Les 15 et 29 septembre, tous dans la rue contre la suppression des APL et « Bienvenue en France » !
Fri, 04 Sep 2026 17:57:28 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLes organisations de jeunesse, des personnels et de la diaspora appellent à se mobiliser dès la rentrée contre le décret raciste « Bienvenue en France » publié en mai dernier. Contre l'agenda raciste et antisocial du gouvernement, elles appellent à être nombreuses et nombreux le 15 et le 29 septembre dans la rue.

Nous relayons le communiqué unitaire contre « Bienvenue en France » signé par Le Poing Levé, L'Union Étudiante, Solidaires Étudiant·es, la FSE, le NPA Révolutionnaires, le NPA Jeunes, ainsi que la Coordination Étudiante.
En mai dernier, le gouvernement publiait un décret cherchant à faire passer en force l'application du décret « Bienvenue en France » dès la rentrée 2026. Ce décret raciste prévoit que les étudiant·es extra-européen·nes devront payer des frais d'inscription différenciés pouvant atteindre jusqu'à 3000€ en licence et 4000€ en master par an.
Par cette mesure raciste, les macronistes imposent dans nos universités le principe xénophobe cher à l'extrême-droite et au RN de « préférence nationale ». Dans un contexte d'accélération des tensions entre grandes puissances, de renforcement des mesures racistes aux frontières et de retour en force du chauvinisme et de la xénophobie, il faut refuser cette division raciste que le gouvernement cherche à installer dans la jeunesse.
Mais alors que les classes dominantes cherchent depuis des années à revenir sur le principe de gratuité des études, ce décret est un premier pas en ce sens. En juin dernier, un rapport annonçait ainsi que le ministère réfléchissait à instaurer une augmentation des frais d'inscription pour tous·tes les étudiant·es, qui s'élèveraient dès lors à 900€ en licence et 1500€ en master. Si le gouvernement parvient à appliquer « Bienvenue en France », il ne fait nul doute que ce sont bientôt l'ensemble des étudiant·es qui seront touché·es.
Comme d'habitude, les étrangers servent de cobayes au gouvernement pour tester des attaques qu'il espère généraliser à l'ensemble du mouvement étudiant : après avoir supprimé les APL pour les étudiants extra-européens, Macron voudrait désormais supprimer les APL pour plus de 200 000 étudiant·es et baisser le montant de l'allocation pour 150 000 étudiant·es supplémentaires. De quoi plonger dans l'extrême-pauvreté des centaines de milliers de jeunes, alors que le coût de la vie étudiante a explosé sous le macronisme.
C'est une véritable guerre sociale que le gouvernement est en train de nous mener. Il explose les budgets militaires, 449 milliards au total jusqu'à 2030, et goinfre le grand patronat d'argent public à hauteur de 211 milliard d'euros par an. Les riches n'ont jamais été si riches et la marche à la guerre tout court s'est enclenchée sur le dos de la majorité de la population, pour les intérêts d'une minorité. Cette année, ce sont 100% des universités qui étaient en déficit, l'ensemble des services publics manquent de moyens, et la sélection avec Parcoursup et Mon Master augmente quand les places pour le service militaire s'ouvrent sans problème. De l'argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics ni pour l'armée !
En décembre 2018, c'est la mobilisation massive des étudiants malgré le début des examens, et la peur que cette lutte se lie au mouvement des Gilets Jaunes, qui avait reculer le gouvernement et les présidences d'université. Remettons ça !
Les organisations de jeunesse, des personnels et de la diaspora appellent à se mobiliser dès la rentrée contre l'agenda raciste et antisocial du gouvernement. Il faut s'organiser pour obtenir l'abrogation complète de « Bienvenue en France », le maintien et l'augmentation des APL pour tous·tes les étudiant·es sans distinction de nationalité, la fin des mesures sélectives à l'université et l'augmentation des moyens pour nos facs.
Nous appelons à rejoindre massivement les manifestations intersyndicales du 15 et 29 septembre et à les préparer par des Assemblées générales et des actions locales dès la réouverture des campus : préparons la riposte !