Anasse Kazib : « Ceux qui attaquent la CGT Renault pour son anti-militarisme interdiront nos grèves demain »
Mon, 21 Sep 2026 18:24:20 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalAlors que la CGT Renault appelle à la mobilisation au Mans ce lundi 21 septembre en réponse à la la reconversion militaire de la production, elle fait l'objet d'une série d'attaques ultra-nationalistes. Anasse Kazib répond à l'historien militaire Michel Goya qui accuse la CGT de « sabotage au service de l'adversaire ».

Suite à l'annonce vendredi dernier de la reconversion d'une partie de l'usine Renault du Mans pour produire des drones pour la guerre en Ukraine, la CGT Renault a appelé à un rassemblement devant l'usine ce lundi 21 septembre, rejoint par plusieurs organisations et syndicats. Elle est depuis la cible des voix bellicistes qui, comme Michel Goya, l'accuse de faire « le jeu de l'adversaire. » Anasse, candidat RP à la présidentielle, répond à l'expert militaire.
Le refus de travailleurs de produire des drones pour la guerre génère une énorme offensives de la droite et d'experts militaires, qui accusent la CGT Renault de sabotage et de trahison des intérêts de l'impérialisme français. Ce ne sont que les premières étincelles d'une pression qui ne faire qu'augmenter. Les mêmes qui dénoncent la CGT aujourd'hui justifieront demain l'interdiction du droit de grève dans les secteurs stratégiques au nom de l'effort de guerre.
Il est fondamental de défendre la CGT Renault, qui fait honneur à une tradition anti-militariste qui a existé dans les syndicats à certains moments de leur histoire, contre ceux qui voudraient que la CGT renoue avec l'Union sacrée. Solidarité les camarades, votre combat est juste et légitime. Plus que jamais, la défense des intérêts des travailleurs est indissociable de la lutte contre la militarisation.
Mais cette polémique rappelle aussi celle qui vise les travailleurs de France Inter, qui ont osé refuser de mettre leur travail au service de l'extrême-droite. A chaque fois les bourgeois sont scandalisés quand les travailleurs rappellent qu'ils peuvent se faire entendre et décider à quoi sert leur travail. C'est une idée que nous défendons avec RP dans la présidentielle : le droit des travailleurs à contrôler ce qu'ils produisent. Il ne pourra être défendu que par une lutte qui vise à en finir avec le capitalisme et le pouvoir des patrons sur nos vies.