiants mobilisés ont par exemple obtenu le remboursement intégral des frais d'inscription de plusieurs milliers d'euros imposés aux étudiants en reprise d'étude d'un master en sociologie. Mais en dehors de ces victoires locales, les mobilisations sont restées désordonnées, et ne sont pas parvenues à réunir une majorité d'étudiants sur les campus.

Pourtant, le mouvement étudiant est loin d'avoir disparu. À l'international, de nombreuses révoltes de jeunes ont éclaté. Dans les centres impérialistes, on a vu réapparaître la jeunesse comme acteur politique central dans la dénonciation du génocide à Gaza. En Italie, elle a largement répondu à l'appel des dockers de Gênes et participé au blocage du pays en soutien aux flottilles pour Gaza, montrant la possibilité d'une alliance entre étudiants et travailleurs. L'Europe est traversée par un sentiment anti-impérialiste diffus dans une partie importante de la jeunesse.

Alors que les capacités d'accueil des universités sont déterminées par les besoins économiques, politiques et idéologiques des classes dominantes, nous voulons faire des universités des lieux de résistance, des tranchées face aux offensives réactionnaires. Une victoire contre « Bienvenue en France » serait un signal très fort contre les plans de la bourgeoisie, et donnerait confiance au mouvement étudiant pour entamer un grand chantier de transformation de l'université.

Pour s'affronter à « Bienvenue en France », il faut s'armer d'une boussole anti-raciste et anti-impérialiste claire. Nous devons avant tout exiger l'abrogation de cette loi raciste et de toutes les mesures de sélection sociale à l'université. Nous devons ainsi articuler ces revendications à une lutte plus globale contre le projet d'université de la bourgeoisie, mais aussi contre les offensives racistes du régime. Alors que la rentrée politique est marquée par une islamophobie décomplexée, avec la proposition du Rassemblement national d'interdire le voile dans l'espace public, il est plus que jamais essentiel d'exiger l'abrogation des lois racistes qui préparent le terrain à l'extrême droite, et de se battre pour la régularisation de tous les sans-papiers et l'ouverture des droits aux aides sociales et aux APL sans condition de nationalité.

Alors que la plupart des étudiants étrangers cherchent à fuir une situation de misère créée par la domination impérialiste, notamment de la France, ils et elles devraient avoir le droit de vivre et d'étudier où ils le souhaitent. Nous voulons une université ouverte aux classes populaires et aux étrangers et fermée aux entreprises privées. Les universités peuvent être des lieux de lutte contre l'idéologie bourgeoise et les idées réactionnaires, dans lesquels nos compétences seraient utilisées pour produire des connaissances au service de la majorité de la population et de la transformation sociale.

Pour contribuer à construire la solidarité et la riposte partout sur les campus, Le Poing Levé a lancé début août un appel à la création de comités d'action contre « Bienvenue en France ». Ces comités doivent être animés d'une solidarité antiraciste intransigeante, en constituant des dossiers d'exonération collectifs, en multipliant les actions, et en nous préparant à bloquer nos établissements si un seul étudiant étranger doit payer des frais d'inscriptions différenciés. Nous appelons tous les étudiants de nationalité française ou étrangère, ainsi que l'ensemble des organisations de jeunesse, à nous rejoindre dans ce combat collectif qui nous concerne toutes et tous en mettant leurs idées et leurs compétences au service de la mobilisation contre le tri raciste sur nos facs.

Les premiers comités d'action ont joué un rôle important pour alerter les étudiants sur l'attaque en cours, et organiser la colère. Vendredi 4 septembre, l'interpellation du ministre des Affaires étrangères par Irène, étudiante en géopolitique et militante au Poing Levé à Sorbonne Université, avait été réfléchie et organisée dans le cadre du premier comité d'action contre « Bienvenue en France » à Paris. Irène a dénoncé de toutes ses forces la responsabilité de l'impérialisme français dans la pauvreté et la précarité des étudiants sénégalais, algériens, burkinabés qui viennent chercher un avenir en France, et à qui on demande de payer des milliers d'euros pour étudier. Dans la foulée de cet événement, des comités ont eu lieu dans de nombreuses universités, à Aix-Marseille, Rennes 2, Lyon 2, Strasbourg ou dans de nombreuses facs de région parisienne, afin de construire la mobilisation localement, organiser des actions choc pour rendre visible la situation imposée aux étudiants étrangers et préparer une défense collective. Ces comités sont des premiers pas, qui réunissent pour l'instant des noyaux de dizaines à centaines d'étudiants, qu'il faut s'atteler à renforcer.

Ces groupes doivent s'inspirer des comités d'action contre l'extrême droite (CACED), lancés par le Poing Levé cette année dans plusieurs universités, aux côtés d'autres organisations étudiantes et professionnelles, et qui ont permis de faire reculer la présence de l'extrême-droite sur plusieurs campus comme ceux de Bordeaux et de Paris au travers de diverses actions et évènements à l'instar des villages antifascistes tenus à Bordeaux et Toulouse. Cette expérience montre qu'autour d'objectifs concrets, il est possible de transformer une large politisation contre l'extrême droite en action organisée. Il montre également comment la jeunesse étudiante peut devenir une force active dans la bataille contre les idées racistes, bien au-delà des campus. L'objectif est que le plus grand nombre se saisisse de ces organismes de lutte au plus grand nombre, et notamment aux militants d'organisations et collectifs les plus divers, afin de renforcer le combat commun contre la sélection raciste à l'université.

La journée de mobilisation du 15 septembre a déjà réuni des milliers de jeunes en France, dont 2000 à Rennes, et plusieurs assemblées générales ont eu lieu, qui soulignent une envie de se battre contre la hausse des frais d'inscription, qui concerne les étudiants étrangers aujourd'hui et menace l'ensemble des étudiants demain. Après ces premières réussites, la date de mobilisation du 29 septembre doit permettre de franchir un cap : appelée par la fonction publique, rejointe par les pompiers qui exigent plus de moyens, elle a également été appelée par les organisations du mouvement étudiant. Celle-ci doit être préparée sérieusement comme une première date nationale contre « Bienvenue en France », avec des actions, grèves, débrayages et blocages sur les campus.

Entre la hausse du prix du carburant et le spectre d'un retour des Gilets Jaunes le 17 octobre, le manque d'effectifs et de moyens dans les facs contre lesquels se sont mobilisés les travailleurs du CROUS le 22 septembre, et la casse globale de l'université publique, la colère est partout. Sans attendre, nous devons utiliser la journée du 29 septembre pour imposer la question de la lutte contre « Bienvenue en France » partout, alors que les médias et le gouvernement cherchent à faire comme si ce sujet n'existait pas. Les comités d'action doivent justement servir de levier pour démultiplier nos forces et construire un mouvement étudiant d'ampleur, qui, aux côtés des travailleurs, s'affronte aux offensives majeures du gouvernement, et à son projet austéritaire et raciste pour la jeunesse.


[1] En 2024/2025, plus de la moitié des étudiants étrangers en mobilité internationale à l'université sont originaires du continent africain (54,3 %), 18,6 % d'Europe (dont près de huit sur dix de l'Union européenne), et 19,5 % d'Asie. Les étudiants étrangers asiatiques en mobilité sont plus fréquemment en doctorat (14,6 % contre 8,9 % pour l'ensemble des étudiants étrangers en mobilité) et les Africains en master (49,3 % contre 45,1 %). Parmi les étudiants étrangers en master, près d'un sur trois est maghrébin. Source : « Les étudiants étrangers en mobilité internationale dans l'enseignement supérieur français », Direction générale des étrangers en France, Ministère de l'intérieur, octobre 2025.

[2] Hugo Bréant, Hicham Jamid, « « Bienvenue en France » … aux riches étudiants étrangers », Plein droit, 2019/4 n° 123, pages 11 à 14.

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