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14 juillet : la BRAV-M, symbole de la répression des Gilets jaunes, défile aux côtés de l'armée

Tue, 14 Jul 2026 17:33:49 CEST

Révolution Permanente

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Ce 14 juillet, 12 membres de la BRAV-M ont participé au cortège motorisé du défilé militaire. Véritable symbole de l'autoritarisme croissant du régime ces dernières années et de la préparation de la bourgeoisie à la répression du mouvement social.

Ce 14 juillet, pour la première fois, 12 membres de la BRAV-M (Brigade de Répression de l'Action Violente Motorisée) défilent dans le cortège motorisé du défilé militaire annuel.

Créée en 2019 par le préfet de police Didier Lallement pour réprimer le mouvement des Gilets Jaunes, cette brigade est composée de binômes montés sur moto, l'un conduisant, l'autre distribuant les coups de matraque ou les tirs de lacrymogènes ou de LBD. Véritable illustration du saut sécuritaire et répressif effectué lors du cycle de lutte des classes de ces 10 dernières années, cette brigade s'est illustrée par de nombreuses violences dans la répression de divers mouvements sociaux, notamment lors des manifestations contre la réforme des retraites de 2023 : frappes au sol, renversement par des motos, insultes racistes, agressions sexuelles, nasses, manifestant écrasé par une moto, arme à feu pointée sur un groupe de manifestants, jusqu'à la mort d'un homme de 82 ans en 2024, percuté par une moto qui quittait sa caserne.

Cette brigade est la descendante directe des « voltigeurs », créés suite à mai 68, composés d'un binôme motorisé, l'un conduisant, l'autre matraquant. Ces pelotons sont notamment responsables du meurtre de Malik Oussekine en 86 lors de la répression d'une mobilisation étudiante, ce qui avait conduit à la dissolution de ce corps par Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur.

Ainsi la participation de la BRAV-M au défilé militaire cette année, actée par le préfet de Police Patrice Faure est un symbole fort, alors que la dissolution de ce corps de police est une revendication portée depuis plusieurs années par des organisations de gauche de la LFI jusqu'à la LDH. Cette mise en scène d'un corps de la police, qui a constitué le symbole de la répression des Gilets jaunes, vient couronner un quinquennat marqué par la répression et la multiplication des offensives sécuritaires tel que les projets de loi SURE et RIPOST, ainsi que le récent permis de tuer accordée aux policiers, voté à l'assemblée la semaine dernière.

Pour le 14 juillet, Macron envoie donc un message clair en mettant un de ses outils répressif centraux à l'honneur, annonçant ainsi le ton pour les années à venir. Face à la militarisation et l'offensive sécuritaire qui l'accompagne, le mouvement ouvrier doit faire front et s'organiser pour exiger la dissolution des corps spéciaux de police à commencer par la BRAV-M !

Crédits photo : Compte Twitter de la Préfecture de Police

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