« Non au déploiement de troupes sud-coréennes dans le détroit d'Ormuz ! » : déclaration de March to Socialism
Mon, 14 Sep 2026 13:13:39 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLe gouvernement de Lee Jae-Myung fait pression pour que des troupes sud-coréennes soient déployées dans le détroit d'Ormuz. Les travailleurs coréens doivent s'opposer à ce déploiement et à l'expansion de l'industrie de la guerre.

Nous publions ci-dessous la déclaration du groupe sud-coréen « March to Socialism » - groupe sympathisant du Courant Révolution Permanente – Quatrième Internationale auquel appartient RP - concernant la récente annonce du gouvernement sud-coréen d'intervenir militairement dans le détroit d'Ormuz aux côtés des États-Unis.
Le gouvernement de Lee Jae-Myung fait pression pour le déploiement de troupes sud-coréennes dans le détroit d'Ormuz, dissimulant la véritable nature de cette opération derrière des jeux de mots allant de « contributions substantielles » à « contributions militaires », et du concept de combat à celui d'« opérations non combattantes ». Cependant, quel que soit le nom donné à ce déploiement, ce que l'administration Lee prépare, c'est une participation à une guerre d'agression.
La volonté de procéder à ce déploiement de troupes n'est ni un revirement soudain du gouvernement Lee, ni le résultat d'une capitulation face à la pression américaine. Cette administration a toujours maintenu la position consistant à utiliser le réarmement mondial résultant de l'intensification de la lutte entre les puissances impérialistes comme une opportunité pour l'avancement du capitalisme coréen, et le déploiement à Ormuz n'est que l'expression militaire de cette position.
Dans un contexte d'escalade mondiale de la guerre, le gouvernement Lee a cherché à accélérer l'accumulation des profits du capital coréen. Les puissantes chaînes d'approvisionnement manufacturières du capitalisme coréen – notamment les industries des semi-conducteurs, de la construction navale et de la défense – ont servi de levier. Début 2026, l'administration a défini l'alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis comme un « soutien solide à la relance économique », énumérant des projets tels que la construction de sous-marins à propulsion nucléaire, l'enrichissement de l'uranium et l'extension de l'autorisation de retraitement du combustible nucléaire usé.
Dans un contexte d'escalade de la guerre, le gouvernement a salué l'essor de l'industrie de la défense comme un « nouveau moteur de croissance » et le projet mené par l'administration Trump visant à renforcer la puissance navale comme une « nouvelle opportunité » pour l'industrie navale coréenne. De plus, ces mégaprojets n'étaient rien de moins qu'une déclaration d'intention de s'immiscer au cœur de la lutte entre les puissances impérialistes afin d'accumuler les profits déclinants de l'industrie de l'IA, qui faisait déjà partie de la course aux armements. Dans le contexte de l'intensification de la lutte entre les puissances impérialistes, le capital coréen des secteurs de la défense, des semi-conducteurs et de la construction navale a amassé d'énormes profits, et l'administration Lee a agi comme son fidèle soutien.
La pression en faveur de ce déploiement de troupes élève ce lien à un niveau supérieur. Elle traduit l'intention de participer directement à la guerre menée par les États-Unis pour étendre le rôle de la Corée au sein de l'ordre militaire et industriel dirigé par les États-Unis, et d'utiliser cela, à son tour, comme levier pour l'accumulation de profits par le capital coréen. En d'autres termes, cette pression en faveur du déploiement est directement liée à la stratégie du gouvernement Lee consistant à utiliser l'alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis comme un « soutien solide à la relance économique ».
Les préparatifs du gouvernement Lee en vue du déploiement de troupes ont rendu la péninsule coréenne encore plus dangereuse. On ne peut tirer de profits de l'industrie de la guerre sans s'y exposer. Nous vivons une époque de crise où les chaînes d'approvisionnement sont polarisées et militarisées. À mesure que le capitalisme coréen s'intègre plus profondément dans la chaîne d'approvisionnement dirigée par les États-Unis, le rôle militaire de la Corée s'étendra et le risque de guerre sur la péninsule coréenne s'intensifiera. Le capital s'approprie les profits de l'industrie de la guerre, tandis que les risques et les coûts de la guerre pèsent sur les masses travailleuses.
Il n'y a aucune raison pour que les travailleurs coréens combattent les travailleurs iraniens. Il n'y a pas non plus de raison pour que les travailleurs américains combattent les Iraniens. Les travailleurs américains doivent s'opposer aux guerres d'agression menées par la classe dirigeante américaine, et les travailleurs coréens doivent s'opposer au déploiement de troupes par le gouvernement sud-coréen et à l'expansion de l'industrie de la guerre. Les travailleurs iraniens doivent également s'opposer à l'impérialisme et à la guerre, indépendamment de leur propre classe dirigeante.
Si nous attendons que la motion relative au déploiement de troupes soit présentée à l'Assemblée nationale pour discuter d'une réponse, il sera déjà trop tard. Levons-nous pour lutter contre le déploiement de troupes décidé par le gouvernement Lee ! Dans la situation actuelle, le rôle du mouvement syndical démocratique est fondamental. Mettons immédiatement de côté l'illusion du « dialogue social » et organisons des résolutions contre le déploiement dans tous les lieux de travail possibles. Analysons la nature de ce déploiement et construisons un front uni contre la guerre et l'impérialisme dans nos régions et sur nos lieux de travail. Le pouvoir d'arrêter la production et la logistique est le pouvoir d'empêcher ce déploiement. Avec la ferme détermination d'utiliser la force des travailleurs pour imposer le retrait de ce déploiement destiné aux capitalistes, organisons une grève politique générale contre l'impérialisme et la guerre !