Retour

7 juillet : mobilisons-nous pour la relaxe de Rima Hassan et de tous les soutiens de la Palestine !

Wed, 01 Jul 2026 14:52:48 CEST

Révolution Permanente

Ouvrir l'original

Rima Hassan comparaîtra le 7 juillet devant le tribunal pour « apologie du terrorisme », après deux ans et demi d'intimidations judiciaires en raison de son soutien au peuple palestinien et de sa dénonciation du génocide à Gaza. Face à la multiplication des procès-bâillons visant les soutiens de la Palestine, il faut faire front et être massivement au rassemblement de soutien.

Du Royaume-Uni aux États-Unis en passant par l'Allemagne, la répression des soutiens de la Palestine se poursuit partout dans le monde. En France, les procès pour « apologie du terrorisme » s'accumulent, et c'est désormais au tour de la militante franco-palestinienne et eurodéputée pour la France Insoumise, Rima Hassan, de passer devant la justice, suite à la publication d'un tweet, supprimé depuis.

C'est loin d'être la première fois pour Rima Hassan, qui, déjà en 2024, avait été interrogée pendant plusieurs heures, pour « apologie du terrorisme ». Elle en est aujourd'hui à sa 16ème procédure judiciaire en deux ans. Treize d'entre elles ayant déjà été classées sans suite.

L'offensive que Rima Hassan subit du fait d'être franco-palestinienne et de son soutien à Palestine ne s'arrête pas à des procédures judiciaires. En février 2025, elle avait même subi une attaque raciste menée par le gouvernement : François-Noël Buffet, alors ministre auprès du ministre de l'Intérieur Retailleau, avait ainsi évoqué la possibilité de déchoir Rima Hassan de sa nationalité en cas de condamnation pour « apologie du terrorisme », reprenant une revendication historiquement portée par l'extrême droite. De nombreuses conférences dans les universités en sa présence avaient également été interdites, pour un prétendu « risque de troubles à l'ordre public ».

L'infraction d'« apologie du terrorisme » est devenue un outil central de la répression des opposants politiques : sortie des délits de presse sous le Parti Socialiste en 2014, elle permet des poursuites beaucoup plus rapides et des peines plus lourdes et, depuis le 7 octobre 2023, le gouvernement s'en sert aujourd'hui massivement contre les soutiens à la Palestine. La circulaire de l'ancien ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, publiée suite au 7 octobre 2023, appelait ainsi explicitement les procureurs à « une réponse pénale ferme et rapide » assimilant toute critique du régime génocidaire et colonial d'Israël et tout soutien au peuple palestinien à des soutiens au « terrorisme ».

Après la suspension de la dissolution d'Urgence Palestine, la justice a condamné avec une extrême brutalité à vingt-quatre mois de prison avec sursis la porte-parole d'EuroPalestine, Olivia Zémor. Nicolas Shahshahani et Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine, attendent quant à eux leurs procès, respectivement le 9 septembre et 7 décembre prochains. Dans le même temps, la répression s'abat sur les Palestiniens réfugiés en France, comme Ramy Shaath, menacé d'expulsion suite à une note blanche des services de renseignements, ou Ali, enfermé depuis deux ans sur la base d'accusations transmises par les autorités coloniales à la France.

Dernière offensive en date : Jean-Luc Mélenchon lui-même est visé, depuis lundi, par une plainte suite au discours qu'il a prononcé lors du rassemblement pour Anasse Kazib et un journaliste de Révolution Permanente, qui passaient également en procès pour « apologie du terrorisme ». Le procès des deux militants de RP a finalement été renvoyé, suite à la transmission d'une question de constitutionnalité concernant la légitimé d'organisations comme la Jeunesse française juive à se constituer partie civiles aux procès visant tous les soutiens de la Palestine. Une décision qui marque une première victoire contre les procès-bâillons des soutiens de la Palestine.

Face à la répression d'État et aux procès-bâillons qui visent les militants qui dénoncent le génocide du peuple palestinien, il est plus que jamais indispensable de continuer à organiser un large front en solidarité avec les réprimés et contre le génocide en cours. Nous devons continuer à affirmer haut et fort que « soutenir la Palestine n'est pas un crime » ! C'est pourquoi nous vous invitons à venir nombreux au rassemblement devant le tribunal de Paris à porte de Clichy, à 12h30 le mardi 7 juillet prochain, pour exiger la relaxe pour Rima Hassan et tous les réprimés !

/ / / / / /