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Canicule : plus de 2000 morts en une semaine, le gouvernement est responsable

Fri, 03 Jul 2026 20:50:45 CEST

Révolution Permanente

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Santé publique France a enregistré au moins 2 025 décès supplémentaires imputables à la canicule entre le 22 et le 28 juin. Un chiffre que certains analystes considèrent largement sous-estimé et qui expose la responsabilité criminelle du gouvernement face aux chaleurs extrêmes.

Dans un rapport publié ce vendredi 3 juillet, l'agence Santé publique France a annoncé avoir recensé au moins 2 025 décès imputables à la canicule entre les 22 et 28 juin. Une estimation probablement sous-évaluée, puisqu'elle ne prend en compte que les certificats de décès numériques et que bon nombre de décès liés aux canicules surviennent avec plusieurs jours de décalage, notamment lorsqu'ils concernent des personnes atteintes de maladies chroniques.

Ainsi, le climatologue Christopher Callahan, de l'université de l'Indiana, estime plutôt à 5 000 le nombre de morts supplémentaires en France entre les 22 et 28 juin.

Parmi ces morts, les personnes âgées isolées sont sur-représentées, de même que les malades chroniques et les personnes handicapées. S'y ajoute une centaine de morts par noyade - essentiellement des jeunes - qui tentaient de trouver un échappatoire aux températures invivables dans leurs logements. Qui plus est, on pourrait bientôt y ajouter les victimes des incendies qui font rage dans plusieurs départements du sud de la France et que les pompiers peinent à contrôler, sur fond de promesses non tenues du gouvernement concernant la rénovation de la flotte de canadairs français.

Bon nombre des morts de ces derniers jours sont par ailleurs liés au délabrement de l'hôpital public français. En effet, la canicule a soumis à très rude épreuve les hôpitaux, plaçant bon nombre d'entre eux en situation de saturation alors que la moitié des locaux hospitaliers sont privés de climatisation, au point qu'au moins une patiente est morte de la canicule dans un hôpital et que les soignants sont exposés à des conditions de travail insupportables.

Cette situation aura des impacts au-delà de la canicule, puisque bon nombre de soignants sortent tout bonnement éreintés de la période. C'est pourtant les mêmes travailleurs, déjà soumis à un sous-effectif endémique, qui seront en première ligne des prochaines vagues caniculaires, dont les effets seront aggravés par les saignées austéritaires que promettent les budgets à venir.

En effet, une nouvelle canicule devrait balayer la France d'ici quelques jours. Or, le gouvernement continue de minimiser la gravité de la situation, de rejeter la responsabilité de l'impréparation sur d'autres ou de naturaliser cette crise sanitaire dont l'impact est pourtant directement lié à des décennies d'austérité dans les services publics, dans la rénovation des logements, aux attaques contre les conditions de travail et bien sûr à une politique bourgeoise de soutiens aux grandes entreprises capitalistes qui détruisent l'environnement et accélèrent le réchauffement climatique.

Face à cette situation, le gouvernement et les médias bourgeois préfèrent faire diversion en réprimant les jeunes qui se rafraichissent au bord des fleuves et jouent avec des pistolets à eau, au point de placer en garde à vue et de déverser leur haine raciste sur Hamza, un enfant de 13 ans qui a eu le malheur de s'amuser pendant la canicule

Il est fondamental pour notre classe non seulement de voir clair dans ces tentatives de diversion et d'instrumentalisation raciste, mais aussi d'apporter ses propres solutions à une crise que ni le gouvernement ni la bourgeoisie ne semblent pressés de résoudre. Il est de notre responsabilité de nous organiser par en bas, dans nos lieux de travail, d'études et dans nos quartiers afin d'arracher, par les méthodes de la lutte des classes, des mesures urgentes comme la suspension des activités non-essentielles, la réduction du temps de travail, la mise à disposition gratuite des espaces climatisés ou à température fraîche et le contrôle des travailleurs sur les protocoles, l'organisation et les rythmes de travail afin d'affronter la canicule.

Pour en finir avec le réchauffement climatique, ce combat devra s'articuler à une lutte d'ensemble contre le mode de production qui organise la destruction du vivant et mène la planète à la catastrophe. Une lutte urgente contre le capitalisme, résolument communiste et révolutionnaire.

Crédit photo : Capture d'écran Météo Express

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