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« Bienvenue en France » : à Aix-Marseille, la mobilisation se construit contre le tri raciste

Thu, 17 Sep 2026 20:37:54 CEST

Révolution Permanente

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Mardi 15 septembre, des premières assemblées générales contre « Bienvenue en France » se sont tenues à Marseille et Aix-en-Provence, suivi de manifestations. Étudiants et professeurs posent les bases d'une stratégie commune pour construire la mobilisation.

Ce mardi a eu lieu à Marseille et à Aix-en-Provence une première manifestation contre la réforme raciste « Bienvenue en France », qui impose aux étudiants extra européens de payer leur frais d'inscription 3 000 euros l'année de licence, et 4 000€ l'année de master, ainsi que contre la menace de suppression des APL.

À Marseille, la manifestation était composée d'étudiants, de personnels et de professeurs de l'université de Saint Charles, et a défilé de Saint Charles à la porte d'Aix en passant par la Canebière avec pour mot d'ordre : « pas de rentrée sans étudiants étrangers ». S'en sont suivi une assemblée générale à Marseille à la fac Saint Charles, et une autre à Aix sur le campus de lettres et sciences humaines. Les étudiants concernés ont pu témoigner de leur situation et de la violence raciste de la réforme, pour ensuite discuter de la nécessité de sensibiliser largement dans les promos, amphis et sites universitaires, en diffusant les témoignages.

Dans cette université, les frais d'inscription différenciés sont appliqués depuis 2024. Les étudiants étrangers se voient obligés de payer la totalité des frais avant de pouvoir s'inscrire en cours, et avant toute possibilité d'exonération, alors même que certains pensaient bénéficier d'exonérations partielles au moment de leur acceptation. De plus, l'université compte limiter les exonérations à 75%, exigeant que les étudiants déboursent quand même 700 euros en licence ou 900 euros en Master.

Dans ce cadre, des étudiants ont rejoint le comité d'action pour s'organiser dès la rentrée, et ont décidé d'organiser un seul dossier collectif de demande d'exonération. Une action « coup de poing » a également eu lieu pendant la rentrée officielle du président de l'université, qui a refusé de rencontrer une délégation d'étudiants étrangers.

Les professeurs et enseignants ont également proposé l'idée d'une tribune à destination des étudiants concernés pour garantir que leurs cours resteront ouverts aux milliers d'étudiants empêchés d'étudier.

À Aix, l'assemblée générale a de son côté voté pour la reconduction de l'assemblée générale le 22 septembre, ainsi que la tenue d'une permanence syndicale ouverte et collective le 18 septembre. Cette permanence vise à constituer le dossier collectif, aider les étudiants qui n'ont pas réglé leur frais à pouvoir suivre leurs cours, et adresser tout autre problème administratif lié à « Bienvenue en France ».

Enfin, l'assemblée générale a voté le fait de rejoindre les prochaines dates de mobilisation nationale le 29 septembre et 17 octobre, appelées par de nombreux secteurs contre la casse des services publics, la hausse des prix, rejoint également pas les syndicats de pompiers qui se sont battus contre les incendies cet été.

Il y a nécessité aujourd'hui à s'organiser en comités d'action pour imposer le retrait de cette loi, alors qu'il prévoit déjà l'augmentation des frais d'inscriptions pour tous les étudiants. Il faut s'opposer à ce projet qui vient appliquer le programme de préférence nationale du Rassemblement National dans nos universités et envoyer un message fort : pas de rentrée sans étudiants étrangers ! Nous invitons l'ensemble des étudiants intéressés, et des organisations politiques et syndicales à rejoindre ces comités d'action unitaires pour construire la riposte.

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