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Incendies en Gironde : face à la catastrophe, la solidarité de la CGT énergie montre la voie

Tue, 28 Jul 2026 23:25:09 CEST

Révolution Permanente

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Avec plus de 42 000 hectares de forêts partis en fumée et près de 220 000 évacuations, la Gironde est frappée par des incendies d'une ampleur historique. En s'organisant par en bas, les travailleurs prouvent que notre classe est la seule force capable de répondre aux désastres sociaux et écologiques.

L'ampleur du désastre en Gironde met à nue l'illusion qui consiste à s'en remettre à l'Etat pour nous protéger face à la crise écologique. Pendant des années, les gouvernements successifs ont saccagé les services publics, réduit les effectifs de l'Office National des Forêts et des sapeurs-pompiers au nom de la rentabilité, se comportant en véritable pompiers-pyromanes responsables de la situation actuelle.

Face à cette incurie, des travailleurs, des militants syndicaux et des salariés de la région prennent leurs responsabilités en s'organisant par en bas face à la crise. La CGT Santé Action Sociale CGT 33 a ainsi mis en avant la nécessité vitale d'ouvrir et de mettre à disposition la Bourse du Travail pour accueillir, orienter et soutenir matériellement les dizaines de milliers de personnes sinistrées, emboîtant le pas aux initiatives remarquables de la CGT Énergie 33. Elle a immédiatement ouvert une caisse de solidarité pour venir en aide aux personnels et aux populations frappés par les flammes.

Sur le terrain, l'abnégation des travailleurs de l'énergie et des volontaires de la CMCAS (Caisse d'Action Sociale des électriciens et gaziers) est totale. Loin des caméras et des discours creux des ministres, ils ont réquisitionné des infrastructures dans l'urgence pour assurer l'évacuation et la mise en sécurité des jeunes en colonie de vacances et des sinistrés. 90 personnes dont 70 jeunes de colonies de vacances accueillies. « On passe nuit et jour ici, on a réquisitionné un gymnase et on accueille des gens nuit et jour », témoigne l'une des agentes de la CCAS. Un élan de solidarité qui s'organise notamment avec le soutien des travailleurs de la CGT Énergie 33. Cet engagement profond s'ancre dans une véritable conscience de classe : « la solidarité c'est dans nos valeurs, pour nous c'était naturel », rappelle une autre volontaire, soulignant que ces réflexes d'auto-organisation s'étaient déjà forgés lors de précédentes crises, « comme on a fait pour les sinistrés de l'Aude ». Une collecte des produits de première nécessité a été organisée afin d'en assurer la distribution aux sinistrés.

Cette mobilisation depuis la base nous rappelle que, face aux impasses de la gestion criminelle de l'Etat, ce sont les travailleurs qui, par leur position centrale dans la société, peuvent construire une réponse par en bas, seule à même de répondre aux véritables besoins de la population.

Cependant, la solidarité ouvrière ne peut se limiter à l'aide humanitaire ou à la seule gestion de l'urgence ; elle doit nécessairement s'articuler avec des revendications sur les conditions de travail pour construire un véritable plan d'urgence ouvrier. Sur les lieux de travail, les températures extrêmes et les fumées toxiques posent un grave danger pour la santé. Pourtant, le patronat exige le maintien de la production, y compris dans les secteurs non essentiels, sacrifiant la sécurité des salariés sur l'autel du profit. Nous ne pouvons pas laisser le patronat dicter si les conditions de travail sont propices à notre sécurité. C'est aux travailleurs de décider collectivement pour imposer des arrêts de production, l'aménagement des horaires sans perte de salaire, ou faire valoir son droit de retrait.

Ces réseaux de solidarité esquissent les premiers éléments de l'unité de classe que nous devons construire. La lutte écologiste est indissociable de la lutte des classes. En opposant l'entraide ouvrière à la faillite capitaliste, les travailleurs mobilisés en Gironde montre que la solidarité de classe reste la seule issue face à la catastrophe en cours.

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