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Après la grève à Airbus : tirer les leçons et préparer les suites

Tue, 14 Jul 2026 16:40:40 CEST

Révolution Permanente

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À Airbus, après les grèves des ouvriers pour la prime, les ingénieurs ont exprimé à leur tour leur colère contre la réduction du télétravail. Un climat social qui se tend et pose un débat sur la stratégie à mettre en place pour affronter la direction du géant aéronautique.

Le retour de la lutte des classes à Airbus

Début mai, des centaines d'ouvriers d'Airbus débrayent spontanément. Une colère inédite depuis 2010 qui fait suite à l'annonce d'une prime de participation en baisse de 54 % par rapport à l'année précédente malgré des bénéfices records de 5,2 milliards d'euros. Les syndicats pro patronaux FO, CFE-CGC et CFTC ont tenté de calmer la colère en renvoyant à des négociations qui ont finalement abouti à une annonce d'une prime de compensation de 500 euros le 28 mai.

« Un foutage de gueule » dénoncé par des grévistes, car c'est un montant cinq fois inférieur à ce qu'il faudrait pour compenser la perte par rapport à l'année précédente. Dans la foulée, de nouvelles mobilisations ont émergé de façon spontanée sur différents sites en France. Des grèves qui ont entraîné des centaines de travailleurs avec par exemple plus de 750 ouvriers grévistes le vendredi 29 mai selon le comptage de la CGT. Une mobilisation importante, malgré les délégués FO, CFTC et CFE-CGC qui s'étaient préparé à contenir la colère en déployant toutes leurs forces sur le terrain pour empêcher les grèves.

Malgré la grève, les syndicats pro-patronaux ont finalement signé l'accord proposé par la direction. Loin d'avoir été obtenu « grâce au rapport de force d'un dialogue social exigeant et responsable construit par FO » comme le revendique le syndicat FO, cette prime de compensation constitue une conquête de la mobilisation des travailleurs même si elle reste loin des attentes exprimées par les grévistes.

Alors que cette mobilisation ouvrière venait de secouer le géant aéronautique jusqu'au 8 juin, le PDG d'Airbus Guillaume Faury, a envoyé une lettre à l'ensemble des salariés. Le dirigeant du géant de l'aéronautique met en avant les enjeux de la situation internationale et les difficultés de l'entreprise pour annoncer aux travailleurs d'Airbus que c'est à eux de faire les efforts. Il annonce en particulier la réduction du télétravail à un seul jour par semaine pour les cadres.

Face à cette situation, le jeudi 18 juin la CGT Airbus Avions a appelé à la mobilisation et a réuni une centaine d'ingénieurs grévistes à Toulouse. A l'occasion du rassemblement sur le site de Saint Martin, la grève a été reconduite au jeudi 25 juin. De nouveau, une centaine d'ingénieurs étaient présents et ont encore décidé de reconduire la mobilisation au mardi suivant qui a été suivie dans les mêmes proportions.

La mobilisation s'est poursuivie avec une nouvelle grève le jeudi 2 juillet qui a marqué un recul avec moins d'une cinquantaine de personnes. Si la grève concerne seulement les ingénieurs, qui n'étaient pas mobilisés sur la prime de participation, elle n'en reste pas moins un nouveau révélateur d'une colère plus globale qui s'ancre chez les salariés du géant aéronautique.

Des mobilisations symptôme d'un affaiblissement du « pacte néolibéral »

Lorsque la direction d'Airbus a annoncé le montant de la prime de participation, elle ne s'attendait certainement pas à provoquer la plus importante mobilisation ouvrière dans l'entreprise depuis plus d'une décennie. De même pour les cadres. Des ingénieurs en grève, c'est un fait surprenant et rare à Airbus qui mérite d'être souligné.

Le ressentiment engendré par la lettre du PDG aux salariés et par le mépris affiché de la direction sur la prime exprime quelque chose de plus profond qu'une simple volonté de défendre un droit au télétravail ou une meilleure prime.

Pendant des années, alors que les politiques néolibérales s'attaquaient aux acquis sociaux et dégradaient les conditions de travail de larges fractions du salariat, le géant de l'aéronautique a semblé relativement préservé des conflits sociaux. Au-delà des grèves massives de 2010 et de débrayages très encadrés par les syndicats pro patronaux contre les suppressions d'emplois en 2020, peu de mobilisations de grande ampleur ont existé ces dernières décennies. Les profits s'accumulaient, les carnets de commandes explosaient et le soit-disant « dialogue social » avec les syndicats pro patronaux semblait garantir une certaine stabilité.

Une sorte de « pacte néolibéral » implicite qui, fondé sur une redistribution marginale des profits sous la forme de primes et de conditions de travail moins dégradées que dans la sous-traitance, suffisait à assurer un sentiment « d'être à l'abri » et à contenir les tensions sociales.

Cette redistribution de « miettes » va de pair avec l'existence de syndicats pro-patronaux forts. Certaines estimations tablent sur 70 % à 80 % de travailleurs encartés à Airbus, contre 10 à 12% en moyenne dans les autres entreprises en France. En tête, on retrouve des syndicats comme Force Ouvrière qui ont été développés consciemment par la direction du géant aéronautique pour affaiblir la CGT après mai 68.

Cette forte syndicalisation est encouragée par la direction pour créer l'illusion d'un « dialogue social ». À Airbus, pour avoir un bon déroulement de carrière et bien se faire voir des chefs, il faut prendre sa carte à FO, la CFE-CGC ou la CFTC. Comme le résumait en 2022 une responsable de la CFE-CGC pour Actu Toulouse : « il y a eu une volonté partagée de la direction pour que ce phénomène d'adhésion existe. Il y avait une formation, une communication qui était faite au niveau des managers pour leur expliquer le bienfait qu'il pouvait y avoir autour d'un dialogue social ».

Les débrayages spontanés et les mobilisations contre l'attaque sur le télétravail viennent brutalement révéler l'affaiblissement de ce « pacte néo-libéral » chez Airbus. En dépit d'une apparente stabilité, le mécontentement s'est accumulé au fil des années. Intensification du travail avec toujours plus d'heures supplémentaires demandées, casse des conditions de travail avec des projets comme Reload, inflation qui grignote des salaires qui n'augmentent pas assez, multiplication des plans d'économies malgré les résultats exceptionnels : de nombreux travailleurs voient bien que les sacrifices exigés ne sont pas récompensés.

Pour beaucoup, la promesse selon laquelle les bénéfices records finiraient toujours par profiter à tous ne convainc plus. Les travailleurs produisent toujours plus de richesses, tandis que les actionnaires et les dirigeants s'en accaparent une partie toujours plus importante.

Plus largement, la situation internationale marquée par la désorganisation de l'économie mondiale, le retour de la guerre et la course à la militarisation pèse sur Airbus malgré des carnets de commandes remplis. Une situation dont est pleinement conscient le patronat d'Airbus qui cherche déjà à faire payer cette nouvelle donne aux travailleurs. C'est le sens de la lettre adressée par Guillaume Faury pour justifier ses attaques contre les ingénieurs. Comme le résumait un des grévistes : « le PDG attaque nos conditions de travail au nom de la guerre et de la militarisation ».

En effet, alors que la militarisation ouvre de nouveaux débouchés lucratifs pour le secteur aéronautique, la direction d'Airbus assume ouvertement ses choix : réduction du coût du travail, remise en cause des acquis sociaux et réorientation de l'entreprise vers les secteurs les plus directement portés par cette dynamique.

Cette évolution met également en lumière les limites du discours de « transition » porté par le groupe ces dernières années. Pour de nombreux ingénieurs, qui avaient trouvé un sens à leur travail dans la promesse de contribuer à des projets répondant aux enjeux écologiques, la priorité désormais accordée aux activités militaires se fait au détriment de projets emblématiques de cette stratégie, à l'image du projet ZEROe qui subit de son côté des coupes budgétaires à répétition.

Un tel choix révèle le caractère avant tout opportuniste de ces engagements, davantage destinés à verdir l'image du groupe qu'à transformer réellement sa production. Cette prise de conscience nourrit aujourd'hui un profond sentiment de perte de sens parmi les salariés les plus qualifiés. Ce faisant, la direction contribue elle-même à fragiliser le « pacte néolibéral » qui avait jusqu'ici assuré une relative stabilité sociale au sein du groupe.

Tirer des premiers bilans pour mieux penser la suite

Cet affaiblissement du « pacte néolibéral » ne constitue pas une parenthèse, mais l'expression de contradictions profondes qui traversent aujourd'hui le capitalisme et dont l'accentuation présage d'ores et déjà d'autres affrontements. Les batailles à venir partiront de cette expérience et des leçons qu'en auront tirées les travailleurs. C'est dans cette perspective que nous proposons d'essayer d'en tirer des premiers bilans en en soulignant avant tout plusieurs acquis.

Tout d'abord, des centaines de salariés ont (re)découvert leur propre force collective et rappelé que la grève spontanée peut exister à Airbus. Après des années de relative passivité, la lutte de classe a refait irruption dans l'un des principaux groupes industriels du pays.

Mais surtout, de nombreux travailleurs ont expérimenté la réalité des syndicats pro patronaux. Dans de nombreux ateliers, des salariés ont vu des militants de ces organisations intervenir pour décourager les débrayages, expliquer que la grève ne servait à rien et appeler à attendre les prochaines réunions de négociation. Les grèves ont donc permis de démasquer le rôle de véritable police anti grève des syndicats pro-patronaux que sont FO, la CFE-CGC et la CFTC.

Dans ce contexte, la CGT Airbus a su tirer son épingle du jeu. Elle s'est positionnée en soutien aux mobilisations ouvrières pour accompagner la spontanéité qui s'est exprimée et elle-même à l'initiative des mobilisations en ce qui concerne les ingénieurs. Le syndicat, systématiquement diabolisé par la direction, a fait la démonstration qu'il était aujourd'hui le seul à soutenir clairement les travailleurs. Cela laissera probablement des traces durables dans la conscience de ces derniers et ouvre la voie à un renforcement d'un syndicat indépendant de la direction.

Malgré ces acquis, les grèves de ces dernières semaines ont mis en lumière les difficultés auxquelles se heurtent les travailleurs pour construire un rapport de forces à la hauteur face à une multinationale déterminée à leur faire payer la militarisation et chaque difficulté économique.

De ce point de vue, les grèves des ouvriers comme des ingénieurs ont mobilisé plusieurs centaines de travailleurs mais n'ont pas réussi à élargir la mobilisation aux dizaines de milliers de travailleurs d'Airbus des différents sites. Une tâche extrêmement difficile tant la division profonde du secteur aéronautique a été organisée consciemment par le patronat.

Les travailleurs sont éclatés dans de multiples équipes et ateliers, mais sont aussi très divisés entre ingénieurs et ouvriers, entre CDI et intérimaires, entre travailleurs des donneurs d'ordres et des sous-traitants etc. Réaliser l'unité de ces différents secteurs constitue un véritable défi et suppose donc une orientation et une organisation conscientes. Ainsi, la spontanéité qui a caractérisé les débrayages ouvriers et l'implantation encore faible de la CGT rendent difficile de toucher tous les travailleurs de l'aéro.

Mais au-delà des raisons objectives, les principaux freins à l'élargissement de la grève sont les syndicats pro patronaux et la direction qui ont tout fait pour empêcher que la mobilisation se diffuse. FO, la CFE-CGC et la CFTC ont été, du début à la fin, les meilleurs alliés de la direction pour freiner la mobilisation.

À ces obstacles s'ajoute un élément : l'absence de soutien de la gauche politique et syndicale toulousaine. Du Parti socialiste à la France Insoumise, le soutien à la grève a été totalement inexistant. Au niveau de la CGT, la solidarité est restée rare avec comme exception un communiqué de la coordination CGT Aéro Midi-Pyrénées.

Alors que les discours patronaux dénoncent les travailleurs d'Airbus comme des « privilégiés », la solidarité des organisations de la gauche syndicale et politique aurait pu jouer un rôle important pour contrer ces discours qui visent à dénigrer les grévistes. Un élément d'autant plus incompréhensible alors qu'Airbus constitue le poumon industriel et « l'âme politique » de la ville rose.

Quelques pistes pour dépasser les limites de la mobilisation

Les limites mises en évidence par ces grèves ne doivent pas être comprises comme des obstacles insurmontables. Elles posent au contraire des questions auxquelles les prochaines mobilisations devront tenter de répondre. Comment construire l'unité entre des travailleurs profondément divisés par des décennies de politiques patronales ? Comment lutter contre l'influence des syndicats au service du patron ?

Les grèves d'Airbus ont montré qu'aucune solution favorable aux travailleurs ne sortira des négociations menées à huis clos entre la direction et les syndicats pro-patronaux. Au contraire, ces organisations ont joué un rôle actif pour freiner la mobilisation et empêcher son extension.
Face à cette réalité, l'organisation à la base des travailleurs pour que « la grève appartienne aux grévistes » apparaît comme un enjeu central des prochaines mobilisations. Il s'agit de permettre aux grévistes de décider eux-mêmes de leurs revendications, des formes de leur mobilisation et de ses suites en lien avec les syndicats combatifs comme la CGT.

Concrètement, cela suppose le développement d'assemblées générales qui réunissent les travailleurs, syndiqués ou non, et permettent que chacun puisse s'exprimer. C'est un outil puissant de démocratie ouvrière qui donne la possibilité de développer une dynamique militante où tout gréviste peut décider par le vote et s'investir dans la mobilisation.

Si nous mettons la question des assemblées générales au pluriel, c'est bien parce que dans une entreprise comme Airbus, composée de milliers de salariés et géographiquement vaste, l'organisation d'assemblées générales centralisées ne peut pas suffire. Des AG spécifiques organisées dans les différentes chaînes d'assemblage, aux ateliers peintures, au Délivery ou encore dans les différents bâtiments regroupant les bureaux, pourraient élire des représentants directs des travailleurs et permettraient de se coordonner efficacement. Une pratique qui renouerait avec des éléments d'organisation qui avaient commencé à se développer lors du mouvement de grève de 2010 chez Airbus.

Le développement d'une telle organisation structurée faciliterait l'élargissement de la mobilisation, aussi bien au sein des différents secteurs d'Airbus qu'en direction des sous-traitants et plus largement de l'ensemble de la filière aéronautique. Elle permettrait également de s'adresser plus facilement à la population toulousaine afin de construire des solidarités autour de la grève. Mais surtout, elle donnerait aux grévistes les moyens de garder la maîtrise de leur mouvement en empêchant les syndicats pro patronaux de « l'entente » de parler en leur nom.

En ce sens, clarifier les objectifs de la grève dans les assemblées générales aurait permis d'entraîner plus largement en décidant de revendications communes aux salariés d'Airbus et également aux sous-traitants. Une prime identique pour tous, ou encore une augmentation générale des salaires de 400 euros et leur indexation sur l'inflation, autant de revendications capables de faire converger les intérêts des différents secteurs de travailleurs.

« Si la prime concernait aussi les intérimaires j'aurais déjà fait grève depuis longtemps » nous confiait dans ce sens un intérimaire de Derichebourg à la sortie du site de Saint Martin lors d'une diffusion de tract Révolution Permanente en soutien à la grève.

La tendance à l'organisation à la base des grévistes est cependant restée trop limitée au regard de ces enjeux. Hormis quelques assemblées centralisées initiées par la CGT, peu d'assemblées de grévistes ont réussi à se structurer et à faire vivre réellement la grève. Cette faiblesse a laissé les syndicats pro-patronaux conserver l'initiative des négociations et limiter l'extension de la mobilisation.

Plus largement, face à des patrons qui justifient leurs attaques au nom de la guerre, les travailleurs d'Airbus doivent développer une réponse qui lie la défense de leurs conditions de travail au refus de la militarisation. Alors que Guillaume Faury affirme vouloir faire d'Airbus un acteur majeur du réarmement européen, les salariés n'ont aucun intérêt à se ranger derrière ce projet. Au contraire, loin de la logique de concurrence entre les travailleurs des différents pays que cherche à imposer le patronat, leur force réside précisément dans leurs intérêts communs et leur capacité à lutter ensemble.

La mobilisation des travailleurs d'Airbus en Espagne, confrontés aux mêmes attaques que leurs collègues français montre la voie à suivre pour dépasser les limites des mobilisations en France. Depuis le 1er juillet, des milliers de travailleurs, ouvriers et ingénieurs, se mobilisent pour les salaires et le maintien des deux jours de télétravail. Organisée à la base avec des groupes Telegram de travailleurs et des assemblées générales, la grève est en train de se durcir et s'est étendue à de nouveaux sites espagnols ce vendredi.

Aussi, la grève en Espagne montre que les combats au sein d'Airbus dépassent les frontières nationales. Si des dizaines de milliers de salariés se mobilisaient simultanément dans les différents sites du groupe contre une même politique de la direction, en défendant les mêmes revendications et en s'opposant à la militarisation, le rapport de force changerait d'échelle. Une telle coordination internationale renforcerait considérablement la puissance du mouvement et serait un élément décisif pour contraindre la direction à reculer.

Le patronat de l'aéronautique porte un véritable projet politique pour défendre ses intérêts, fondé sur le réarmement, l'augmentation de l'exploitation et la dégradation des conditions de travail. Face à lui, les travailleurs ont leurs propres intérêts à défendre : ceux de la solidarité de classe par-delà les frontières, ceux d'une conversion de la production pour répondre aux besoins sociaux et écologiques.

Dans ce sens, ceux qui s'opposent à la militarisation et à la guerre doivent se tenir aux côtés des travailleurs d'Airbus et chercher à développer la solidarité avec les grévistes. C'est ce que nous avons cherché à faire avec Révolution Permanente en popularisant les grèves et en donnant la parole aux travailleurs avec l'écriture d'une vingtaine d'articles, la publication de nombreuses vidéos sur nos réseaux sociaux avec toujours comme ligne de fond le soutien aux grévistes.

C'est la logique que nous avons défendue avec la candidature de Vanessa Pedinotti, ingénieure dans la sous traitance aérospatiale, aux élections municipales de 2026. C'est aussi le sens du bilan que nous avons tiré du scrutin municipal avec une impasse de la gauche réformiste centrée sur une logique institutionnelle et déconnectée des éléments de luttes de classe qui se jouent dans l'aéronautique.

Plus largement, le « réveil » de la lutte de classe à Airbus est un événement qui marque la fin d'une époque de paix sociale imposée. Les prochaines mobilisations dépendront de la capacité des travailleurs à s'organiser démocratiquement, à faire l'unité, à lutter contre les syndicats pro patronaux mais aussi à proposer une alternative aux projets guerriers que veut imposer la direction. Ce retour de la grève à Airbus et les problèmes stratégiques qu'il pose seront des éléments déterminants pour les travailleurs toulousains et les prochains épisodes de luttes de classes.

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