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Interdiction du voile dans l'espace public : le RN lance la course à l'islamophobie pour 2027

Mon, 31 Aug 2026 14:12:59 CEST

Révolution Permanente

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Le RN veut interdire le port du voile dans l'espace public et le sanctionner par des amendes. Une attaque islamophobe et patriarcale préparée par dix années de macronisme. Il faut s'y opposer, en revendiquant l'abrogation de toutes les lois islamophobes, de la loi de 2004 à la loi séparatisme.

« Nous sanctionnerons le port du voile » a déclaré Jean-Philippe Tanguy ce dimanche sur BFMTV, proposant ainsi d'interdire l'espace public à une partie des femmes musulmanes. Une mesure confirmée, ce lundi, par Sébastien Chenu. Si cette mesure scandaleuse figurait déjà dans le programme de Le Pen lors des trois dernières élections, cette annonce marque le coup d'envoi de la course à l'islamophobie pour les présidentielles.

Cette offensive a largement été préparée par des décennies de politiques islamophobes. La loi de 2004 a ouvert la voie tandis que Hollande et Macron ont passé loi raciste sur loi raciste, criminalisant toujours davantage les personnes musulmanes ou assimilées comme telles. De la dissolution d'organisations comme le CCIF ou Baraka City, à l'interdiction de l'abaya, en passant par l'enchainement des lois complotistes contre le « séparatisme » ou « l'entrisme », les dix ans de macronisme ont plus que jamais normalisé une islamophobie d'État débridée. Dans ce contexte, l'annonce, confirmée par Sébastien Chenu ce lundi, vient radicaliser la proposition de Bardella qui défendait, l'année dernière, l'élargissement de la loi de 2004 aux bâtiments publics et à l'université afin « d'y aller étape par étape ».

Alors que les meurtres islamophobes se multiplient et que les travailleurs subissent de manière toujours plus brutale le racisme au travail, à l'image de l'acharnement contre Majdouline, il est essentiel de se mobiliser massivement contre cette nouvelle offensive qui donne le ton à une campagne ultra-réactionnaire. Tandis que le macronisme met à l'ordre du jour de l'Assemblée une loi immigration 2.0 et de nouveaux textes contre l'« entrisme », les candidats s'adonnent à une véritable surenchère sécuritaire, à l'instar de Bruno Retailleau qui défend la création d'un nouveau régime d'exception « anti-trafic » qui permettrait de boucler les quartiers populaires.

Comme le résume Anasse Kazib, candidat de Révolution Permanente aux élections présidentielles, « on ne peut pas lutter contre l'autoritarisme et l'extrême-droite sans lutter contre l'islamophobie. Mais on ne peut pas affronter cette attaque sans revendiquer l'abrogation de l'ensemble de l'arsenal islamophobe qui va de la loi de 2004 à la loi séparatisme. Ce sont ces lois qui ont ouvert les vannes, et qui servent de cadre à l'islamophobie d'Etat et à ses expressions quotidiennes, il faut les détruire. »

Crédit photo : Vox España, CC0

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