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Bienvenue en France : Lyon 2 applique la mesure raciste et empêche les étudiants étrangers de payer en trois fois

Sun, 13 Sep 2026 17:10:22 CEST

Révolution Permanente

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L'université Lyon 2 décide d'appliquer durement le dispositif raciste Bienvenue en France, en empêchant les étudiants de payer en plusieurs fois les 3 900 euros imposés pour s'inscrire à la fac. Contre cette situation, un premier comité d'action s'est tenu ce vendredi, et appelle à rejoindre la date du 15 septembre à 11h30 au 92 rue de Marseille.

Alors que depuis septembre le gouvernement a imposé par décret le dispositif Bienvenue en France, qui oblige les étudiants étrangers à payer 2 800 euros la licence et 3 900 le master pour s'inscrire à la fac, à Lyon 2 cette mesure raciste s'appliquait déjà depuis la rentrée précédente. En cette rentrée, la fac a pourtant décidé de renforcer la pression sur les étudiants étrangers, et tente coûte que coûte de leur empêcher d'intégrer l'université.

Lors du premier comité d'action contre Bienvenue en France organisé à Lyon ce vendredi, de nombreux étudiants étrangers ont en effet témoigné de la détérioration de leur situation auprès du Poing Levé. Zinedine*, étudiant algérien en master, explique que l'université lui interdit de payer son inscription de 3 900 euros en trois fois, comme la loi l'y autorise pourtant. Tandis que pour l'année 2025-2026 il a payé un tiers (1 300 euros) de son inscription et comptait sur le salaire de son job d'été pour payer la somme restante de 2 600 euros, il doit finalement débourser 6 500 euros d'un coup, comme la fac refuse le paiement en trois fois de l'inscription 2026-2027. Une situation qui le plonge dans une grande incertitude : « si on m'autorise à payer en trois fois, je peux m'en sortir. Mais pour tout payer d'un coup, j'ai pas de solution ».

De la même façon, Ibrahim*, étudiant sénégalais doit débourser 3 900 euros alors qu'il n'a pas d'argent de côté et qu'une partie de sa famille n'habite pas en France. Son père a dû vendre un terrain au Sénégal pour qu'il puisse payer le premier acompte des droits d'inscription (1300€). Pourtant, ce n'est pas suffisant pour Lyon 2 : « aujourd'hui, la fac refuse de me donner un certificat de scolarité tant que je n'ai pas payé le reste des frais. Je me suis rendu auprès des gestionnaires de scolarité qui sont bloqués pour éditer le certificat, car le comptable de la fac refuse de débloquer la situation ». Un choix scandaleux de l'université, qui décide délibérément de rendre la vie impossible aux étudiants étrangers.

Ce blocage administratif fait risquer à l'étudiant de perdre son statut étudiant. En effet, il explique « j'ai un délai de trois mois avant que mon visa n'expire, c'est le temps laissé par la préfecture pour que je fasse toutes les démarches administratives ». Et évidemment « sans certificat d'inscription, je ne peux ni trouver de travail, ni ouvrir un compte en banque, ni demander un logement CROUS ».

Cette politique de l'université s'accompagne d'un véritable racket mis en place cet été. La fac de Lyon a en effet lancé des saisies administratives sur les comptes d'étudiants étrangers n'ayant pas pu payer l'intégralité de leurs frais d'inscripton.Un choix scandaleux de l'université Lyon 2, qui veut donner des gages au ministère en appliquant fermement le dispositif raciste Bienvenue en France, au mépris des conditions de vie des étudiants.

Alice* par exemple, a du payer les frais d'inscription pour la première fois cette année, avec tout l'argent qu'elle a gagné en travaillant cet été. Sans économies, elle est en situation de précarité financière et peine à se nourrir sans se ruiner. D'autant qu'elle vit avec une pression considérable, comme elle nous l'explique « si je rate mon année à cause de ce rythme épuisant, je risque de recevoir une OQTF et d'être expulsée ».

A Lyon, un premier comité d'action s'est réuni ce vendredi, pour organiser la mobilisation contre Bienvenue en France et le projet du gouvernement d'augmenter les frais d'inscription pour tous les étudiants. Le comité a décidé de rejoindre la date de mobilisation du 15 septembre, et participer à des actions sur les campus, en vue d'une grande journée de mobilisation le 29 septembre, au côté des pompiers et travailleurs de la fonction publique en grève. Pour construire la mobilisation, soyons nombreux dès mardi 15 septembre, à 11h30 devant le rectorat, 92 rue de Marseille (métro Jean Macé).

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