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Contre le permis de tuer : 500 personnes à Angoulême pour faire front contre l'impunité policière !

Mon, 21 Sep 2026 23:22:10 CEST

Révolution Permanente

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Ce samedi 19 septembre, 500 personnes et de nombreuses organisations dont Révolution Permanente, se sont réunies à Angoulême pour une manifestation déterminée contre la nouvelle loi permis de tuer. Une mobilisation qui doit servir de point d'appui face aux offensives de l'Etat.

La nouvelle proposition de loi « permis de tuer » est confrontée au développement de la contestation dans la rue. Alors que des mobilisations ont eu lieu dans de nombreuses villes en France, samedi et dimanche, 500 personnes ont pris la rue, ce samedi à Angoulême, pour dénoncer l'offensive du gouvernement et l'ensemble de ses politiques racistes et sécuritaires, inspirées par le programme de l'extrême droite. Cette date constitue un point d'appui pour les prochaines mobilisations ainsi que pour obtenir la vérité et la justice pour Alhoussein Camara, un jeune Guinéen tué par la police d'Angoulême deux semaines avant Nahel Merzouk en 2023.

Le parvis de la gare d'Angoulême s'est rempli à partir de 14 h. Les principales organisations de la ville ont répondu présentes, des syndicats CGT et FSU à l'Action Antifa 16, au NPA-A, à LFI et à RP. Les manifestants portaient de nombreuses pancartes contre le permis de tuer, comme « La police tue, la justice acquitte », alors que le cortège était mené par une importante banderole de l'AFA16 : « Méric, Miraoui, Camara : on n'oublie pas, on ne pardonne pas. »

Le cortège est ensuite sorti du parcours imposé pour se diriger vers le circuit des remparts – où une course-événement avait lieu en même temps, rassemblant des centaines de personnes. Sur son parcours, la manifestation s'est arrêtée devant la gendarmerie, où Natacha, cheminote et militante à Révolution Permanente, a prononcé un discours qui a reçu un fort écho :

Cette proposition de loi franchit un cap : demain, n'importe quel tir de policier sera présumé légal. Ce sera aux familles (celles qui ont déjà tant de mal à se faire entendre : je rappelle que la famille d'Adama Traoré attend depuis 10 ans vérité et justice) de prouver le contraire. C'est l'impunité organisée. (…) Nous pensons aujourd'hui à Alhoussein Camara, ce jeune d'Angoulême tué dans ces conditions. Nous pensons à Adama Traoré, à Nahel Merzouk, à tous ceux dont la justice a couvert les assassins. Rien qu'en 2025, une cinquantaine de morts liées à des interventions policières. Et l'État veut aller plus loin. Mais cette loi n'est pas qu'un permis de tuer pour aujourd'hui : c'est aussi l'arsenal qu'ils préparent contre les luttes de demain.

Alors que la pétition contre la proposition de loi du gouvernement a été largement signée, un signe de l'ampleur de la colère contre cette mesure directement inspirée du programme de l'extrême droite, les mobilisations qui ont eu lieu samedi et dimanche constituent un point d'appui pour élargir la mobilisation. Une mobilisation qui est inséparable d'un combat plus large contre les offensives racistes du gouvernement contre les étudiants étrangers dans les universités et de la lutte pour l'abrogation des lois racistes et sécuritaires passées successivement par le PS de François Hollande et le macronisme au pouvoir depuis dix ans.

Un combat dans lequel le mouvement ouvrier a un rôle à jouer pour construire le rapport de force par les méthodes de la lutte des classes, en indépendance de l'État qui légitime et protège l'impunité policière et en lien étroit avec le combat pour la justice et la vérité de toutes les familles de victimes de violences policières. Vérité et justice pour Alhoussein Camara ! Non au permis de tuer !

Abrogation de toutes les lois racistes et sécuritaires, à commencer par la loi Cazeneuve !

Suppression de tous les corps spéciaux, à commencer par la BAC !

Pour une commission d'enquête indépendante de l'État !

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