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Axa mécène du festival d'Avignon : non à l'art-washing des complices du génocide !

Thu, 30 Jul 2026 22:54:43 CEST

Révolution Permanente

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L'entreprise Axa continue d'être le principal mécène du festival d'Avignon. Une opération qui lui permet de se donner un vernis culturel pour couvrir ses investissements dans des entreprises de l'armement complice du génocide.

Dans le cadre du festival d'Avignon, Nicolas Kakonyi, militant pour la libération de la Palestine, a interrompu une conférence où participait le directeur du festival Tiago Rodriques, pour interpeller ce dernier sur le partenariat liant le festival à la compagnie d'assurance AXA, complice du génocide en Palestine. Interrogé par Révolution Permanente, le militant témoigne : « L'année dernière, nous étions déjà intervenus auprès de lui avec plusieurs autres militants participant à la campagne de boycott culturel. À l'époque, il nous avait répondu qu'il ne pouvait pas se positionner car il n'était pas au courant. Cette année, il a dit qu'il maintiendrait ce partenariat parce qu'AXA respectait le cadre du droit international. »

Pourtant, le soutien d'AXA aux industries impliquées dans le conflit est largement documenté. Selon plusieurs rapports, le groupe détient encore 150 millions d'euros d'investissements dans des entreprises d'armement complice du génocide et possédait, jusqu'en 2024, des parts dans Elbit Systems, le géant israélien de la défense.

Ces financements contestés sont contrebalancés par des opérations de mécénat culturel destinées à redorer son image, avec l'aide du Fonds pour le progrès Humain. « Ils financent Le Louvre, le Château de Versailles ou le Festival d'Aix-en-Provence pour se donner une image pro-culture », explique le militant. Ce schéma de « blanchiment par la culture » est bien connu des industriels de la défense, qui s'associent à des institutions prestigieuses pour redorer leur image : c'est notamment le cas du groupe d'armement sud-coréen Hanwha qui s'est associé au Centre Pompidou pour implanter une antenne du célèbre musée à Séoul.

Les grands groupes tirent profit du désengagement financier de l'État dans le secteur culturel pour renforcer leur influence, lié au contexte austéritaire pour renforcer la militarisation, comme l'explique Nicolas : « Désormais, le secteur culturel doit dépendre d'entreprises parfois liées à un génocide, alors que l'État leur accorde depuis des années des exonérations comme le CICE, tout en finançant directement la militarisation. »

Sans oublier que l'État français est lui-même complice du génocide à Gaza, à travers la coopération militaire avec Israël, mais aussi la répression de la cause palestinienne en France. Le maire d'Avignon s'était d'ailleurs fait le relai de la campagne de criminalisation en annonçant vouloir limiter la présence de drapeau palestinien dans sa ville. Face à la poursuite du génocide et à la complicité toujours plus assumée de l'État, des institutions et entreprises françaises, il est important de continuer à se mobiliser !

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