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Aminata Pouye, candidate LFI, victime d'une agression raciste en Gironde : solidarité !

Tue, 18 Aug 2026 10:21:33 CEST

Révolution Permanente

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Samedi 8 août, Aminata Pouye, candidate LFI aux élections sénatoriales en Gironde, a été agressée par quatre hommes en voiture, proférant des propos racistes. Une agression qui est le produit direct des discours et offensives réactionnaires menées par l'État et la classe politique.

Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 août, Aminata Pouye, élue LFI au conseil municipal de Talence, rentre chez elle en revenant d'une réunion avec des grands électeurs, dans le cadre de sa campagne pour les élections sénatoriales de septembre 2026. En sortant du tram, elle est agressée par quatre hommes en voiture. Ils l'aspergent d'un liquide inconnu, lui provoquant une irritation immédiate aux yeux, en lui criant « les Noirs, il y en a trop, casse-toi » avant de prendre la fuite. La candidate, tête de liste de LFI pour les sénatoriales en Gironde, a annoncé porter plainte face à cette attaque raciste.

Cette violente agression n'est pas un cas isolé mais s'inscrit dans un contexte de décomplexion des actes racistes, qui ont visé plusieurs autres élus de La France insoumise ces derniers mois. Conseillère municipale à Rennes, Régine Komokoli a dénoncé être depuis plusieurs mois victime de harcèlement moral, injures racistes et dégradations à la suite de son élection en mars dernier. Le candidat LFI à Bordeaux, Nordine Raymond a également affirmé avoir reçu plus de 10 000 messages à caractère raciste durant la campagne électorale. Sans oublier les propos racistes subis par Bally Bagayoko, tout juste élu maire de Saint-Denis, sur le plateau de Cnews.

Cette offensive est légitimée par l'ensemble des médias bourgeois et des forces politiques, du gouvernement à l'extrême droite, qui ont mené pendant l'ensemble de la campagne des municipales une diabolisation sans précédent de La France insoumise, entre accusations d'antisémitisme à soupçons de « communautarisme ». Pendant ce temps, les violences de rues de l'extrême droite étaient blanchies, à travers le traitement médiatique de la mort de Quentin Deranque. L'agression d'Aminata Pouye démontre que le cyber-harcèlement raciste subi par de nombreuses figures politiques racisées à gauche peut se transformer en violence physique dès que les groupuscules d'extrême droite se sentent pousser des ailes.

Le gouvernement est directement responsable de ce climat raciste. Il l'a alimenté à travers ses propres offensives dirigées contre les musulmans, les habitants des quartiers populaires, ou les étrangers. Dernières en date : le décret « Bienvenue en France » qui multiplie par 6 les frais d'inscriptions pour les étudiants extra-communautaires, ou encore la loi « permis de tuer », qui offre un véritable bouclier juridique aux policiers coupables de violences. La campagne présidentielle à venir annonce une nouvelle surenchère raciste, à laquelle Gabriel Attal a lui-même participé cet été en se pavanant dans un camp de gens de voyage pour déballer son programme anti-tzigane.

Nous dénonçons cette attaque et réaffirmons tout notre soutien à Aminata Pouye. Face aux politiques et aux discours xénophobes et réactionnaires qui provoquent de telles violences, il est urgent de s'organiser par en bas et de faire front pour mettre en échec les offensives sécuritaires et racistes de l'État.

Crédits image : Capture d'écran YouTube.

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