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Arrêts maladie, chômage : les nouvelles mesures qui frappent les travailleurs au 1er septembre

Tue, 01 Sep 2026 22:16:31 CEST

Révolution Permanente

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Après un été marqué par une chaleur meurtrière, alors que le patronat français fraîchement rentré de vacances assiste déjà aux premiers débats de la présidentielle, le gouvernement assume un message clair : c'est aux travailleurs de payer la dette.

A partir de ce premier septembre, des nouvelles mesures sont entrées en vigueur pour renvoyer au travail toujours plus vite les travailleurs, qu'ils soient en arrêt de travail, ou qu'ils aient obtenu une rupture conventionnelle.

Depuis déjà plusieurs mois, s'attaquer aux arrêts maladies revient comme une obsession pour le gouvernement. Désormais, la durée d'un arrêt de travail initial délivré par un médecin sera plafonné à 31 jours, et 62 jours si l'arrêt est prolongé. Jusqu'à présent, il n'existait pas de limitation sur la durée des arrêts maladie. Ainsi, les médecins ne pourront plus délivrer directement un arrêt adapté et les patients devront retourner plus régulièrement chez leur médecin obtenir leur prolongation, alors même qu'une immense partie des travailleurs vit dans un désert médical et peine déjà à se soigner. Alors que les derniers chiffres indiquent des augmentations des maladies liées au travail de 7 à 9% sur un an, et que 2 à 3 personnes meurent chaque jour au travail, pour Lecornu la priorité reste la “fraude sociale”, et cette nouvelle mesure doit ainsi permettre de “mettre un terme à tous ces abus”.

En réalité, cette mesure n'est rien d'autre qu'une attaque anti-ouvrière en bonne et due forme, qui vise directement à faire baisser le nombre et la durée moyenne des arrêts maladie en rendant plus difficile l'accès à un arrêt long pour les salariés. Une nouvelle attaque qui s'ajoute à la destruction en règle du système de santé, nous faisant tendre vers un système standardisé en fonction des règles imposées et non de la nature des atteintes, alors qu'il y a moins de deux mois le sénat faisait le choix de rejeter un rapport sur la souffrance psychique au travail.

Ce 1er septembre, c'est également la durée des droits d'indemnités chômage obtenus après une rupture conventionnelle qui baisse. Pour les travailleurs de moins de 55 ans, la durée maximale passe de 18 à 15 mois, pour les plus 55 ans de 22,5 à 20,5 et pour les plus de 57 ans de 27 à 20,5 mois d'indemnisation. Alors qu'il est souvent difficile d'obtenir une rupture conventionnelle, de nombreux travailleurs comptent dessus pour pouvoir se concentrer sur leur santé, s'occuper de leur famille ou prendre le temps de chercher un prochain emploi davantage adapté à leurs besoins. Encore une fois, la volonté du gouvernement et du patronat de “remise au travail” va avoir des conséquences terribles sur les travailleurs.

Pour se justifier de ces attaques, le gouvernement ressort les vieilles fables du patronat et de la bourgeoisie sur la crise économique, la dette ou encore la montée des prix, qui seraient la faute des classes populaires. En réalité, ces nouvelles offensives anti-ouvrières ne sont que la continuité de 10 ans de politique ultra libérale et austéritaire d'un gouvernement au service des patrons qui tente tant bien que mal de détourner l'attention des véritables responsables de la crise et de la dette : les grands patrons qui se gavent d'aides publiques.

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