200 000 étudiants bientôt privés d'APL ? Le gouvernement prépare une nouvelle attaque, il faut s'organiser !
Sat, 15 Aug 2026 14:11:29 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalEn vue du budget 2027, le gouvernement cherche encore à faire des économies sur le dos des étudiants. Un rapport ministériel propose de prendre en compte le revenu des parents dans l'attribution des APL, pour réduire les allocations de 310 000 étudiants, et les supprimer pour 200 000 d'entre eux.

Après la généralisation de « Bienvenue en France », avec ses frais racistes contre les étudiants étrangers, et la menace de hausse des frais d'inscription, le gouvernement prépare une nouvelle attaque contre la jeunesse. En effet, un rapport ministériel, rédigé par les inspections générales des finances et des affaires sociales a été rendu public le 12 août, à la suite de révélations du média Les Échos. Il propose notamment de changer le calcul des APL (Aides personnalisées au logement), pour prendre en compte les ressources parentales dans l'attribution des aides au logement. Dès lors, 200 000 étudiants risquent de perdre leurs APL, et 310 000 foyers de recevoir des aides moins importantes.
A ces mesures s'ajoutent une série de propositions austéritaires, pour revoir le calcul des allocations familiales, des pensions de retraites et de nombreuses aides, comme par exemple la suppression de la réduction d'impôt pour compenser les frais de scolarité. Ces propositions seront ainsi discutées dans le cadre des négociations pour le budget 2027, mais certaines, comme l'attaque contre les APL pour les étudiants, pourront être appliquées par décret.
Il s'agit donc d'une attaque particulièrement grave, qui vise à nouveau à faire payer la crise aux étudiants. La réduction des APL servirait ainsi à faire 550 millions d'euros d'économies, tandis que les cadeaux de l'État aux grandes entreprises s'élèvent à 270 milliards chaque année. Elle intervient dans un contexte où les étudiants souffrent déjà du mal-logement, avec 49% d'entre eux qui vivent dans des logements mal isolés ou dégradés, 20% qui font état de moisissures dans leur logement, et 11% qui déclarent avoir déjà dormi dans la rue pendant leurs études, selon l'enquête du Poing Levé menée auprès de 5000 étudiants en 2024.
Ainsi pendant les canicules, les étudiants ont été confinés dans des conditions insupportables, leurs logements atteignant souvent les 40 degrés. Dans le même temps, les loyers sont de plus en plus chers, y compris ceux en résidences CROUS, augmentés au printemps dernier. Malgré cette situation, le gouvernement veut encore renforcer la précarité des jeunes et nous faire payer toujours plus pour vivre dans des situations indignes.
À nouveau, les étudiants étrangers ont été les premiers visés, avec la suppression pure et simple de leurs APL depuis le 1er juillet. Une mesure raciste qui sert de ballon d'essai avant des attaques contre tous les étudiants, à l'image de la généralisation de « Bienvenue en France », qui impose aux étudiants étrangers de payer 3000 à 4000 euros pour s'inscrire à l'université, et qui prépare la hausse des frais d'inscriptions pour tous, elle aussi préconisée par un rapport ministériel. Face à ces attaques, il est urgent de se mobiliser et empêcher que la rentrée se déroule normalement. Le Poing Levé propose ainsi de s'organiser dans des comités d'actions dans nos universités, contre « Bienvenue en France » et les différentes offensives du gouvernement, pour préparer une riposte massive dans la rue.