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Le Poing Levé à Bordeaux : 140 étudiants réunis pour discuter de BEF et de la candidature d'Anasse Kazib

Wed, 16 Sep 2026 14:12:31 CEST

Révolution Permanente

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Le Poing Levé a fait sa rentrée sur tous les campus de Bordeaux, et ce sont 140 étudiants qui se sont réunis dans les premiers comités. Consacrés à la lutte contre la loi raciste « Bienvenue en France », ainsi qu'à l'élection présidentielle et à la nécessité d'y défendre une candidature ouvrière, ces comités ont servi à préparer le passage à l'action contre toutes les offensives réactionnaires.

Depuis une dizaine de jours, les étudiant·es ont fait leur rentrée sur les campus bordelais dans un contexte politique marqué par les prochaines présidentielles, la progression de l'extrême droite en Europe et les attaques contre l'université. Parmi celles-ci, l'application de « Bienvenue en France » fait exploser les frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·ères. Dans ce contexte, Le Poing Levé Bordeaux, collectif de jeunesse de Révolution Permanente, a fait sa rentrée et donnait, ce mercredi et jeudi, de premiers rendez-vous dans des comités LPL sur quatre campus bordelais pour discuter de la situation politique.

Ainsi, sur le campus de l'Université Bordeaux Montaigne, et trois campus de l'Université de Bordeaux — Victoire, Béthanie et Montesquieu —, ce sont plus de 140 étudiant·es qui se sont réuni·es, dont 80 rien qu'à l'UBM. À l'ordre du jour : la nécessité de construire une mobilisation contre la loi « Bienvenue en France » et, plus largement, contre le projet de la classe dominante d'en finir avec l'université publique en multipliant les frais d'inscription pour toutes et tous, ainsi que le soutien du Poing Levé à la candidature d'Anasse Kazib à l'élection présidentielle.

Empêcher l'application du décret de bienvenu en France, un enjeu central du mouvement étudiant

La discussion autour de BEF, présentée comme une attaque ouvertement xénophobe qui reprend le principe de préférence nationale porté par l'extrême droite, a insisté sur l'importance de voir le décret comme un premier pas vers la généralisation des frais d'inscription à l'ensemble des étudiant·es et vers la remise en cause de l'université publique telle qu'elle existe depuis Mai 68.

Dans la continuité d'attaques comme Parcoursup et MonMaster, les classes dominantes cherchent à tout prix à instaurer une université sélective, fermée aux étudiant·es étranger·ères et aux classes populaires. C'est dans cette logique qu'un rapport sénatorial publié cette semaine préconise notamment d'augmenter les frais d'inscription à 900 euros en licence et à 1 300 euros en master, dans la droite ligne des positions défendues, par exemple, par le Medef.

Face à ça, le premier constat à été l'importance de sensibiliser largement les étudiants. En effet, si la détestation de l'extrême droite et ses idées est très largement répandue dans les universités - en particulier sur les campus bordelais où le comité d'action contre l'extrême droite a démontré à plusieurs reprises que des étudiants organisés pouvaient la faire reculer sur le terrain - l'attaque et sa portée pour le mouvement étudiant restent largement méconnues.

Dans ce sens, les comités ont échangé sur la politique impulsée par Le Poing Levé au niveau national visant à construire des comités d'action contre BEF, réunissant l'ensemble des organisations et des étudiant·es qui souhaitent construire la riposte contre ces attaques. À l'Université Bordeaux Montaigne, où la présidence de l'université se prépare à appliquer le décret de BEF pour l'année universitaire 2027-2028, cette perspective a été discutée. Lors de cette Assemblée générale ayant rassemblé une centaine de personnes dont une conséquente représentation du personnel, il a été décidé de de se doter d'un comité d'action chargé de construire la mobilisation et organiser les étudiants les plus déterminés à faire reculer le gouvernement.

Alors que les étudiant·es de l'UBM ont démontré leur combativité ces dernières années, en plaçant les assemblées générales et les comités d'action au cœur de leur organisation — à l'instar du comité d'action contre l'extrême droite —, empêcher l'application du décret et faire de Bordeaux Montaigne une fac inconditionnellement ouverte aux étudiant·es étranger·ères et aux classes populaires est un enjeu central.

À l'université de Bordeaux, les étudiant·es organisé·es autour du Poing Levé ont décidé de donner deux premiers rendez-vous dans la même perspective : une assemblée générale sur le campus de Montesquieu, le 17 septembre à midi, sur le parvis de l'Aula Magna, et une discussion en plein air, le 16 septembre à 12 h 30, sur le campus Victoire, intitulée « Contre le tri social, bienvenue en France et le projet de fac élitiste du gouvernement ».

Faire exister la candidature d'Anasse Kazib, un ouvrier révolutionnaires aux élections présidentielles

Omniprésente dans les discussion depuis le débat du MEDEF, les discussions ont aussi naturellement tourné autour de l'élection présidentielle qui va marquer l'année à venir. L'occasion pour Le Poing Levé d'expliquer son soutien à la candidature d'Anasse Kazib, cheminot et syndicaliste, qui avec révolution permanente présente une candidature ouvrière, révolutionnaire et communiste.

La discussion a permis de faire émerger plusieurs interrogations et d'engager un débat stratégique sur les moyens de faire face à la montée de l'extrême droite et à la crise profonde que le capitalisme nous impose. Les échanges ont notamment ouvert une réflexion sur la place du vote pour Mélenchon, qui s'est imposé à gauche, par conviction ou dans une logique de moindre mal, tout en interrogeant les limites et l'impasse de la stratégie de La France insoumise pour affronter l'extrême droite et la radicalisation des classes dominantes.

C'est dans cette perspective que la candidature d'Anasse Kazib entend porter ce débat, à travers un programme qui ne fait aucune concession ni au militarisme ni à l'impérialisme. Elle remet en question l'impasse du « vote utile », brandi depuis 40 ans, qui n'a fait que contribuer au maintien au pouvoir de politiques anti-ouvrières, racistes et sécuritaires, y compris lorsqu'elles étaient menées par la gauche. Alors que l'instabilité est appelée à se poursuivre, quelle que soit l'issue de l'élection, il faut un projet qui se donne pour objectif d'organiser dés maintenant la force du monde du travail, des étudiants et des classes populaire en toute indépendance de l'Etat, de l'unifier et de mener ses combats à la victoire. Un projet qui s'attaque au pouvoir des patrons sur nos vies, à l'impérialisme français et qui remette à l'ordre du jour la perspective communiste.

Pour permettre à cette voix d'exister, les comités LPL ont discuté de l'importance de mobiliser les forces nécessaires à la collecte des 500 parrainages, indispensables à la validation de la candidature et qui constituent un véritable verrou pour les petites candidatures.

Rejoignez dès maintenant la campagne d'Anasse Kazib et de Révolution permanente pour aller à la rencontre des maires et faire exister cette candidature de la nouvelle classe ouvrière dans les universités bordelaises !

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