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Extrême droite : l'UNI, alliée du gouvernement pour défendre « Bienvenue en France »

Tue, 22 Sep 2026 16:32:29 CEST

Révolution Permanente

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En cette nouvelle année scolaire, l'UNI, organisation étudiante d'extrême droite fait sa rentrée. Au programme : activisme en faveur de la réforme gouvernementale raciste « Bienvenue en France » et tentatives pathétiques d'exister dans des facs où personne ne veut d'eux.

Alors que la rentrée s'est ouverte avec l'application généralisée de « bienvenue en France » à l'ensemble des universités, L'UNI, organisation d'extrême droite sur les universités, affiche son soutien sans équivoque à cette loi contre les étudiants étrangers inspirée du programme de l'extrême droite.

L'UNI main dans la main avec Macron pour exclure les étudiants étrangers de nos facs

Ce soutien n'est pas nouveau. Dans un article daté de l'été 2021 et publié dans son journal Action Universitaire, le collectif affirmait déjà à l'époque que « les étudiants étrangers doivent payer leurs études en France ». Pour l'UNI, la réforme « Bienvenue en France » (BEF) n'allait d'ailleurs pas assez loin, puisque la France ne devrait tout simplement « pas accueillir des étudiants étrangers démarrant un premier cycle universitaire ». Une position pas très surprenante quand on sait que quelques mois après la publication de cet article, le collectif se lançait avec enthousiasme dans la campagne présidentielle d'Eric Zemmour… Plus récemment, à l'hiver 2025, le groupe regrettait encore que « l'immigration étudiante reste assez peu contrainte » et appelait « le pouvoir politique » à cesser de « déléguer aux seuls établissements d'enseignement supérieur » le contrôle de cette immigration étudiante. Un vœu exaucé par le décret gouvernemental de la mi-mai qui empêche désormais les universités de refuser d'appliquer BEF.

Fort de cette décision gouvernementale, le collectif dédie depuis la rentrée son activité de terrain à défendre la mesure. A Grenoble par exemple, l'organisation a attaqué en justice l'Université Grenoble Alpes pour la forcer à appliquer BEF, alors qu'elle avait annoncé ne pas appliquer les frais différenciés par crainte d'une mobilisation des étudiants. A Lille, l'UNI vante une « opération stickers » pour dénoncer le blocage de mardi 15 septembre organisé par les étudiants du campus Pont-de-Bois contre BEF. A Toulouse, ses militants posent fièrement en train d'arracher les affiches qui appellent à se mobiliser contre le décret.

Rien d'étonnant pour cette organisation qui trouve son origine de l'autre côté de la barricade pendant le mouvement de mai 68 et qui passe la majorité de son temps à être le porte-drapeau du patronat sur les universités : augmentation des frais d'inscriptions ; attaque islamophobe ; suppression du repas à 1 euros ; coupures budgétaires sur les universités etc. À cela s'ajoutent leurs relations étroites à des groupes fascistes ou encore les nombreux saluts nazis de leurs dirigeants comme à Toulouse ou à Strasbourg. En résumé, l'UNI défend un idéal d'une bourgeoisie radicalisée et en perte de vitesse : celui de faire payer l'université aux classes populaires tout en réprimant le foyer de contestation qu'elles menacent de devenir.

Ainsi, les larmes de crocodile de l'UNI sur le soi-disant coût pour le contribuable des étudiants étrangers servent avant tout d'instrument pour garantir un objectif clair du patronat : celui d'une université élitiste et raciste. Dans ses post du 16 septembre 2026 sur les réseaux sociaux, l'UNI martèle que le coût ne serait lui-même pas suffisant pour rétablir les finances de la bourgeoisie, annonçant déjà la couleur des prochaines offensives. Pour l'UNI c'est donc aux étudiants de raquer toujours plus, pendant que les cadeaux fiscaux mirobolants aux entreprises restent les mêmes.

Le flop de l'UNI : ne laissons pas d'espace à l'extrême droite sur nos campus !

Pourtant, la rentrée universitaire pour L'UNI a surtout été un véritable flop alors que ceux-ci, entre apéro dinatoire et débat sur les meilleurs moyens de combattre l'écriture inclusive, se sont lancés dans une campagne d'affichage pour « la liberté, la nation, le mérite ». Dans toutes les facs où ils ont tenté ces collages - qu'ils réalisent toujours en pleine nuit, bien conscients du rejet massif qu'ils suscitent sur les campus - ces derniers sont arrachés dans les heures qui suivent par les étudiants. A tel point que le groupuscule se contente désormais de republier de vieilles photos des années passées pour faire croire à des collages… qui n'ont pas eu lieu, comme l'ont constaté les militants du Poing Levé à l'université du Capitole à Toulouse début septembre.

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Si la situation a de quoi faire rire, et si elle rappelle que les universités demeurent une place forte de la résistance anti-raciste, il ne faut pas pour autant sous-estimer l'UNI, une organisation certes groupusculaire, mais qui peut compter sur les inépuisables ressources financières du grand patronat, sur la complaisance des directions de facs et sur la défense par le gouvernement macron et par l'ensemble de la droite d'un programme en parfaite adéquation avec le sien.

Aussi, la jeunesse doit se mobiliser afin de fermer la porte à cette organisation qui joue le rôle au sein des universités et dans les conseils centraux des facs de relais de la politique pro patronale du gouvernement et de l'extrême droite.

C'est en ce sens que Le Poing Levé a participé à construire, dans plusieurs universités de Bordeaux, Paris ou Toulouse, des comité d'action contre l'extrême droite, qui rassemblent les militants de différentes organisations de gauche et des indépendants afin d'organiser concrètement la résistance et la riposte face à l'extrême droite. Car si l'UNI a semble-t-il une passion pour l'auto-humiliation, ses militants n'en sont pas moins adeptes des saluts nazis et fricotent avec tout ce que l'extrême droite fait de plus violent, espérant profiter de l'avancée électorale de l'extrême droite pour tenter de nouvelles incursions sur nos campus.
Alors que l'UNI se fait la voix du tri raciste sur nos universités, il faut une politique claire pour organiser une riposte internationaliste et anti-impérialiste. Car pour mettre un coup d'arrêt définitif à l'extrême droite sur nos campus, la meilleure stratégie est de lutter contre les politiques patronales et racistes qui leur servent de carburant, au premier rang desquelles « Bienvenue en France ». Pour faire reculer l'extrême droite, rejoins les comités d'action contre l'extrême droite dans ta fac et surtout rejoins la lutte contre BEF !

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