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« Il faut dissoudre la police municipale de Carcassonne ! » Billet d'Anasse Kazib

Sat, 12 Sep 2026 17:29:07 CEST

Révolution Permanente

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La publication d'une vidéo dévoilant les discussions racistes et misogynes d'un groupe de policiers en patrouille à Carcassonne réouvre le débat sur le caractère structurellement réactionnaire de la police et le programme à adopter pour y faire face. Billet d'Anasse Kazib.

Cette semaine, Midi Libre a révélé une vidéo montrant des policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, misogynes et putschistes lors d'une patrouille. Parmi eux, un policier encarté au RN, qui avait notamment assuré la sécurité de Jordan Bardella. Anasse Kazib, candidat de Révolution Permanente à la présidentielle de 2027, réagit.

La vidéo de Midi Libre est tout simplement scandaleuse. C'est un énième rappel que le RN est un parti profondément raciste, parce qu'on ne fait pas la sécurité rapprochée de Bardella sans qu'on sache qui vous êtes, ce que vous pensez, ce que vous dites. Ça devait y aller dans les voitures avec Bardella lors des déplacements...

Mais sur la police, la vidéo montre également que c'est tout un système qui est en cause, pas uniquement l'agent qui parle. Tout le monde est complice. Quand on parle comme ça uniquement sur 6 heures de temps, qu'est-ce qui doit se dire 365 jours par an ? Qu'est-ce qui doit se dire depuis 5, 10, 20 ans ?

Personne ne va venir ici nous expliquer que c'est un petit groupe d'agents. Que ce soit à la radio ou encore au commissariat, la vidéo montre qu'il n'y a pas de problème, tout le monde rigole, on se demande même si c'est une vidéo de la police municipale ou bien une immersion au sein du GUD. Bref c'est toute une idéologie qui imprègne cette police municipale, et tout un système qu'elle révèle.

Mais qui peut être surpris.

On sait que cette institution est profondément raciste, profondément au service de l'ordre bourgeois, et donc, logiquement, profondément alignée avec l'extrême droite. On sait aussi l'impunité dont bénéficie la police, sa capacité à mettre la pression pour défendre les agents accusés de meurtres ou de violences. À chaque fois qu'une caméra ou un journaliste filme l'intérieur, on se rend compte de ce qu'on sait déjà, et à chaque fois c'est pire que ce qu'on peut imaginer.

Avant Carcassonne, c'était Sainte-Soline, où on criait « prends ça dans les couilles », ou on souhaitait la mort des écologistes qui manifestaient. Avant Sainte-Soline, ce sont les centaines d'affaires de meurtres policiers, mais aussi les décennies de témoignages de jeunes de quartiers populaires, jamais écoutés, sur leur quotidien.

Il faut d'urgence empêcher la police de nuire : dissoudre les corps spéciaux, interdire les techniques et les armes responsables de mutilations et de morts, abroger toutes les lois qui ont étendu les possibilités d'usage des armes par les policiers. Il faudra le dire haut et fort le 20 septembre dans toutes les mobilisations contre la loi permis de tuer.

Et puisque la police municipale de Carcassonne est au cœur de l'actualité, on peut rajouter une autre revendication urgente à toutes ces mesures immédiates, qui ne peuvent être qu'une première étape dans l'objectif de construire une société sans police : la dissolution de la police municipale de Carcassonne. C'est le minimum.

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