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Scandale : l'Assemblée vote un nouveau permis de tuer pour la police, il faut lutter pour le retrait !

Tue, 07 Jul 2026 22:09:09 CEST

Révolution Permanente

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Ce mardi soir, les macronistes, main dans la main avec la droite et l'extrême droite, ont adopté la proposition de loi sur la présomption d'usage légitime des armes pour la police, qui doit désormais arriver au Sénat. Face à ce nouveau permis de tuer, il y a urgence à renforcer la mobilisation.

Ce mardi 7 juillet au soir, les macronistes et les Républicains, main dans la main avec le Rassemblement national et l'UDR, ont réussi à faire voter la proposition de loi sur la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de police. Pour contourner les amendements déposés par LFI et la gauche institutionnelle, le gouvernement a fait le choix du coup de force en restreignant le droit d'amendement des députés. L'Assemblée vient donc de voter, par 313 voix, un nouveau permis de tuer à la police. Le texte doit désormais aller au Sénat où les débats pourraient se poursuivre dans les prochains jours, la proposition de loi étant inscrite à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui s'est ouverte le 1er juillet dernier.

Alors que la loi Cazeneuve avait déjà considérablement élargi la marge de manœuvre des forces de répression pour faire usage de leurs armes, cette nouvelle proposition menace de se solder par un nouveau saut dans l'impunité policière. Si les familles des victimes de violences policières doivent déjà en passer par un véritable parcours du combattant pour obtenir justice, c'est aujourd'hui à l'État de prouver la légalité de l'usage de l'arme. C'est précisément ce que cette proposition vise à changer en présumant de la légalité de tout usage d'une arme à feu par les forces de répression et en confiant la charge de la preuve aux victimes ou à leurs proches. Un nouveau dispositif particulièrement pervers qui vise à protéger coûte que coûte les coupables de meurtres policiers.

Alors que les tirs mortels ont été multipliés par cinq depuis l'entrée en vigueur de la loi Cazeneuve, proposée par le PS, le texte validé en première lecture à l'Assemblée offrirait un blanc-seing mortel à la police et à la gendarmerie. Dans l'hémicycle, les résultats du vote ont été accueillis par le slogan « Pas de justice, pas de paix ! », chanté par Assa Traoré, le comité d'Adama et des familles de victimes de violence policière. Une dénonciation immédiate d'un texte qui suscite une large opposition populaire, comme en témoigne la pétition qui a rassemblé plus de 300 000 signatures en l'espace d'une semaine.

Face à ce nouveau permis de tuer, il y a urgence à élargir la mobilisation, en construisant une riposte d'ensemble contre les violences policières et la série interminable des nouvelles lois sécuritaires que prépare le gouvernement. Une riposte qui doit s'appuyer sur les dernières mobilisations contre les violences policières alors que la marche qui commémore la mort d'Adama Traoré, tué il y a dix ans par trois gendarmes, s'est tenue ce week-end, et dans laquelle le mouvement ouvrier a un rôle central à jouer. Face aux offensives des classes dominantes, il y a urgence à se mobiliser, par les méthodes de la lutte des classes, pour arracher le retrait total de la proposition de loi, l'abrogation de la loi Cazeneuve et de toutes les lois racistes et sécuritaires du gouvernement !

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