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Après le boycott de Barbara Butch, la macronie et le PS ciblent les soutiens de la Palestine

Mon, 20 Jul 2026 18:22:16 CEST

Révolution Permanente

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Ce samedi 18 juillet à Grenoble, le concert de la DJ Barbara Butch a été annulé par la mobilisation de soutiens de la Palestine, qui dénonçaient ses positions pro-Israël. La macronie et le Parti socialiste en ont profité pour lancer une campagne réactionnaire contre LFI et les militants pro-Palestine à Grenoble.

Ce samedi 18 juillet, à Grenoble, le concert de la DJ queer Barbara Butch au Cabaret Frappé a été annulé par la mobilisation de militants pro-Palestine. Ceux-ci se sont opposés à la venue de cette artiste par des huées et des chants en soutien au peuple palestinien. Au bout d'une vingtaine de minutes, l'artiste a quitté la scène et la suite du concert a été annulée.

Devenue célèbre grâce à sa performance aux Jeux olympiques, Barbara Butch utilise son identité de femme queer pour faire le pinkwashing de l'État colonial d'Israël, tout en niant toute posture politique et en prétendant simplement porter « l'amour ». Pourtant, elle est notamment signataire de la tribune en soutien à la loi Yadan, texte qui vise à réprimer les soutiens de la Palestine et à assimiler antisionisme et antisémitisme.

La macronie et le Parti socialiste ont profité de l'évènement pour lancer une large campagne de diabolisation de la France Insoumise et des militants pro-Palestine de Grenoble, accusés d'avoir mené une prétendue campagne antisémite contre Barbara Butch. Gabriel Attal a déclaré sur X : « l'antisémitisme de LFI est tout sauf résiduel », là où Olivier Faure a envoyé sa « solidarité avec Barbara Butch », et déclaré : « Ces méthodes n'aident en rien les Palestiniens et desservent les militants sincères ». De son côté, Bernard Cazeneuve, parmi les premiers signataires de la tribune pour la loi Yadan, s'est exprimé sur BFM à propos de LFI : « Cette gauche-là n'est pas la gauche ».

Cette offensive mensongère et réactionnaire s'inscrit dans la continuité de la campagne contre La France Insoumise, et plus largement tous les soutiens de la Palestine, lancée depuis le début du génocide à Gaza. Celle-ci vise à bâillonner toute voix contestataire, qui s'oppose au génocide en cours et à la complicité des États impérialistes. Assimiler des mobilisations politiques à de l'antisémitisme participe à la construction d'un véritable délit d'opinion et remet en cause des droits démocratiques, à commencer par la liberté d'expression et le droit de manifester.

De la même manière que plusieurs collectifs avaient dénoncé la présence de Barbara Butch au festival Plein Champ au Mans, cette action de boycott de l'artiste est légitime. Comme l'explique la militante féministe et anti-impérialiste Sasha Yaropolskaya sur X : « Défendre le droit au boycott politique d'artistes qui soutiennent la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine relève de la liberté d'expression la plus élémentaire ». À rebours du pinkwashing pour servir des intérêts coloniaux et impérialistes, ces actions visent à rappeler que le combat LGBTQI se situe du côté de la cause palestinienne.

Au-delà de ce boycott, il y a urgence à combattre la nouvelle loi « contre l'antisémitisme et le racisme », loi Yadan 2.0 portée par Aurore Bergé, présentée en conseil des ministres début juillet et que la Macronie souhaite remettre sur la table dès la rentrée.

Crédits photo : Capture d'écran vidéo YouTube Place Gre'net.

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